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Parc Dragon Ball en France : le projet à 6 milliards d’euros face à un obstacle majeur

Anna Duplantis - Il y a 32 minutes

En résumé

• Toei Animation n’a pas autorisé de parc Dragon Ball en France.
• Les visuels partagés venaient du projet saoudien de Qiddiya.
• Le méga-complexe près de Cergy-Pontoise reste à confirmer.

    Goku n’a peut-être pas encore réservé son billet pour le Val-d’Oise. Depuis l’annonce, fin août, d’un gigantesque projet saoudien de parcs d’attractions près de Cergy-Pontoise, l’idée d’un univers entièrement consacré à Dragon Ball faisait déjà saliver les fans. Attractions monumentales, personnages cultes, décors inspirés du manga… certains se voyaient presque monter sur le dos de Shenron à quelques kilomètres de Paris.

    Sauf que l’un des principaux ayants droit de la franchise vient de lancer un Kamehameha plutôt glacial sur cet enthousiasme. Toei Animation assure n’avoir donné aucune autorisation pour la création d’un parc Dragon Ball en France.

    Toei Animation refroidit sérieusement le projet Dragon Ball français

    Le communiqué du groupe japonais ne laisse guère de place à l’enthousiasme prématuré. Toei Animation, qui détient une partie des droits liés à l’univers Dragon Ball, affirme que ni l’entreprise ni les autres ayants droit concernés n’ont accordé de licence permettant d’exploiter la franchise pour un parc à thème en France.

    Plus embarrassant encore, la société indique ne pas avoir connaissance d’un projet français correspondant aux informations qui ont largement circulé ces derniers jours.

    Cela ne signifie pas nécessairement que tout projet inspiré du manga est définitivement enterré. Des négociations pourraient toujours intervenir. En revanche, il est aujourd’hui impossible de considérer un parc Dragon Ball français comme officiellement validé par les détenteurs de la licence.

    Autre mise au point importante. Les impressionnants visuels montrant des attractions Dragon Ball, largement partagés au moment de l’annonce française, ne représentent pas un futur parc dans le Val-d’Oise. Ils appartiennent au projet déjà officialisé à Qiddiya City, en Arabie saoudite.

    Bref, Shenron géant et attractions XXL sont bien réels… mais pour l’instant, ils ont surtout une adresse saoudienne.

    Un méga projet à 6 milliards d’euros existe bien près de Cergy-Pontoise

    Si Dragon Ball vacille, le projet de complexe de loisirs, lui, n’est pas sorti d’une boule de cristal. Un investissement saoudien estimé à 6 milliards d’euros a bien été annoncé fin août pour développer plusieurs parcs à thème dans le secteur de Cergy-Pontoise, autour notamment de l’ancien site de Mirapolis à Courdimanche.

    Le dossier est porté par des acteurs saoudiens et s’inscrit dans un vaste projet touristique destiné à créer un nouveau pôle de loisirs en région parisienne. C’est dans ce contexte que Dragon Ball a commencé à être cité comme l’un des univers susceptibles d’y prendre place.

    Mais la nuance est désormais essentielle. Annoncer un vaste complexe de parcs et obtenir le droit de construire officiellement un parc Dragon Ball sont deux choses très différentes.

    D’après les éléments rapportés par 20 Minutes.ch, ni Qiddiya Investment Company ni l’Élysée n’ont d’ailleurs officiellement confirmé que Dragon Ball serait bien la licence retenue pour l’un des futurs parcs.

    Le manga culte s’est donc retrouvé propulsé sur l’affiche avant que toutes les signatures soient visiblement posées au bas du contrat.

    Utiliser Dragon Ball ne se décide pas avec une simple poignée de main

    La franchise créée par Akira Toriyama est une machine mondiale, et ses droits sont répartis entre plusieurs acteurs.

    Pour exploiter légalement Dragon Ball dans un parc d’attractions, il faut donc obtenir les accords nécessaires auprès des détenteurs concernés, parmi lesquels figurent notamment Toei Animation, Shueisha, Bird Studio et Bandai Namco selon les usages envisagés.

    Le précédent saoudien illustre bien la mécanique. À Qiddiya City, le parc Dragon Ball a été annoncé dans le cadre d’un véritable partenariat officiel. Le projet prévoit environ 500 000 m², sept zones thématiques et une trentaine d’attractions inspirées des différentes sagas de la franchise.

    En France, rien d’aussi détaillé n’a encore été présenté. Pas de plan officiel du parc Dragon Ball, pas de liste d’attractions, pas de calendrier d’ouverture et, désormais, pas d’autorisation confirmée par Toei Animation.

    Cela fait beaucoup de Dragon Balls encore à réunir avant de pouvoir invoquer le dragon.

    Même sans Dragon Ball, le projet doit encore franchir de nombreux obstacles

    La question de la licence n’est d’ailleurs qu’une pièce d’un puzzle beaucoup plus vaste. Construire plusieurs parcs d’attractions de cette ampleur près de Cergy-Pontoise implique de résoudre des problèmes de transports, d’accès routier, d’urbanisme et d’impact environnemental.

    La proximité du RER A et de l’autoroute A15 constitue évidemment un avantage, mais accueillir quotidiennement des milliers de visiteurs supplémentaires obligerait probablement à adapter les infrastructures.

    Le projet provoque également des inquiétudes chez certains habitants et élus locaux. L’utilisation des terrains, la pression sur les espaces agricoles voisins, l’augmentation du trafic ou encore les conséquences environnementales font déjà partie du débat.

    Autrement dit, même avec une licence Dragon Ball signée demain matin, les montagnes russes seraient encore loin de commencer à tourner.

    Goku près de Paris reste donc pour l’instant au stade du rêve

    L’annonce du méga complexe de loisirs dans le Val-d’Oise reste spectaculaire. Six milliards d’euros, plusieurs parcs et l’ambition de créer un nouveau géant du divertissement à proximité de Paris : le dossier mérite d’être suivi de près. Mais concernant Dragon Ball, l’enthousiasme doit désormais être sérieusement tempéré.

    Toei Animation vient de rappeler qu’un univers aussi précieux ne peut pas être posé sur une carte simplement parce que l’idée fait rêver. Tant qu’un accord officiel avec les ayants droit n’est pas annoncé, le parc Dragon Ball français reste une hypothèse, pas une attraction confirmée.

    Les fans peuvent donc garder leur détecteur de boules de cristal à proximité. Pour réserver les billets d’entrée, en revanche, il est encore beaucoup trop tôt.

    Anna Duplantis
    Publié le 7 septembre 2026

    Pilote de la communication chez Ulysse, je partage ici l’actualité du voyage et les tendances du moment. Hâte d’échanger avec vous en commentaires, Anna.

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