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Ce village perché des Alpes ressemble à une carte postale avec son lac turquoise que les touristes ignorent encore

Anna Duplantis - Il y a 5 heures

En résumé

• Mizoën offre une alternative calme aux plages bondées.
• Village perché, vue sur le lac du Chambon et les Écrins.
• Randos, lac, patrimoine et fleurs rythment les vacances.

    Il existe une façon assez simple de changer complètement d’ambiance sans prendre l’avion : quitter le littoral et monter en altitude. Quand les plages commencent à ressembler à des parkings à serviettes, les montagnes offrent une alternative plutôt séduisante. Pas besoin de chercher une crique secrète ou de se lever à 6 heures pour trouver un coin tranquille. Il suffit parfois de prendre un peu de hauteur pour changer complètement d’ambiance.

    Et une fois arrivé, le spectacle vaut largement le détour. Un village accroché à la montagne domine une immense étendue d’eau turquoise, avec les sommets de l’Oisans en toile de fond. Les maisons fleuries, les petits hameaux anciens et les sentiers qui partent vers les alpages donnent au décor un petit air de carte postale, mais sans le côté usine à touristes.

    Un village perché face à un lac turquoise

    C’est à Mizoën, dans les Alpes, à 1 180 mètres d’altitude, que ce décor prend forme. Installé sur un promontoire, le village surplombe le lac du Chambon, dont les eaux bleutées tranchent avec les reliefs montagneux qui l’entourent.

    Depuis les hauteurs, la vue s’étire vers la Meije et les Grandes Rousses, avec les paysages du parc national des Écrins en toile de fond. Autant dire que le panorama ne demande pas beaucoup d’efforts pour faire son petit effet.

    Au cœur du village, l’église Saint-Christophe domine les maisons et sert presque de point de repère. Puis, en s’éloignant un peu du centre, le décor devient encore plus rural.

    Les hameaux des Aymes et de Singuigneret ont conservé leurs maisons traditionnelles et une atmosphère beaucoup plus paisible. Les anciens chemins et les éléments de patrimoine rappellent ici le passé agricole du village.

    C’est justement ce qui fait son charme. Pas de front de neige, pas de grands immeubles de stations ni de remontées mécaniques qui coupent le paysage : seulement des maisons fleuries, quelques ruelles et la montagne qui commence presque au bout du chemin.

    Et lorsque le regard descend vers le lac, difficile de ne pas se demander pourquoi on s’est obstiné à passer l’été uniquement au bord de la mer.

    Les sentiers emmènent rapidement dans une montagne beaucoup plus sauvage

    Mizoën n’est pas seulement un joli point de vue. Le village ouvre sur la vallée du Ferrand, un territoire qui s’étend jusqu’à plus de 2 900 mètres d’altitude et qui conserve de vastes espaces naturels. Le secteur constitue notamment un accès au plateau d’Emparis, connu pour ses grands alpages et ses panoramas sur la Meije.

    Pour une promenade plus accessible, direction le lac Lovitel. Depuis le parking des Aymes, un sentier en balcon surplombe le lac du Chambon avant de rejoindre progressivement le petit lac de Lovitel et le hameau des Clots. Le parcours complet fait environ 6,6 kilomètres aller-retour, pour environ 2 h 30 de marche et 261 mètres de dénivelé positif.

    Le chemin traverse notamment des pentes schisteuses et offre régulièrement des ouvertures sur le paysage.

    Et il y a une petite surprise en chemin : la fontaine pétrifiante, où l’eau forme progressivement des concrétions de tuf. Le phénomène est suffisamment particulier pour mériter un arrêt.

    En contrebas, le lac donne une autre allure aux vacances

    Après la montagne, place à l’eau. Le lac du Chambon apporte à Mizoën quelque chose que l’on ne retrouve pas dans tous les villages alpins : une véritable ambiance de bord de lac. Lorsque les températures montent, il devient possible de profiter de différentes activités nautiques, notamment le paddle, le canoë ou le pédalo.

    Le contraste est assez amusant. Le matin, on peut être sur un sentier avec les sommets de l’Oisans devant soi. Quelques heures plus tard, on se retrouve au bord de l’eau avec l’impression d’avoir changé de destination.

    Et c’est précisément ce qui rend le secteur intéressant pour des vacances d’été. Vous pouvez alterner randonnée, baignade et moments beaucoup plus tranquilles sans avoir besoin de multiplier les kilomètres en voiture.

    Le village possède aussi quelques petits trésors bien cachés

    Pour ceux qui aiment comprendre les endroits qu’ils visitent plutôt que simplement collectionner les panoramas, Mizoën réserve quelques découvertes.

    Le hameau des Clots possède notamment un refuge et un espace consacré à la mémoire locale. Le secteur du lac Lovitel permet également de découvrir une zone humide abritant une faune particulière. Le Parc national des Écrins signale notamment la présence d’amphibiens, de reptiles, de libellules et de papillons dans les environs.

    La commune possède également une particularité assez rare dans ce genre de décor. Elle est fleurie et a obtenu trois fleurs au concours des Villes et Villages Fleuris. Cela donne au village une atmosphère plus douce que son environnement minéral pourrait le laisser penser.

    Les fleurs débordent des maisons, les montagnes occupent l’horizon et les chemins permettent de passer rapidement du décor habité à la pleine nature.

    Une alternative aux vacances où tout le monde va au même endroit

    Ce qui plaît à Mizoën tient finalement moins à une attraction spectaculaire qu’à l’ensemble. Le village est suffisamment proche des Deux Alpes, à environ quinze minutes, pour permettre d’aller chercher davantage d’activités ou de services si nécessaire, tout en conservant une ambiance beaucoup plus calme.

    Il y a surtout cette impression agréable de ne jamais être très loin de quelque chose. Un lac pour se rafraîchir. Des sentiers pour marcher. Des hameaux pour flâner. Des sommets pour lever les yeux. Et suffisamment de patrimoine pour ne pas passer ses vacances à simplement regarder la météo.

    Mizoën ne cherche pas à remplacer une station balnéaire. Et c’est justement pour cela qu’il peut séduire ceux qui commencent à se lasser des destinations estivales surchargées.

    Ici, pas besoin de lutter pour quelques mètres de plage. Il suffit de lever les yeux pour avoir les Alpes devant soi.

    Anna Duplantis
    Publié le 30 septembre 2026

    Pilote de la communication chez Ulysse, je partage ici l’actualité du voyage et les tendances du moment. Hâte d’échanger avec vous en commentaires, Anna.

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