En résumé
• L’UE veut accélérer les trains entre capitales d’ici 2040.• Paris-Madrid 6 h, Paris-Rome 8 h 45, Berlin-Copenhague 4 h.
• 345 Md€ requis; réservations et tarifs ferroviaires à simplifier.
L’Union européenne souhaite réduire les temps de trajet en train entre plusieurs capitales grâce au développement du réseau ferroviaire à grande vitesse. Un rapport adopté par le Parlement européen le 20 octobre 2026 présente les liaisons concernées et les investissements nécessaires. Plusieurs itinéraires au départ de Paris figurent parmi les priorités.
Paris-Madrid en 6 heures et Paris-Rome en 8 h 45 : les objectifs européens
Le Parlement européen a adopté, mardi 20 octobre 2026, un rapport sur le développement du réseau ferroviaire à grande vitesse, par 558 voix pour, 23 contre et 73 abstentions.
Parmi les liaisons concernées, Paris-Madrid pourrait être parcourue en 6 heures, contre au moins 10 h 10 actuellement, avec une correspondance. Cette réduction nécessiterait des améliorations des infrastructures ferroviaires entre la France et l’Espagne.
Le trajet Paris-Rome pourrait également passer d’environ 10 h 50 à 8 h 45, grâce au développement des connexions ferroviaires entre les deux pays.
Berlin, Copenhague, Athènes : les autres trajets concernés
Le rapport s’inscrit dans le prolongement du plan présenté par la Commission européenne en novembre 2025, qui fixe des objectifs de développement du réseau ferroviaire à l’horizon 2040.
En Europe du Nord, le temps de trajet entre Berlin et Copenhague pourrait passer de 7 à 4 heures d’ici 2030. Dans le sud-est du continent, la liaison Sofia-Athènes serait ramenée de 13 h 40 à 6 heures d’ici 2035.
La Commission envisage également de relier Lisbonne à Madrid en 3 heures. Le développement de cette liaison s’inscrit dans un projet visant à améliorer les connexions entre Paris et Lisbonne via Madrid d’ici 2035.
La réalisation de ces itinéraires dépend notamment de la modernisation des infrastructures et de la coordination entre les réseaux ferroviaires nationaux.
TGV en Europe : au moins 345 milliards d’euros d’investissements d’ici 2040
Selon les estimations de la Commission européenne citées par Sud Radio, au moins 345 milliards d’euros seraient nécessaires d’ici 2040 pour développer le réseau ferroviaire à grande vitesse.
Ce financement concernerait notamment la modernisation des lignes existantes, la construction de nouvelles infrastructures et l’amélioration des connexions transfrontalières.
Les eurodéputés demandent des moyens financiers spécifiques dans le prochain budget pluriannuel de l’Union européenne, prévu pour la période 2028-2034.
Ils souhaitent également améliorer la compatibilité technique des réseaux afin de faciliter la circulation des trains entre les différents pays membres.
Billets de train : des réservations internationales plus simples
Le Parlement européen demande également une meilleure transparence des tarifs et une simplification des réservations ferroviaires internationales.
Les voyageurs pourraient ainsi comparer plus facilement les prix, les horaires et les correspondances proposés par différents opérateurs, notamment lorsque leur itinéraire traverse plusieurs pays.
Le rapporteur du texte, Vicent Marzà Ibáñez, défend le développement du transport ferroviaire comme une alternative à certains déplacements en avion. Il met notamment en avant la réduction de la dépendance aux combustibles fossiles et les perspectives de création d’emplois.
Les eurodéputés demandent enfin que les investissements dans la grande vitesse préservent les services régionaux et les liaisons ferroviaires du quotidien.