Corée du Sud : l’itinéraire de 2 semaines de Séoul à Jeju qui séduit les Français en 2026

Anna Duplantis - Il y a 2 heures

En résumé

• Voyage facilité en Corée grâce à la suspension du K-ETA et un taux de change avantageux.
• Itinéraire 14 jours: Séoul, DMZ, Gyeongju, Busan, île de Jeju. Culture et économies garanties.
• Budget varié: backpacker (1 500-1 800 €), moyen (2 200-2 500 €), confort (3 000-3 500 €).

    La vapeur s’élève des marmites en cuivre, chargée d’arômes de sésame et de piment. Autour des étals du marché Gwangjang, les ajumma (ces grands-mères coréennes au tablier immaculé) retournent des bindaetteok dorés d’un geste sûr, rodé par des décennies de pratique. Bienvenue à Séoul, première escale d’un premier voyage en Corée du Sud qui va bouleverser toutes vos idées reçues sur l’Asie. La Corée du Sud n’a jamais été aussi accessible pour les Français : K-ETA suspendu, taux de change favorable, vols directs quotidiens. Voici l’itinéraire de 2 semaines qui transforme un rêve K-culture en réalité, de Séoul à l’île volcanique de Jeju.

    Pourquoi 2026 est l’année parfaite pour un premier voyage en Corée du Sud

    Il y a des fenêtres de voyage qu’on ne devrait pas laisser passer. Celle-ci en fait partie. Le K-ETA, cette autorisation électronique qui compliquait l’entrée sur le territoire, est suspendu jusqu’au 31 décembre 2026 pour les ressortissants de 67 pays, dont la France. Concrètement, un passeport valide et une e-Arrival Card gratuite (à remplir en ligne dans les 72 heures avant l’arrivée) suffisent pour 90 jours sur place. Les formalités n’ont jamais été aussi simples.

    Côté budget, le won joue en faveur des voyageurs européens : 1 000 wons valent environ 0,59 € en ce début 2026 (soit environ 1 700 KRW pour 1 EUR), un pouvoir d’achat renforcé de 15 à 20 % par rapport à il y a trois ans. Un bibimbap dans un marché de rue coûte à peine 3 €. Une nuit en hanok traditionnel démarre à 30 € la nuit.

    Et puis il y a l’appel de la K-culture. K-dramas, K-pop, K-beauty : la Corée du Sud est partout dans le quotidien des Français, et 2026 est l’année où l’on passe de l’écran au terrain. Plus de 100 000 touristes étrangers se rendent chaque année en Corée pour des soins K-beauty, et les tendances glowcation placent Séoul en tête des destinations bien-être.

    Séoul quartier par quartier, au-delà des clichés

    Ce qui frappe d’abord à Séoul, c’est la superposition des époques. Un palais royal du XVe siècle jouxte un gratte-ciel de verre. Un temple bouddhiste murmure ses prières à deux rues d’un café holographique. La ville se découvre à pied, quartier par quartier.

    Hongdae vibre dès le jeudi soir. Musiciens de rue, danseurs K-pop improvisés, street food fumante : le quartier étudiant et créatif de Séoul ne dort jamais vraiment. Bukchon Hanok Village offre le contraste parfait. Ses ruelles en pente bordées de maisons traditionnelles en bois se sont réinventées en cafés d’artistes, ateliers de céramique et maisons d’hôtes intimistes.

    À Myeongdong, le paradis du shopping K-beauty, les cosmétiques coûtent une fraction du prix européen. Un soin du visage à Gangnam démarre à 42 € (contre le double à Paris). Jongno concentre quatre des cinq palais royaux, dont le majestueux Gyeongbokgung, coeur historique de la dynastie Joseon.

    Et pour ceux qui cherchent le Séoul que les guides oublient : le village de Bukjeong, le temple Gilsangsa niché au nord de la ville, ou la promenade Seoullo 7017, une ancienne autoroute urbaine transformée en jardin suspendu (gratuit). Découvrez aussi les saveurs coréennes authentiques dans les marchés locaux.

    @locavore.eats

    We are our way through the famous Gwangjang Market in Seoul! There’s so many street food vendors to choose and it makes it especially hard when some are selling the exact same foods 😭 So sometimes you just gotta scope out what’s around and hope for the best but either way the chances of you choosing a bad stall are pretty slim. 📍88 Changgyeonggung-ro, Jongno District, Seoul, South Korea #seoul #koreanfood #gwangjangmarket #koreanstreetfood #seoulfoodtour #asianfood #cheapeats #foodtiktok #seoulfoodguide #travelkorea

    ♬ original sound – Aleana & AG

    L’itinéraire idéal de 2 semaines, de Séoul à Jeju

    Imaginez un voyage qui commence dans la frénésie d’une mégapole et se termine face à un volcan cerné par l’océan. En deux semaines, la Corée du Sud déploie une diversité de paysages et de saveurs qui défie la taille du pays.

    Jours 1 à 5 : Séoul. Cinq jours pour apprivoiser la capitale. Les palais royaux de Gyeongbokgung et Changdeokgung le matin, quand la lumière rase les toits en tuiles. Les quartiers de Hongdae et Insadong l’après-midi. Le marché Gwangjang pour ses bindaetteok croustillants et ses mayak kimbap addictifs. La N Seoul Tower au coucher du soleil. Et une journée entière consacrée à l’expérience K-beauty à Gangnam.

    Jour 6 : La DMZ. La zone démilitarisée, à une heure au nord de Séoul, est l’un des lieux les plus chargés d’histoire au monde. La visite de la JSA (Joint Security Area) se réserve à l’avance via les agences agréées (comptez environ 50 à 70 € par personne, transport inclus) et laisse une impression durable.

    Jours 7-8 : Gyeongju. Le KTX (le TGV coréen) avale la distance en 2 heures depuis Séoul. Gyeongju, ancienne capitale du royaume de Silla pendant mille ans, dévoile ses tumuli royaux, le temple Bulguksa (classé UNESCO depuis 1995 avec la grotte de Seokguram) et la grotte de Seokguram perchée dans la montagne.

    Jours 9-11 : Busan. Trente minutes de KTX suffisent pour rejoindre la deuxième ville du pays. La plage de Haeundae s’étire le long d’un front de mer spectaculaire. Le marché aux poissons de Jagalchi, le plus grand de Corée, grouille de vie dès l’aube. Le temple Haedong Yonggungsa, accroché aux falaises face à l’océan, est l’un des joyaux les plus photographiés du pays. Et le village coloré de Gamcheon, surnommé le “Machu Picchu de Busan”, cascade de maisons pastel sur la colline.

    Jours 12-14 : L’île de Jeju. Un vol d’une heure depuis Busan (à partir de 30 € avec Jeju Air ou T’way Air) mène au joyau volcanique, classé triple patrimoine UNESCO (réserve de biosphère, géoparc mondial et patrimoine naturel). Le Hallasan (1 950 m), plus haut sommet de Corée du Sud, se gravit en une journée. Les côtes basaltiques, les chutes Jeongbang qui plongent directement dans la mer, les villages des haenyeo (ces plongeuses traditionnelles qui pêchent en apnée jusqu’à plus de 70 ans) composent un tableau que l’on n’oublie pas.

    Budget réaliste pour 2 semaines : combien coûte un premier voyage en Corée du Sud

    Les chiffres valent mieux que les promesses vagues. Voici ce que coûte un voyage de 14 jours en Corée du Sud en 2026, en trois profils.

    Budget backpacker (1 500 à 1 800 €). Auberges de jeunesse et guesthouses, street food et petits restaurants de quartier, transports en commun avec la carte T-money (rechargeable, valable partout). À ce budget, on mange très bien, on dort correctement et on ne se prive de rien d’essentiel.

    Budget moyen (2 200 à 2 500 €). Hôtels 2-3 étoiles, restaurants locaux avec barbecue coréen, KTX entre les villes. Le confort sans l’excès.

    Budget confort (3 000 à 3 500 €). Hôtels 4 étoiles, nuits en hanoks de charme, expériences premium (spa coréen haut de gamme, dîner gastronomique, excursion privée à la DMZ).

    Le détail : vol A/R entre 661 et 1 200 € selon la saison et la compagnie choisie. Hébergement entre 300 et 700 € pour 14 nuits. Transports locaux 100 à 200 €. Nourriture 200 à 400 €. Activités et entrées 100 à 200 €.

    Le won faible rend chaque dépense sur place sensiblement moins chère qu’il y a trois ans pour un voyageur européen. Un KTX Séoul-Busan coûte environ 35 € en classe économique (59 800 wons).

    Les excursions hors sentiers battus que les guides oublient

    On se laisse porter par l’envie de sortir des circuits balisés. La Corée du Sud récompense toujours les curieux.

    La vallée de Mureung, dans la province de Gangwon, abrite le temple Samhwasa et les cascades de Haksodae, accessibles par un sentier forestier où la brume joue avec la lumière entre les pins. Andong conserve le village de Hahoe, classé UNESCO : maisons traditionnelles intactes, école confucianiste, nuit en hanok authentique loin de tout.

    Plus au sud, Suncheon s’est réinventée en “ville verte” de Corée. Sa baie écologique, son jardin national et le temple Songgwangsa composent une parenthèse de calme absolu. Et puis il y a Boseong, ses plantations de thé vert en terrasses qui ondulent jusqu’à l’horizon : 5,8 millions de théiers, 40 % de la production nationale de thé, des teintes de vert impossibles à capturer en photo.

    Pour ceux qui cherchent l’artisanat vivant, des ateliers de poterie céladon, de teinture naturelle ou de fabrication du hanji (papier traditionnel coréen) accueillent les visiteurs dans plusieurs régions, notamment à Icheon (à 1 heure de Séoul en bus) et Jeonju.

    Comment s’y rendre depuis les grandes villes françaises

    Pour les voyageurs partant de Paris (CDG), deux compagnies proposent des vols directs vers Séoul-Incheon : Air France (vol quotidien AF264, environ 12 heures) et Korean Air (vol quotidien KE902). Prix : à partir de 661 € A/R avec Air France, 703 € A/R avec Korean Air. Avec escale (Turkish Airlines via Istanbul, Cathay Pacific via Hong Kong), les tarifs descendent entre 450 et 550 € A/R.

    Depuis Lyon ou Marseille, pas de vol direct : comptez une correspondance à Paris-CDG ou via un hub européen (Istanbul, Amsterdam, Francfort). Les prix démarrent autour de 524 € depuis Lyon et 564 € depuis Marseille avec une escale, selon la période.

    Depuis Bordeaux, Nantes ou Toulouse, la correspondance passe par Paris ou un hub européen, avec des tarifs similaires. L’astuce : réserver le vol intérieur et le vol international séparément permet parfois d’économiser 50 à 100 €.

    Ce qu’il faut savoir avant de boucler sa valise

    La meilleure période se dessine au printemps (avril à juin, quand les cerisiers explosent en fleurs roses le long de la rivière Yeongsan) et à l’automne (septembre-novembre, quand les érables embrasent les montagnes). Juillet-août apporte la mousson et une chaleur humide étouffante. Décembre à février, le froid peut descendre à -10 °C à Séoul, mais les amateurs de sports d’hiver apprécieront les stations de Gangwon-do.

    La carte T-money, rechargeable dans n’importe quel konbini (convenience store), fonctionne dans le métro, les bus, les taxis et même certaines boutiques. C’est le sésame du voyageur en Corée. Comptez 1 250 wons (environ 0,74 €) par trajet en métro à Séoul.

    Connectivité : procurez-vous une eSIM ou une carte SIM locale à l’aéroport d’Incheon (à partir de 15 € pour 14 jours avec data illimitée). Le Wi-Fi gratuit est omniprésent dans les cafés, métros et espaces publics.

    Et surtout, n’oubliez pas la e-Arrival Card : gratuite, obligatoire, à remplir en ligne sur e-arrivalcard.go.kr dans les 72 heures avant votre arrivée. Trois minutes, pas plus.

    On repart de Corée du Sud avec, au fond des yeux, le souvenir de ces temples perchés au-dessus de l’océan, de ces marchés où les saveurs n’ont pas de nom en français, de ces montagnes qui rougissent à l’automne. Deux semaines suffisent pour comprendre pourquoi toute une génération rêve de ce pays. Et si votre premier voyage en Corée du Sud commençait en 2026 ?

    Anna Duplantis
    Publié le 2 mars 2026

    Pilote de la communication chez Ulysse, je partage ici l’actualité du voyage et les tendances du moment. Hâte d’échanger avec vous en commentaires, Anna.

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