Ibon Berasategui

À 32 ans, Ibon quitte la ville pour un village de 18 habitants des Asturies : « Ici, je paie 5 euros par an pour l’eau »

Anna Duplantis - Il y a 49 minutes

En résumé

• Ibon a quitté la ville pour une aldea rurale des Asturies.
• Il vit dans une grange rénovée avec des charges très faibles.
• Cette vie offre calme, espace et entraide, loin de l’anonymat.

    Dans les montagnes verdoyantes des Asturies, loin des grandes villes espagnoles et de leurs prix qui grimpent, certains habitants ont choisi une autre trajectoire. Ici, les routes sont étroites, les maisons en pierre s’accrochent aux reliefs et le rythme de vie semble suivre celui de la nature plutôt que celui des horloges.

    C’est dans l’une de ces petites aldeas de l’Espagne rurale qu’Ibon Berasategui a décidé de poser ses valises. À seulement 32 ans, il a choisi de transformer une ancienne grange en habitation et de construire un quotidien à l’opposé de la vie urbaine. Un choix qui lui permet aussi de profiter de charges étonnamment faibles : quelques euros seulement pour certains services essentiels.

    Une petite aldea asturienne où le temps semble ralentir

    Les Asturies offrent une autre image de l’Espagne. Ici, pas de longues avenues bordées d’immeubles ni de quartiers saturés de touristes. Le paysage est dominé par les montagnes, les forêts, les prairies et les villages traditionnels où les maisons anciennes conservent leurs façades en pierre et leurs toits caractéristiques du nord du pays.

    Dans ces hameaux isolés, la vie quotidienne se déroule au rythme des saisons. Le matin, la brume enveloppe souvent les vallées, l’air porte l’odeur de la végétation humide et les cheminées rappellent, lorsque les températures baissent, que l’hiver n’est jamais très loin.

    C’est précisément cette atmosphère qu’Ibon recherchait. Selon le témoignage rapporté par El Español, le jeune homme rêvait depuis longtemps de vivre dans un endroit entouré de nature, avec un terrain et davantage d’espace. Après avoir découvert cette zone rurale des Asturies, il a décidé de se lancer dans un projet de rénovation pour faire de cette ancienne construction son véritable foyer.

    Une vie où certaines factures paraissent presque irréelles

    Ce qui surprend le plus dans son histoire, ce sont les dépenses du quotidien. Ibon paie seulement 5 euros par an pour l’eau et environ 18 euros par mois pour l’électricité.

    Des montants qui semblent impossibles pour de nombreux habitants des grandes villes, où les factures et les loyers occupent une part importante du budget mensuel. Dans cette partie des Asturies, le coût du logement reste aussi beaucoup plus accessible, notamment grâce à la présence de bâtiments anciens à rénover.

    Mais cette vie moins chère ne repose pas uniquement sur les prix. Elle demande aussi de changer ses habitudes. Les commerces, les services administratifs ou certains équipements ne se trouvent pas forcément à quelques minutes à pied. Il faut accepter de prévoir davantage ses déplacements et de vivre avec moins d’immédiateté.

    Pour Ibon, cette organisation représente surtout un échange : moins de confort urbain, mais davantage de calme, d’espace et de liberté.

    « Je pensais être seul, mais ce n’est pas le cas »

    Avant de s’installer dans cette petite commune, Ibon avait une inquiétude : celle de l’isolement. Vivre dans un village de seulement quelques habitants pouvait sembler synonyme de solitude.

    Mais son expérience a été différente. Dans son témoignage relayé par El Español, il explique avoir découvert une forme de vie sociale plus simple, basée sur la proximité entre voisins et l’entraide. Dans ces villages, les relations se construisent autrement : on se connaît davantage, on prend des nouvelles, on s’aide lorsqu’un problème survient.

    Cette dimension humaine est devenue l’un des aspects qui l’ont le plus marqué. Loin de l’anonymat des grandes villes, chaque rencontre compte davantage.

    Les Asturies attirent ceux qui veulent changer de rythme

    Le choix d’Ibon n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, les zones rurales espagnoles tentent d’attirer de nouveaux habitants alors que certains villages perdent progressivement leur population.

    Les Asturies possèdent plusieurs atouts : un environnement naturel exceptionnel, une identité locale forte et un cadre de vie qui séduit ceux qui cherchent à ralentir. Certains viennent pour télétravailler, d’autres pour acheter une maison à un prix plus abordable ou simplement retrouver un quotidien plus proche de la nature.

    Cette Espagne rurale ne promet pas une vie parfaite. Elle impose des compromis, notamment en matière d’accès aux services et de mobilité. Mais pour ceux qui recherchent le silence, l’espace et un rapport différent au temps, ces villages offrent une alternative qui attire de plus en plus.

    À 32 ans, Ibon a choisi une voie que peu de personnes osent encore emprunter : reconstruire une vie autour de l’essentiel, dans un endroit où la valeur d’une journée ne se mesure pas au nombre de choses faites, mais au temps dont on dispose.

    Anna Duplantis
    Publié le 25 septembre 2026

    Pilote de la communication chez Ulysse, je partage ici l’actualité du voyage et les tendances du moment. Hâte d’échanger avec vous en commentaires, Anna.

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