En résumé
• Lanzarote offre en hiver un climat doux et ensoleillé, à environ quatre heures de Paris.• Marchés, villages et cuisine locale font vivre le charme canarien toute l’année.
• Plages, volcans et vignobles promettent des escapades entre détente et découvertes.
Pendant qu’en France, les arbres perdent leurs dernières feuilles et que les journées raccourcissent, à plusieurs centaines de kilomètres au sud de l’Europe, on continue de sortir en manches courtes à l’heure du déjeuner. Le matin, les terrasses accueillent les premiers cafés face à l’Atlantique. L’après-midi, les promeneurs longent les plages, tandis que les plus courageux s’aventurent dans l’eau. Et lorsque la lumière commence à décliner, il reste encore assez de douceur pour dîner dehors.
Ce décalage entre les saisons a quelque chose de délicieux. On peut quitter Paris sous un ciel d’hiver et retrouver, quelques heures plus tard, cette sensation de vacances que l’on croyait réservée aux mois de juillet et d’août.
Pas besoin de traverser la planète ni de subir un long décalage horaire pour en profiter. Cette destination appartient à l’Espagne, se rejoint en vol direct depuis la capitale française et bénéficie d’un climat particulièrement clément tout au long de l’hiver.
Son nom ? Lanzarote, une île de l’archipel des Canaries où les paysages volcaniques, les plages dorées et la douceur de vivre composent un décor idéal pour échapper au froid.
L’hiver se vit dehors, sous un soleil qui ne prend presque jamais de vacances
Il y a quelque chose d’assez réjouissant à préparer une valise pour le mois de janvier et à y glisser des lunettes de soleil, des sandales et quelques vêtements légers.
Sur cette île située au large des côtes africaines, l’hiver est bien différent de celui que l’on connaît en France. Les températures maximales moyennes atteignent 21,8 °C en décembre, 20,7 °C en janvier et 21,3 °C en février, selon les données de l’agence météorologique espagnole AEMET.
Surtout, la lumière ne manque pas. Le mois de janvier bénéficie en moyenne de plus de 200 heures d’ensoleillement. De quoi retrouver le plaisir de longues journées à l’extérieur, sans attendre le retour du printemps.
Pour apprécier cette douceur, le sud de Lanzarote constitue une excellente porte d’entrée. À Playa Blanca, les promeneurs prennent leur temps sur le front de mer, entre les terrasses de café, les restaurants de poisson et les petites plages baignées de lumière. On s’arrête pour regarder les bateaux dans le port, avant de poursuivre sa promenade avec l’île de Fuerteventura à l’horizon.
Plus à l’est, Puerto del Carmen conserve son animation en toute saison. Les restaurants restent ouverts, les terrasses se remplissent à l’heure du déjeuner et la promenade qui borde Playa Grande invite à marcher face à l’océan. Ici, la saison touristique ne s’arrête pas lorsque l’été s’achève.
Même en plein mois de janvier, on peut s’installer sur le sable pour lire, profiter du soleil ou simplement écouter les vagues. La baignade dépendra davantage de la température de l’eau, du vent et de la sensibilité de chacun. L’Atlantique reste plus frais qu’en été, et les journées ne sont pas toutes aussi chaudes.
Lanzarote n’est pas non plus à l’abri d’un passage nuageux ou d’une averse. Le vent peut se montrer insistant, particulièrement sur les côtes exposées. Mais c’est justement cette douceur tempérée qui plaît à de nombreux voyageurs : un climat agréable pour marcher, visiter et profiter de l’île sans les fortes chaleurs estivales.
Marchés animés, villages blancs et déjeuners au bord de l’océan : le charme de la vie canarienne en hiver
À Lanzarote, l’hiver ne ressemble pas à une longue parenthèse pendant laquelle l’île attendrait le retour des touristes. Les habitants continuent de vivre au rythme des marchés, des fêtes locales et des rencontres sur les places des villages.
Le dimanche matin, le centre historique de Teguise s’anime dès les premières heures. Entre les maisons blanches et les ruelles pavées, les étals du marché proposent des objets artisanaux, des produits locaux, des vêtements et des spécialités de l’archipel. La musique canarienne accompagne parfois les visiteurs, tandis que les cafés accueillent ceux qui préfèrent observer l’agitation depuis une terrasse ensoleillée.
C’est une belle façon de découvrir l’île autrement qu’à travers ses stations balnéaires.
À Arrecife, la capitale, la vie quotidienne se déroule autour du Charco de San Ginés, un petit bassin bordé de maisons blanches et de restaurants. Les bateaux de pêche y apportent une touche pittoresque, et l’on peut s’attabler pour déguster du poisson frais, accompagné des traditionnelles papas arrugadas, ces petites pommes de terre à la peau salée que l’on trempe dans une sauce mojo.
La saison hivernale possède même ses propres saveurs. À l’approche de Noël, les pâtisseries et les supermarchés proposent des turrones, mais aussi des truchas, de petits chaussons sucrés typiques des Canaries, souvent garnis de patate douce ou de cheveux d’ange. Dans les cuisines familiales, les soupes et les plats mijotés trouvent aussi leur place lorsque les soirées deviennent plus fraîches.
Le contraste avec la France est particulièrement amusant pendant les fêtes de fin d’année. Les décorations de Noël apparaissent dans les rues, les places s’illuminent, mais les habitants peuvent encore se retrouver dehors sans les épaisseurs de vêtements indispensables dans une grande partie de l’Europe.
Pour ceux qui veulent retrouver une atmosphère plus paisible, le village de Haría, niché au milieu des palmiers dans le nord de l’île, offre une jolie escapade. Ses maisons basses, ses petites places et les reliefs qui l’entourent donnent envie de ralentir.
Sur la côte, le village de pêcheurs d’El Golfo possède un charme plus brut. Quelques maisons, des restaurants tournés vers la mer et des vagues qui viennent frapper les rochers noirs : le décor est simple, mais il prend une dimension particulière au coucher du soleil.
On comprend alors que les vacances d’hiver à Lanzarote ne se limitent pas à rechercher quelques degrés supplémentaires. Elles permettent aussi de retrouver une manière plus spontanée de vivre ses journées, sans rester enfermé à cause du froid.
Plages secrètes, volcans et paysages lunaires : des journées d’hiver qui donnent envie de ne pas rentrer
L’avantage de partir à Lanzarote entre décembre et février, c’est que la météo se prête aussi bien au farniente qu’aux découvertes.
Les amateurs de plages auront du mal à résister aux criques de Papagayo, au sud de l’île. Entourées de falaises dorées et baignées par une eau aux reflets turquoise, elles composent l’un des paysages les plus séduisants de Lanzarote. Hors des journées les plus ventées, on peut y passer un long moment à profiter du soleil, avec cette impression plaisante d’avoir laissé l’hiver à des milliers de kilomètres.
À Famara, sur la côte nord-ouest, le spectacle est tout autre. Une immense plage s’étend sous des falaises impressionnantes. Les surfeurs affrontent les vagues, les promeneurs suivent la ligne du rivage et les paysages changent de couleur à mesure que la journée avance. Mieux vaut cependant rester prudent face aux courants et à la houle.
L’intérieur de l’île réserve une surprise encore plus saisissante. Au parc national de Timanfaya, le sable laisse place à des étendues de lave noire, à des montagnes rouge sombre et à d’étranges reliefs sculptés par les éruptions volcaniques. Le paysage semble appartenir à une autre planète.
En hiver, découvrir cet environnement sans la chaleur écrasante de l’été constitue un véritable plaisir. On prend davantage le temps d’observer les nuances des roches et les silhouettes des anciens cratères.
Non loin de là, dans la région viticole de La Geria, les vignes poussent dans de petites excavations creusées dans la terre volcanique. Protégées du vent par des murets de pierre, elles dessinent de surprenants motifs sur le sol noir. Plusieurs domaines permettent de déguster les vins locaux, dans un cadre que l’on ne retrouve guère ailleurs en Europe.
Et puisque les distances restent relativement courtes, une journée peut facilement commencer sur une plage, se poursuivre au milieu des volcans et se terminer dans un restaurant de village. Cette diversité donne aux séjours une richesse que l’on n’attend pas toujours d’une destination choisie d’abord pour son climat.
Quatre heures d’avion depuis Paris pour retrouver un air de printemps
Lanzarote possède enfin un atout décisif pour les voyageurs français : elle reste relativement facile d’accès.
Depuis Paris-Orly ou Paris-Charles-de-Gaulle, des vols directs permettent de rejoindre l’île en environ quatre heures à quatre heures dix, selon l’aéroport et la liaison. Un trajet suffisamment court pour envisager un séjour d’une semaine, voire quelques jours de dépaysement autour d’un week-end prolongé.
Et malgré sa situation au large de l’Afrique, Lanzarote fait partie de l’Espagne. Pour les ressortissants français, une carte nationale d’identité ou un passeport en cours de validité suffit pour s’y rendre. On paie en euros et