Barrio Histórico, la vieille ville de Colonia del Sacramento en Uruguay

Le Portugal n’est plus le meilleur pays où prendre sa retraite en 2026… Cette destination lui vole la première place

Luc Rongier - Il y a 2 heures

En résumé

• L’Uruguay est classé 1er pays mondial pour la retraite en 2026.
• Six pays européens restent dans le top 10, malgré le recul du Portugal.
• Fiscalité, revenus requis et citoyenneté varient fortement selon les pays.

    Choisir un pays pour passer sa retraite à l’étranger dépend de nombreux critères, du coût de la vie à la fiscalité, en passant par la qualité de vie et les démarches de résidence. En 2026, un nouveau classement mondial place une destination hors d’Europe en tête, tandis que six pays européens figurent toujours dans le top 10.

    L’Uruguay prend la première place du classement mondial

    L’Uruguay arrive en tête de l’indice 2026 de Global Citizen Solutions, qui compare 46 programmes de résidence destinés aux retraités ou aux personnes vivant de revenus passifs. Le classement repose sur cinq grands critères : la qualité de vie, la mobilité et l’accès à la citoyenneté, la fiscalité, les procédures de demande et leur coût.

    Le pays sud-américain détrône le Portugal, arrivé premier en 2025. L’Uruguay ne domine aucune catégorie prise séparément, mais obtient des résultats réguliers sur l’ensemble des critères. L’île Maurice se classe deuxième, devant l’Espagne, troisième. Moins de quatre points séparent la première de la dixième place.

    Six pays européens figurent dans le top 10

    L’Europe reste la région la plus représentée parmi les dix premières destinations. L’Espagne, le Portugal, la Lettonie, Andorre, l’Italie et la Grèce figurent tous dans le haut du classement. Le Portugal recule toutefois à la cinquième place mondiale en 2026.

    L’Espagne est la destination européenne la mieux classée. Elle occupe également la cinquième place mondiale pour la qualité de vie et propose une procédure de demande pouvant durer jusqu’à huit mois. En revanche, elle se classe dernière des 46 destinations étudiées en matière de fiscalité, notamment en raison de l’imposition des revenus mondiaux et de certains impôts régionaux sur la fortune.

    Portugal, Andorre, Italie et Grèce : des conditions très différentes

    Le Portugal reste l’une des options européennes les plus accessibles sur le plan financier, avec un seuil de revenu fixé à 920 euros par mois. Le traitement d’un dossier peut toutefois prendre jusqu’à deux ans. Le pays a par ailleurs porté, en mai 2026, de cinq à dix ans la durée nécessaire pour accéder à la citoyenneté pour la plupart des demandeurs non ressortissants de l’Union européenne.

    Andorre applique un impôt sur le revenu plafonné à 10 % et ne prélève ni impôt sur la fortune ni droits de succession. Son programme exige cependant un investissement local de 1 million d’euros, ainsi qu’un revenu mensuel supérieur à 4 500 euros. En Grèce, le revenu mensuel requis atteint 3 500 euros, tandis qu’un régime fiscal optionnel prévoit un impôt forfaitaire de 7 % sur les pensions étrangères.

    Les revenus exigés varient fortement selon les pays

    Les conditions financières diffèrent fortement d’une destination à l’autre. Le revenu mensuel minimal peut être inférieur à 600 euros au Nicaragua, alors qu’il dépasse 9 000 euros aux Bahamas. En Europe, moins de 800 euros par mois peuvent suffire à Chypre lorsque les autres critères sont remplis.

    Les revenus pris en compte varient également selon les programmes. Certains pays exigent une pension ou des revenus passifs provenant de l’étranger, tandis que d’autres acceptent l’épargne ou les dividendes. Plusieurs dispositifs imposent par ailleurs des dépôts, des investissements ou d’autres dépenses initiales en complément du seuil de revenu.

    La citoyenneté constitue aussi un critère du classement

    Parmi les 46 programmes étudiés, 24 permettent une naturalisation en cinq ans et 17 prévoient un délai compris entre six et dix ans. Les délais figurent parmi les plus courts en Amérique du Sud, avec environ deux ans en Argentine et près de trois ans en Uruguay et au Paraguay.

    Tous les pays n’acceptent cependant pas la double nationalité. Le rapport cite notamment l’Autriche, Andorre, les Émirats arabes unis et la Malaisie parmi les pays où elle n’est pas autorisée. Pour certains retraités, la résidence permanente peut donc constituer l’option finale sans accès à une seconde nationalité.

    Luc Rongier
    Publié le 9 octobre 2026

    Je m’appelle Vincent Mabire. Je viens de Marseille, je suis responsable du service client chez Ulysse et rédacteur pour Ulysse News. Je traite l’actualité du voyage, les destinations et les évolutions du secteur du tourisme. Mon travail consiste à analyser les informations, à apporter du contexte et à produire des contenus clairs pour aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux et les défis liés au voyage.

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