Avion d'EasyJet

Rachat d’easyJet, bataille à 5,7 milliards de livres… Le low cost britannique fixe une date limite

Anna Duplantis - Il y a 2 heures

En résumé

• Castlelake obtient plus de temps pour déposer une offre sur easyJet.
• Apollo reste en lice avec une proposition jugée plus élevée.
• Aucune vente conclue ; les vols easyJet continuent normalement.

    L’avenir d’easyJet continue de susciter toutes les attentions dans le secteur aérien. Alors que deux fonds d’investissement américains se disputent la possibilité de reprendre la compagnie britannique à bas coût, un nouveau rebondissement vient prolonger le suspense autour d’une éventuelle acquisition.

    Le fonds Castlelake a obtenu un délai supplémentaire pour déposer une offre ferme de rachat, alignant ainsi son calendrier sur celui d’Apollo, autre prétendant au rachat de la compagnie. À ce stade, aucune transaction définitive n’a encore été conclue, et l’issue de cette bataille financière reste incertaine.

    Une course entre deux investisseurs américains pour reprendre easyJet

    Depuis plusieurs semaines, easyJet fait l’objet d’un intérêt marqué de la part de grands acteurs financiers. Castlelake et Apollo, deux groupes américains spécialisés dans l’investissement, ont chacun manifesté leur volonté potentielle de prendre le contrôle de la compagnie aérienne.

    Le dossier a connu plusieurs étapes. Castlelake avait d’abord présenté différentes propositions, dont certaines avaient été jugées insuffisantes par le conseil d’administration d’easyJet avant qu’un accord de principe ne soit envisagé sur une nouvelle offre.

    Mais la situation a évolué lorsque Apollo a présenté une proposition plus élevée. Le conseil d’administration d’easyJet a alors indiqué être favorable à un accord de principe avec ce nouvel acteur, tout en rappelant qu’il ne s’agissait pas encore d’une offre ferme définitive.

    Castlelake gagne du temps pour préparer son offre

    Le dernier rebondissement concerne directement Castlelake. Le fonds a obtenu un délai supplémentaire afin de décider s’il déposera ou non une offre ferme.

    Cette prolongation permet aux deux candidats de se retrouver avec un calendrier similaire et laisse davantage de temps à Castlelake pour finaliser sa réflexion. Selon les informations rapportées par Le Figaro, puis par Air Journal, la date limite a été repoussée afin d’aligner la procédure avec celle concernant Apollo.

    Cette étape ne signifie toutefois pas qu’une nouvelle proposition sera automatiquement déposée. Dans ce type d’opération financière, l’intérêt manifesté par un investisseur ne garantit pas nécessairement la conclusion d’un accord.

    Une opération qui valorise plusieurs milliards la compagnie aérienne

    L’enjeu financier est considérable. easyJet, l’une des principales compagnies low cost européennes, attire les investisseurs grâce à son réseau important, sa présence sur de nombreux marchés européens et son modèle économique basé sur les vols à bas prix.

    L’offre d’Apollo évoquée en juillet valorisait la compagnie à environ 5,7 milliards de livres sterling, avec une proposition en numéraire à 7,15 livres par action. Le conseil d’administration d’easyJet avait alors considéré cette proposition comme plus avantageuse que celle précédemment envisagée avec Castlelake.

    Pour Castlelake, ce nouveau délai représente donc une occasion supplémentaire de revoir sa stratégie et éventuellement de revenir dans la course.

    Quel impact pour les passagers d’easyJet ?

    Pour les voyageurs, cette bataille financière ne devrait pas entraîner de changement immédiat. Les vols, les réservations et les opérations quotidiennes de la compagnie continuent normalement.

    Comme souvent lors d’un projet de rachat, les éventuelles conséquences sur la stratégie future de l’entreprise dépendraient de l’identité du nouvel actionnaire et des décisions prises après une éventuelle finalisation de l’opération.

    À court terme, le principal sujet reste donc la conclusion ou non d’un accord entre easyJet et l’un des deux investisseurs.

    Le dossier easyJet illustre l’intérêt croissant des fonds d’investissement pour les grandes entreprises du transport aérien, un secteur qui tente de consolider sa croissance après plusieurs années mouvementées.

    Dans leurs articles consacrés au dossier, Le Figaro et Air Journal rapportent que Castlelake bénéficie désormais d’un délai supplémentaire face à Apollo, maintenant ouverte une compétition qui pourrait encore évoluer dans les prochains jours ou du moins jusqu’au 7 août, date limite fixée.

    Pour easyJet, l’objectif reste de trouver une solution qui reflète au mieux la valeur de l’entreprise et les intérêts de ses actionnaires. Pour les deux investisseurs, l’enjeu est de convaincre qu’ils représentent la meilleure option pour l’avenir de la compagnie.

    Anna Duplantis
    Publié le 4 août 2026

    Pilote de la communication chez Ulysse, je partage ici l’actualité du voyage et les tendances du moment. Hâte d’échanger avec vous en commentaires, Anna.

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