En résumé
• Dès le 4 novembre 2026, tous les passagers vers les États-Unis devront signer une attestation.• Un séjour en RDC dans les 21 jours précédents interdit l’embarquement, sauf exemption.
• Aucun test ni frais : vérifiez les consignes de la compagnie; la mesure pourrait évoluer.
Les formalités pour voyager aux États-Unis évoluent à nouveau. Après le passeport, l’ESTA ou le visa, les passagers internationaux devront désormais se soumettre à une vérification sanitaire supplémentaire avant de monter dans l’avion. La décision, prise par les autorités américaines à la fin du mois d’octobre, s’appliquera à l’ensemble des vols internationaux, sans distinction de nationalité ni de provenance.
Cette nouvelle obligation répond à une préoccupation sanitaire précise : limiter le risque d’introduction du virus Ebola sur le territoire américain. Alors que plusieurs régions de République démocratique du Congo font l’objet d’une surveillance renforcée, Washington a choisi d’étendre les vérifications à tous les voyageurs aériens plutôt qu’aux seuls passagers en provenance du continent africain.
Pour la grande majorité des touristes et des voyageurs d’affaires, la démarche restera relativement simple. Elle devra néanmoins être effectuée avant l’embarquement, sous peine de se voir refuser l’accès à l’appareil.
Une attestation sanitaire exigée pour tous les vols internationaux dès le 4 novembre
La mesure entrera officiellement en vigueur le 3 novembre 2026 à 23 h 59, heure de la côte Est des États-Unis, soit le mercredi 4 novembre à 5 h 59 en France métropolitaine. Elle concernera les vols quittant un aéroport étranger à partir de cet horaire pour rejoindre le territoire américain.
Chaque passager devra signer une déclaration certifiant ne pas avoir séjourné en République démocratique du Congo au cours des 21 jours précédant son vol. Cette période correspond à la durée maximale d’incubation du virus Ebola.
Le document pourra être présenté au format papier ou électronique. Les compagnies aériennes auront la responsabilité de recueillir les attestations, d’en vérifier la présence avant l’embarquement et de les conserver pendant au moins 42 jours.
Cette procédure s’appliquera aussi bien à un Français voyageant directement de Paris à New York qu’à un passager effectuant une correspondance aux États-Unis avant de rejoindre le Mexique, le Canada ou une autre destination.
Les voyageurs n’ayant pas fréquenté la République démocratique du Congo au cours des trois dernières semaines devront simplement confirmer cette information par écrit. Aucune nouvelle demande d’ESTA, aucun test médical systématique ni frais spécifique ne sont prévus dans le cadre de cette attestation.
Les autorités américaines ont également précisé que l’obligation s’étend aux membres d’équipage. Le texte initial, adopté le 22 octobre, a été modifié le 28 octobre afin de lever toute ambiguïté sur les personnes concernées.
En revanche, l’absence d’attestation valide pourra entraîner un refus d’embarquement, même si le voyageur possède tous ses autres documents en règle.
Des restrictions plus strictes pour les voyageurs ayant séjourné en RDC
Si la nouvelle formalité concerne tous les passagers, les conséquences sont nettement plus importantes pour ceux qui se sont récemment rendus en République démocratique du Congo.
Les personnes ayant séjourné dans ce pays au cours des 21 jours précédant leur départ ne pourront pas embarquer sur un vol à destination des États-Unis, sauf exemption délivrée par les autorités américaines.
Cette restriction s’applique également aux citoyens américains. Elle concerne même les voyageurs ayant simplement transité par un aéroport congolais, qu’ils soient descendus de l’avion ou restés à bord pendant l’escale.
Les personnes concernées devront donc attendre au moins 21 jours après avoir quitté la RDC avant de pouvoir prendre un vol vers les États-Unis.
Les autorités sanitaires américaines ont par ailleurs établi des restrictions distinctes pour certains voyageurs ayant récemment séjourné en Ouganda ou au Soudan du Sud. Ces dispositions peuvent notamment entraîner une interdiction temporaire d’entrée pour les ressortissants étrangers ou des contrôles sanitaires renforcés pour les citoyens américains.
Comme le rapporte le média français spécialisé Voyages d’Affaires, dans un article publié le 2 novembre 2026, le dispositif doit initialement rester en vigueur jusqu’au 18 décembre. Cette échéance pourra toutefois être avancée ou prolongée selon l’évolution de la situation sanitaire.
Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), l’agence fédérale américaine chargée de la santé publique, soulignent que le risque global pour les voyageurs et la population américaine demeure faible. L’objectif de cette réglementation est avant tout de prévenir l’arrivée de cas importés, et non de restreindre les déplacements touristiques ordinaires.
Que vérifier pour les départs pour New York, Miami ou Los Angeles ?
Pour les voyageurs français qui prévoient un séjour aux États-Unis dans les prochaines semaines, cette évolution nécessite surtout une vigilance supplémentaire au moment des formalités d’enregistrement.
Les compagnies aériennes seront chargées d’organiser la collecte des attestations. Certaines pourront proposer une procédure numérique, tandis que d’autres demanderont de remplir le document avant l’embarquement. Les modalités pratiques pourront donc varier selon le transporteur.
Avant de se rendre à l’aéroport, il est préférable de consulter les communications de sa compagnie et de vérifier si le formulaire peut être rempli en ligne. Les CDC mettent également à disposition un modèle officiel téléchargeable.
Cette attestation ne remplace aucun des documents habituellement exigés pour entrer aux États-Unis. Les voyageurs devront toujours disposer d’un passeport conforme et, selon leur nationalité et leur situation, d’une autorisation ESTA ou d’un visa valide.
Une attention particulière devra être portée aux itinéraires comportant plusieurs escales. Un déplacement professionnel ou touristique récent en République démocratique du Congo peut désormais remettre en cause un voyage vers les États-Unis, même lorsque le départ s’effectue depuis un pays européen.
La période des fêtes de fin d’année pourrait également être concernée, puisque la réglementation restera applicable jusqu’au 18 décembre 2026 à 23 h 59, heure américaine de l’Est, sauf nouvelle décision.
Les voyageurs ayant réservé un vol pour Noël ou le Nouvel An devront donc vérifier si la mesure a été prolongée avant leur départ.
Pour les passagers sans antécédent de séjour récent en RDC, cette formalité ne devrait pas modifier sensiblement l’organisation du voyage. Elle constitue néanmoins une condition d’embarquement à part entière, qu’il faudra respecter au même titre que les contrôles documentaires habituels.