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Airbnb dans le viseur au Japon… ce quartier culte de Tokyo va supprimer plus de la moitié des locations

Anna Duplantis - Il y a 1 heure

En résumé

• Shinjuku veut restreindre fortement les locations Airbnb.
• Les plaintes des habitants contre nuisances et déchets augmentent.
• Tokyo suit une tendance mondiale pour mieux encadrer le surtourisme.

    Les voyageurs qui préparent un séjour à Tokyo pourraient bientôt découvrir une ville où il sera plus difficile de trouver certains types de logements touristiques. Dans l’un des quartiers les plus connus de la capitale japonaise, les autorités locales ont décidé de revoir profondément les règles concernant les locations de courte durée proposées sur Airbnb et d’autres plateformes.

    En cause, la multiplication des plaintes liées aux nuisances sonores, aux déchets mal gérés ou encore aux comportements de certains visiteurs. Cette décision illustre un phénomène qui dépasse largement Tokyo. Partout dans le monde, les grandes destinations touristiques cherchent désormais un équilibre entre l’accueil des visiteurs et la préservation du quotidien des habitants.

    Shinjuku veut réduire fortement les locations touristiques de courte durée

    Le quartier concerné n’est autre que Shinjuku, l’un des secteurs les plus célèbres de Tokyo. Connu pour ses gratte-ciel, ses immenses gares, ses restaurants ouverts jusque tard dans la nuit et le quartier animé de Kabukicho, Shinjuku est l’un des passages incontournables pour de nombreux visiteurs étrangers.

    Mais derrière son image de quartier toujours en mouvement, les tensions avec les habitants se sont accentuées. Selon les autorités locales, plus de la moitié des locations de courte durée actuellement disponibles dans l’arrondissement pourraient être concernées par les nouvelles restrictions.

    Un responsable chargé du suivi de ces hébergements a expliqué que Shinjuku prévoyait de modifier son règlement afin d’interdire les locations privées dans certaines zones résidentielles ainsi qu’à proximité des établissements scolaires. L’objectif affiché est de limiter les nuisances tout en maintenant un environnement de vie plus stable pour les habitants permanents.

    Le projet doit encore être officiellement annoncé par la mairie de l’arrondissement, mais il marque déjà un tournant dans la gestion du tourisme à Tokyo.

    Les plaintes des habitants se multiplient face au surtourisme

    La décision de Shinjuku intervient alors que le Japon connaît un retour massif des visiteurs internationaux. Après plusieurs années perturbées par la pandémie, le pays attire de nouveau des millions de touristes, séduits par sa culture, sa gastronomie et ses paysages. Mais cette popularité record crée aussi de nouvelles tensions.

    À Shinjuku, les plaintes liées aux locations de courte durée ont augmenté d’environ 40 % sur l’exercice écoulé. Les habitants dénoncent notamment des problèmes liés au tri des déchets, au non-respect des règles locales, au tabagisme dans des zones interdites ou encore à des visiteurs pénétrant par erreur dans des propriétés privées.

    Ces difficultés rappellent celles rencontrées dans d’autres destinations japonaises très fréquentées. À Kyoto, par exemple, les habitants alertent depuis plusieurs années sur les conséquences de l’afflux touristique. Rues saturées, hausse du prix des logements et comportements jugés inappropriés dans certains quartiers traditionnels.

    Face à cette situation, les autorités japonaises ont progressivement donné davantage de pouvoir aux collectivités locales pour encadrer les hébergements touristiques lorsqu’ils menacent l’équilibre des quartiers.

    Le Japon rejoint la tendance mondiale contre les locations de courte durée

    Le cas de Shinjuku s’inscrit dans un mouvement international. De nombreuses grandes villes cherchent aujourd’hui à limiter l’impact des plateformes comme Airbnb sur le marché immobilier et la vie locale.

    À New York, Barcelone ou encore dans certaines villes européennes, les autorités ont déjà renforcé les règles concernant les locations touristiques afin de protéger l’offre de logements destinée aux habitants. Le Japon suit donc une tendance similaire, mais avec une approche adaptée à ses propres problématiques.

    L’objectif n’est pas forcément de supprimer totalement les hébergements touristiques privés, mais de mieux contrôler leur implantation dans les quartiers où la pression devient trop forte.

    Comme l’a rapporté L’Écho touristique, plusieurs collectivités japonaises cherchent désormais à encadrer ces locations afin de préserver un équilibre entre attractivité touristique et qualité de vie locale.

    Pour les voyageurs, ces changements pourraient avoir des conséquences concrètes. Dans certains quartiers très demandés de Tokyo, l’offre Airbnb pourrait progressivement diminuer, obligeant certains visiteurs à se tourner davantage vers les hôtels ou des logements situés dans d’autres secteurs de la capitale.

    Tokyo cherche un nouvel équilibre entre touristes et habitants

    La décision prise à Shinjuku ne signifie pas que Tokyo ferme ses portes aux visiteurs. La capitale japonaise reste l’une des destinations les plus populaires au monde et continue de développer son offre touristique. Mais les autorités locales veulent éviter qu’un succès touristique trop important finisse par fragiliser les quartiers qui font justement l’attractivité de la ville.

    Entre les voyageurs qui souhaitent découvrir Tokyo au plus près de la vie locale et les habitants qui réclament davantage de tranquillité, l’équilibre devient de plus en plus délicat.

    Après Kyoto, c’est désormais un quartier emblématique de Tokyo qui choisit de revoir ses règles. Et le message envoyé est clair. Même les destinations les plus populaires doivent désormais composer avec les limites du surtourisme.

    Anna Duplantis
    Publié le 11 septembre 2026

    Pilote de la communication chez Ulysse, je partage ici l’actualité du voyage et les tendances du moment. Hâte d’échanger avec vous en commentaires, Anna.

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