Corée du Sud : les réservations de vols explosent de 25 %, la K-culture redessine le voyage en 2026

Anna Duplantis - Il y a 4 heures

En résumé

• La K-culture attire les touristes en Corée du Sud, avec le retour sur scène de BTS.

• Augmentation des vols et événements variés rendent le voyage en Corée du Sud en 2026 attrayant.

• Le coût de la vie compétitif et l'accessibilité renforcent l'attrait de la destination.

    La vapeur s’échappe des marmites en cuivre, chargée d’arômes de sésame grillé et de piment rouge. Dans une ruelle de Myeongdong, une adolescente française filme son premier tteokbokki en gros plan pour TikTok. À quelques kilomètres de là, sur la place de Gwanghwamun, 260 000 fans du monde entier retiennent leur souffle : BTS s’apprête à remonter sur scène pour la première fois depuis 2022. Bienvenue en Corée du Sud, la destination qui ne se contente plus de faire rêver — elle fait acheter des billets d’avion. Et les chiffres le prouvent : les réservations de vols vers Séoul ont bondi de 25 % depuis mi-2025, selon Euronews Travel.

    Les chiffres qui confirment l’explosion du voyage en Corée du Sud en 2026

    Difficile de parler de simple tendance quand les statistiques ressemblent à un décollage vertical. En 2025, la Corée du Sud a accueilli 18,9 millions de visiteurs étrangers, pulvérisant le record historique de 2019 de plus d’un million. Rien qu’en juillet 2025, 1,36 million de voyageurs internationaux ont foulé le sol coréen, soit 23,1 % de plus que l’année précédente. L’aéroport d’Incheon, lui, a enregistré 74,07 millions de passagers sur l’année, un chiffre jamais atteint depuis son ouverture en 2001.

    Et 2026 s’annonce encore plus folle. Le nouveau président de la Korea Tourism Organization vise les 30 millions de visiteurs annuels d’ici 2028, soit deux ans plus tôt que prévu, et le premier trimestre affiche déjà +12 % par rapport à 2025. Busan figure dans tous les classements des villes les plus recherchées cette année. On ne parle plus d’un engouement passager : c’est un raz-de-marée.

    La K-culture, moteur n°1 de cette fièvre coréenne

    Ce qui frappe d’abord, c’est à quel point la culture pop coréenne est devenue un moteur touristique sans équivalent. Les exportations de l’industrie culturelle sud-coréenne ont atteint 14,08 milliards de dollars en 2024, dont 1,8 milliard pour la musique seule. Mais les chiffres ne racontent qu’une partie de l’histoire.

    BTS, d’abord. Le groupe le plus célèbre de la planète fait son grand retour le 21 mars 2026 avec l’album Arirang, le premier projet commun depuis Proof en 2022, après que les sept membres ont achevé leur service militaire en juin 2025. Le concert gratuit à Gwanghwamun Square, diffusé en direct sur Netflix devant 50 millions de spectateurs dans 190 pays, transforme Séoul en épicentre mondial de la pop culture. Les hôtels de la capitale affichent complet, et une tournée de 82 dates à travers 34 villes suivra dès le 9 avril. Les “pèlerinages ARMY” à Séoul, Busan et Goyang sont devenus un phénomène touristique à part entière.

    Puis il y a le set-jetting, cette tendance qui pousse les spectateurs à visiter les lieux de tournage de leurs films et séries préférés. Le film d’animation KPop Demon Hunters, deux Oscars et plus de 300 millions de vues sur Netflix en trois mois, a fait bondir les réservations de spas coréens (jjimjilbang) de 115 %. Les fans affluent à Bukchon Hanok Village, au COEX K-Pop Square, à la N Seoul Tower et sur le sentier de la forteresse de Naksan Park — un phénomène que les K-dramas avaient déjà amorcé.

    @netflix

    6 days. BTS THE COMEBACK LIVE | ARIRANG. March 21 8pm KST / 4am PT. LIVE worldwide exclusively on Netflix. #BTSLiveonNetflix #BTS_ARIRANG

    ♬ original sound – Netflix – Netflix

    Et la K-culture ne s’arrête pas au divertissement. La K-beauty attire une clientèle Gen Z qui combine shopping cosmétique et tourisme. La K-food impressionne les gastronomes du monde entier, avec 29 restaurants étoilés Michelin à Séoul et plus de 200 variantes régionales de kimchi. Un nouveau visa K-Culture permet même de s’immerger dans une formation K-pop ou danse pendant deux ans.

    Des vols plus nombreux et abordables depuis la France

    On se laisse porter par l’enthousiasme, mais encore faut-il pouvoir y aller. Bonne nouvelle : la Corée du Sud n’a jamais été aussi accessible depuis la France. Au départ de Paris-CDG, Air France et Korean Air proposent des vols directs quotidiens vers Séoul-Incheon, soit 39 vols par semaine en mars 2026, pour un trajet d’environ 11h55.

    Côté budget, comptez à partir de 703 € A/R avec Korean Air et environ 711 € A/R avec Air France. En basse saison (novembre à février), les tarifs peuvent descendre aux alentours de 470 € A/R. Pour les chasseurs de bonnes affaires, les compagnies du Golfe (Emirates, Qatar Airways), Turkish Airlines ou Finnair proposent des vols avec escale souvent moins chers, parfois sous la barre des 500 €. Attention toutefois : les tensions au Moyen-Orient perturbent certaines routes via le Golfe depuis fin février — consultez les alternatives pour rejoindre l’Asie cet été.

    Combien coûte vraiment un Corée du Sud voyage 2026

    Imaginez un pays où la vie coûte 17 % de moins qu’en France, où un repas complet au restaurant revient à 8 à 10 €, et où le métro figure parmi les meilleurs du monde. C’est la réalité coréenne, et c’est peut-être le secret le mieux gardé de cette destination.

    Pour 10 jours sur place, comptez un budget moyen d’environ 1 800 € par personne, vol inclus. L’hébergement va de 15 à 20 € la nuit en guesthouse traditionnelle à 35 € en moyenne pour un hôtel correct, et 150 € et plus pour le haut de gamme. Le métro de Séoul et ses 23 lignes, avec WiFi gratuit et signalétique multilingue, permet de se déplacer pour 50 à 100 € par semaine. Quant à la street food, impossible de résister aux tteokbokki, mandu et hotteok du marché Gwangjang pour quelques milliers de wons.

    @locavore.eats

    We are our way through the famous Gwangjang Market in Seoul! There’s so many street food vendors to choose and it makes it especially hard when some are selling the exact same foods 😭 So sometimes you just gotta scope out what’s around and hope for the best but either way the chances of you choosing a bad stall are pretty slim. 📍88 Changgyeonggung-ro, Jongno District, Seoul, South Korea #seoul #koreanfood #gwangjangmarket #koreanstreetfood #seoulfoodtour #asianfood #cheapeats #foodtiktok #seoulfoodguide #travelkorea

    ♬ original sound – Aleana & AG

    La tendance 2026 a même un nom : le “high-low”. Selon les dernières études, 53 % des jeunes voyageurs investissent dans une expérience premium (un temple stay de luxe dans les montagnes du Gangwon-do, par exemple) tout en économisant sur le reste. La Corée du Sud se prête parfaitement à ce jeu d’équilibre.

    Ce qui rend 2026 spéciale : un calendrier exceptionnel

    Ce qui distingue 2026, c’est la densité d’événements qui se succèdent à un rythme effréné. Le concert BTS “Arirang” à Gwanghwamun le 21 mars, avec ses pop-ups ouverts du 20 mars au 12 avril, donne le coup d’envoi d’un printemps hors norme. Quelques jours plus tard, le festival des cerisiers de Jinhae Gunhangje (27 mars au 5 avril), le plus grand de Corée, transforme la ville en tunnel rose et blanc.

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    Mi-avril, le phénomène naturel du Jindo Miracle Sea (17-20 avril) offre un spectacle surréaliste : la mer s’ouvre sur 2,8 km, permettant de marcher entre deux îles. Suivent l’Exposition horticole internationale (24 avril au 10 mai) et les Jeux asiatiques d’hiver 2026 dans le Gangwon-do, sur les infrastructures héritées de PyeongChang 2018. L’automne n’est pas en reste avec le Boryeong Mud Festival, le Andong Maskdance Festival, le Jinju Lantern Festival et le Gwangju Kimchi Festival fin octobre, tous désignés “Global Festivals” par le gouvernement.

    Faut-il craquer pour la Corée du Sud en 2026 ?

    On repart rarement indemne de Corée du Sud. Ce pays a cette capacité rare de superposer les époques, les sensations, les rythmes : le silence d’un temple bouddhiste à l’aube, le vacarme joyeux d’un noraebang à minuit, l’odeur du barbecue coréen qui flotte dans les ruelles de Hongdae. En 2026, la convergence est unique : une K-culture devenue mainstream, une accessibilité aérienne record, un budget maîtrisé et un calendrier événementiel exceptionnel.

    Le pays se réinvente au-delà de Séoul. Busan attire de plus en plus de voyageurs avec ses plages et son festival du film. Jeonju séduit les amateurs de hanok et de bibimbap. L’île de Jeju déploie ses paysages volcaniques à couper le souffle. Difficile de ne pas se laisser tenter.

    Pour les formalités d’entrée et le K-ETA, on vous a préparé un guide complet dédié aux voyageurs français. Et si vous cherchez un itinéraire de 2 semaines clé en main, c’est par ici.

    Alors, c’est plutôt la K-pop, les cerisiers ou le bibimbap qui vous ferait prendre un billet ?

    Anna Duplantis
    Publié le 20 mars 2026

    Pilote de la communication chez Ulysse, je partage ici l’actualité du voyage et les tendances du moment. Hâte d’échanger avec vous en commentaires, Anna.

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