EES

La France et 8 autres pays reportent encore le système EES de contrôle biométrique aux frontières

Luc Rongier - Il y a 1 heure

En résumé

• Nouveau report du déploiement complet de l’EES en Europe
• France et 8 pays retardent le système biométrique aux frontières
• Retards techniques; 200 millions d’enregistrements déjà effectués

    La mise en place du nouveau système européen de contrôle des voyageurs hors Union européenne connaît un nouveau report. La France et huit autres pays européens retardent encore le déploiement complet du système EES (Entry/Exit System) aux frontières de l’espace Schengen.

    Ce dispositif doit remplacer progressivement le contrôle manuel des passeports par un enregistrement numérique intégrant des données biométriques. Plusieurs États européens rencontrent encore des difficultés liées à l’installation des équipements et à l’organisation des contrôles.

    La France parmi les neuf pays qui retardent l’application complète de l’EES

    La France figure parmi les neuf pays européens qui ont décidé de repousser le déploiement complet du système EES. Les autres pays concernés sont la Grèce, le Portugal, l’Italie, l’Allemagne, Malte, les Pays-Bas, la Belgique et la Suisse.

    Le système devait entrer pleinement en fonctionnement le 6 septembre 2026, après plusieurs reports. Il vise à enregistrer automatiquement les entrées et sorties des ressortissants de pays hors Union européenne et de l’espace Schengen grâce à un dispositif numérique.

    L’EES prévoit la collecte des empreintes digitales et de l’image faciale des voyageurs concernés lors de leur passage aux frontières extérieures de l’espace Schengen. Le système doit également permettre de vérifier le respect de la règle des 90 jours sur une période de 180 jours, applicable à certains visiteurs étrangers.

    Des problèmes techniques retardent le déploiement dans plusieurs infrastructures

    Les pays concernés expliquent ce nouveau report par des difficultés techniques et organisationnelles. La mise en place de l’EES nécessite l’installation de nouveaux équipements dans les aéroports, les ports et les gares internationales afin de permettre l’enregistrement des données biométriques.

    Selon les informations rapportées par The Guardian, le dispositif est déjà utilisé dans certains points de passage, mais son déploiement reste incomplet dans plusieurs infrastructures européennes. Certains sites doivent encore adapter leurs installations avant une utilisation généralisée.

    En France, la question concerne notamment les contrôles réalisés au port de Douvres, au Royaume-Uni, où les agents français effectuent les contrôles frontaliers avant l’arrivée sur le territoire français. L’installation du système EES dans ce type de point de passage nécessite une organisation spécifique en raison du nombre élevé de voyageurs concernés.

    Près de 200 millions d’enregistrements réalisés pendant la phase de déploiement

    Le système EES a commencé à être utilisé progressivement avant son entrée en fonctionnement complète. Selon les chiffres cités par The Guardian, environ 200 millions d’enregistrements auraient déjà été effectués depuis le début du déploiement.

    Durant cette phase, environ 70 000 personnes auraient été empêchées d’entrer dans l’espace Schengen. Les motifs mentionnés concernent notamment l’absence de visa requis, le dépassement de la durée autorisée de séjour ou l’utilisation de faux documents d’identité.

    Les voyageurs britanniques sont également concernés par ces nouvelles procédures depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Les personnes dépassant la limite de 90 jours autorisée dans l’espace Schengen peuvent faire l’objet de mesures de contrôle supplémentaires ou d’un refus d’entrée.

    Les voyageurs devront anticiper de nouvelles démarches aux frontières européennes

    Avec l’entrée en vigueur complète de l’EES, les voyageurs originaires de pays hors Union européenne devront enregistrer leurs données biométriques lors de leur premier passage. Cette procédure comprendra notamment la prise d’une photographie et l’enregistrement des empreintes digitales.

    Une application appelée Travel to Europe doit faciliter certaines démarches avant l’arrivée aux frontières. Elle est déjà utilisée en Suède et au Portugal afin de permettre aux voyageurs de transmettre certaines informations en amont.

    L’Association internationale du transport aérien (IATA) a demandé une suspension complète du déploiement en raison des perturbations observées lors des premières phases de mise en œuvre. La compagnie Ryanair a également alerté sur des risques d’attente dans plusieurs aéroports européens, notamment à Málaga et à Palma de Majorque.

    Le système EES doit progressivement remplacer le tampon manuel sur les passeports et devenir le dispositif numérique de référence pour le suivi des entrées et sorties aux frontières extérieures de l’espace Schengen.

    Luc Rongier
    Publié le 29 septembre 2026

    Je m’appelle Vincent Mabire. Je viens de Marseille, je suis responsable du service client chez Ulysse et rédacteur pour Ulysse News. Je traite l’actualité du voyage, les destinations et les évolutions du secteur du tourisme. Mon travail consiste à analyser les informations, à apporter du contexte et à produire des contenus clairs pour aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux et les défis liés au voyage.

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