Retraitée au vietnam

« Je peux vivre avec 200 £ par semaine » : à 60 ans, Bridget vend sa maison, quitte son travail et part découvrir 15 pays

Anna Duplantis - Il y a 3 heures

En résumé

• À 60 ans, Bridget vend sa maison et quitte son emploi pour voyager.
• Partie seule, elle découvre 15 pays et une nouvelle liberté.
• À 62 ans, elle poursuit ses voyages en Asie avec un budget modeste.

Pendant des années, Bridget Rice a enchaîné les journées de travail dans le secteur de l’hôtellerie, avec un crédit immobilier à rembourser et une retraite qui semblait encore bien loin. À 59 ans, cette Britannique originaire de Northampton commençait à se demander si elle avait vraiment envie de passer les dix prochaines années à suivre le même rythme.

Le déclic est survenu lors de vacances en Tunisie, en 2022. Autour d’un verre, elle et une amie, toutes deux épuisées par leur quotidien professionnel, se sont mises à parler de tout quitter pour voyager. Une conversation qui aurait pu rester un simple projet de vacances. Pour Bridget, elle a finalement changé le cours de sa vie.

Quelques mois plus tard, elle vend sa maison près de Bath, estimée à 420 000 livres sterling, rembourse son crédit et quitte son poste de responsable d’exploitation. En septembre 2023, elle prend l’avion pour la Crète avec son amie. Le début d’un voyage qui va l’emmener bien plus loin qu’elle ne l’avait prévu.

Elle quitte tout à 60 ans et découvre 15 pays, de la Grèce au Vietnam

Le premier périple dure 19 mois. Bridget traverse une partie de l’Europe, découvre l’Égypte, puis poursuit son chemin vers l’Asie. La Thaïlande, le Sri Lanka, le Cambodge, le Vietnam ou encore Bali viennent enrichir son carnet de voyage.

Mais l’aventure prend un tournant inattendu au Sri Lanka. Son amie, avec laquelle elle avait imaginé ce grand départ, réalise que cette vie nomade ne lui convient finalement pas et décide de rentrer.

Bridget se retrouve alors face à un choix : revenir avec elle en Angleterre ou continuer seule. Elle choisit de poursuivre son voyage.

Cette décision lui ouvre une nouvelle façon de découvrir le monde. Elle apprend à organiser ses déplacements, à choisir ses hébergements et à rencontrer d’autres voyageurs au fil des étapes. Loin de la routine qu’elle connaissait, ses journées se remplissent de nouvelles expériences, de marchés animés, de rencontres et de paysages qu’elle n’avait jusque-là admirés qu’en photo.

Après un retour de quelques mois au Royaume-Uni pour retrouver ses proches et accueillir ses nouveaux petits-enfants, l’envie de repartir se fait de nouveau sentir. Direction le Vietnam et Bali, avant de préparer d’autres étapes en Asie du Sud-Est.

Aujourd’hui âgée de 62 ans, Bridget n’envisage pas de reprendre son ancienne vie.

Au Vietnam, elle découvre un quotidien à 200 livres par semaine

Parmi toutes les destinations qu’elle a visitées, le Vietnam occupe une place particulière dans son cœur. Elle a notamment été séduite par Hoi An, une ville connue pour ses maisons anciennes, ses lanternes colorées et ses petits restaurants installés au bord des rues.

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Dans le centre historique, les marchés s’animent dès le matin, les vendeurs préparent leurs spécialités et les petites tables se remplissent à l’heure du déjeuner. Bridget y a découvert une cuisine généreuse et des prix qui l’ont particulièrement surprise.

Selon son expérience, il est possible de déguster un repas local pour environ 2 livres sterling, soit un peu plus de 2 euros. Côté hébergement, elle évoque des auberges accessibles autour de 10 livres la nuit et des chambres chez l’habitant à partir de 15 livres, selon les établissements.

Mais c’est surtout son budget hebdomadaire qui retient l’attention. Bridget affirme pouvoir vivre au Vietnam ou en Thaïlande avec environ 200 livres par semaine, soit près de 230 euros, toutes ses dépenses courantes comprises.

Une somme qui lui permet de prolonger ses séjours et de profiter davantage de chaque destination, sans retrouver le poids des dépenses qu’elle supportait en Angleterre.

Le Vietnam est devenu l’un de ses endroits préférés, autant pour son coût de la vie que pour son atmosphère. Entre les petits restaurants de rue, les promenades en bateau, les marchés nocturnes et les rencontres, elle y a trouvé un équilibre qui lui donne envie de revenir.

« Je me sentais libre » à 62 ans, elle n’a aucune envie d’arrêter de voyager

Dans un témoignage publié par le média britannique Creatorzine le 22 septembre 2026, Bridget revient sur ce changement de vie et sur le sentiment de liberté qu’elle a découvert en voyageant seule.

« Je me sentais libre », confie-t-elle, expliquant que son esprit n’était plus constamment occupé par les factures, les courses et les responsabilités quotidiennes. À la place, elle se préoccupait de son prochain itinéraire, du restaurant où elle allait manger ou du lieu qu’elle souhaitait découvrir.

Elle raconte également avoir été surprise par les réactions de certaines personnes croisées au Sri Lanka, au Vietnam ou à Bali. Plusieurs hommes avaient du mal à comprendre qu’une femme de son âge puisse voyager seule, sans mari pour l’accompagner.

Ces remarques ne l’ont pas empêchée de poursuivre ses aventures. Au contraire, elle a trouvé auprès d’autres voyageurs une liberté et une confiance qu’elle n’avait plus ressenties depuis longtemps.

Depuis son départ, Bridget estime avoir dépensé environ 60 000 livres, financées notamment par la vente de sa maison et ses ressources personnelles. Son budget de 200 livres par semaine concerne ainsi certains séjours en Asie et ne représente pas le coût total de ses trois années de voyage.

Pour l’avenir, elle envisage de passer les hivers en Asie du Sud-Est et de revenir en Angleterre pendant l’été pour profiter de sa famille. Elle a également créé une communauté, Solo Departure Lounge, afin d’encourager les femmes de plus de 50 ans qui souhaitent, elles aussi, partir à l’aventure.

Quant à savoir combien de temps elle compte continuer, Bridget préfère ne pas se fixer de limite. À 62 ans, elle a encore de nombreux pays à découvrir et aucune envie de ranger définitivement sa valise.

Son histoire rappelle qu’il n’existe pas d’âge précis pour changer de vie. Pour Bridget, la retraite n’a pas commencé avec une pension ou une date inscrite sur un calendrier, mais avec un billet d’avion et la décision de s’accorder enfin du temps pour elle.

Anna Duplantis
Publié le octobre 30, 2026

Pilote de la communication chez Ulysse, je partage ici l’actualité du voyage et les tendances du moment. Hâte d’échanger avec vous en commentaires, Anna.

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