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French Bee prolonge la grève : les perturbations se poursuivent jusqu’au 6 septembre

Anna Duplantis - Il y a 34 minutes

En résumé

• Grève des PNC French Bee prolongée jusqu’au 6 septembre inclus.
• Vols maintenus, mais retards, annulations et réacheminements possibles.
• Vérifiez souvent votre réservation si vous voyagez avant le 7 septembre.

    Les voyageurs qui comptaient prendre French Bee dans les prochains jours devront garder un œil attentif sur leur réservation. La grève des personnels navigants commerciaux (PNC), lancée fin août, se poursuit finalement jusqu’au 6 septembre inclus.

    Le mouvement, porté par les syndicats SNPNC-FO et CGT, avait commencé le 27 août et devait initialement prendre fin le 31 août. Les représentants des salariés ont finalement décidé de prolonger la mobilisation, estimant que les discussions avec la direction n’avançaient pas suffisamment.

    Pour les passagers, cela ne signifie pas que tous les avions resteront au sol. French Bee assure maintenir son programme, mais des retards, changements de rotation, réacheminements ou annulations ponctuelles restent possibles.

    Une grève qui se poursuit jusqu’au 6 septembre

    Le nouveau préavis couvre la période du 1er septembre à 00h01 au 6 septembre à 23h59. Les syndicats reprochent notamment à la direction une organisation du travail devenue difficile à supporter pour les équipages. Ils pointent du doigt des plannings instables, des changements effectués tardivement, des périodes de repos jugées insuffisamment fiables et une fatigue accrue liée aux rotations long-courriers.

    La question de la reconnaissance du personnel fait également partie des revendications. Le SNPNC-FO estime par ailleurs que la mobilisation ne cesse de prendre de l’ampleur et réclame l’ouverture de véritables négociations avec la direction.

    Pour l’instant, aucune liste complète des vols qui seraient annulés ou modifiés pendant cette nouvelle période de grève n’a été communiquée. C’est donc le statut de chaque réservation qui fera foi.

    French Bee maintient ses vols mais doit jongler avec les équipages

    La compagnie a déjà mis en place plusieurs solutions pour tenter de préserver son programme. French Bee a notamment eu recours à des avions affrétés avec leur équipage, dont certains opérés par la compagnie espagnole Wamos Air, selon les informations relayées par Air Journal. Cette solution permet de continuer à assurer certaines rotations malgré la disponibilité réduite des personnels navigants de French Bee.

    Cela n’empêche toutefois pas quelques ajustements. Un vol entre Paris-Orly et Los Angeles a par exemple été annulé, avec une solution de réacheminement passant par New York-Newark puis un vol Alaska Airlines.

    Ce type de situation montre que le maintien global du programme ne garantit pas que chaque rotation sera effectuée exactement comme prévu. Les voyageurs doivent donc éviter de considérer leur réservation comme définitivement acquise jusqu’au départ.

    Quelles destinations sont concernées ?

    Le mouvement concerne notamment les PNC basés à Paris-Orly et à La Réunion, ce qui peut avoir des conséquences sur plusieurs lignes long-courriers de la compagnie.

    Parmi les destinations desservies figurent notamment La Réunion, Tahiti, New York-Newark, Miami, Los Angeles, San Francisco, Montréal et Punta Cana.

    Les voyageurs à destination ou au départ de ces villes ne sont pas automatiquement concernés par une annulation. La grève peut toutefois compliquer l’organisation de certaines rotations si le nombre d’équipages disponibles diminue.

    Les liaisons les plus longues sont particulièrement dépendantes de la disponibilité des personnels navigants et des appareils. C’est pourquoi French Bee peut être amenée à modifier son dispositif pour assurer autant de vols que possible.

    Que doivent faire les passagers ?

    Pour les voyageurs ayant un billet French Bee entre le 1er et le 6 septembre, le premier réflexe est de vérifier régulièrement le statut du vol. Il est également préférable de surveiller sa boîte mail et les éventuels messages envoyés par la compagnie. Une modification peut intervenir avant le départ et entraîner un changement d’horaire, d’appareil ou de trajet.

    En cas de perturbation, les passagers doivent suivre les indications communiquées par la compagnie concernant leur réacheminement.

    Il vaut aussi mieux prévoir un peu de marge le jour du départ. Si le programme est modifié, les formalités peuvent prendre davantage de temps et les solutions de remplacement peuvent nécessiter une organisation différente.

    Le fait que French Bee annonce maintenir son programme ne signifie donc pas qu’aucune perturbation ne se produira.

    Pourquoi le personnel fait-il grève ?

    Les revendications dépassent la seule question salariale. Les syndicats dénoncent surtout les conditions dans lesquelles les PNC organisent leur travail au quotidien. Ils réclament notamment davantage de stabilité dans les plannings, des périodes de repos réellement respectées et une meilleure prise en compte de la fatigue.

    Les rotations long-courriers imposent en effet des rythmes particuliers aux équipages. Pour les représentants du personnel, les difficultés actuelles ne peuvent pas être réduites à quelques absences individuelles.

    Le SNPNC-FO conteste notamment les communications qui attribueraient certaines difficultés d’exploitation aux seuls arrêts maladie de dernière minute. Le syndicat estime au contraire que l’augmentation des absences doit aussi conduire à s’interroger sur l’organisation du travail et les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur métier.

    Malgré le conflit, le syndicat affirme vouloir renouer rapidement le dialogue avec la direction.

    Une compagnie qui doit déjà composer avec un contexte économique tendu

    Cette nouvelle période de grève intervient alors que French Bee évolue dans un environnement financier qui n’est pas particulièrement confortable. Filiale du Groupe Dubreuil, également propriétaire d’Air Caraïbes, la compagnie exploite six Airbus A350 depuis Paris-Orly sur un réseau long-courrier reliant notamment l’Amérique du Nord, l’océan Indien et le Pacifique.

    French Bee a transporté 1,2 million de passagers en 2025 et réalisé 494 millions d’euros de chiffre d’affaires. Malgré cette activité, la compagnie a enregistré une perte nette de 7 millions d’euros sur l’exercice.

    Le recours à des appareils affrétés permet donc de maintenir une partie du programme, mais représente également une solution coûteuse pour l’entreprise. La suite du mouvement dépendra désormais largement du niveau de mobilisation des équipages et de la capacité de French Bee à trouver des solutions de remplacement.

    Pour les passagers, une seule règle s’impose dans l’immédiat : si vous devez prendre French Bee avant le 7 septembre, vérifiez votre vol jusqu’au dernier moment.

    Anna Duplantis
    Publié le 1 septembre 2026

    Pilote de la communication chez Ulysse, je partage ici l’actualité du voyage et les tendances du moment. Hâte d’échanger avec vous en commentaires, Anna.

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