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Passager avion

Les Français polluent-ils plus que prévu ? Voici l’impact carbone de leurs voyages en avion

Vincent Mabire - Il y a 1 heure

En résumé

• Les calculateurs carbone pour vols varient et sont souvent incomplets, négligeant certains gaz.
• Les trajets réels affectent les émissions, souvent sous-estimées par les outils simples.
• Favoriser outils transparents, vols directs et modes plus durables pour réduire l’impact.

Depuis plusieurs années, de plus en plus de voyageurs veulent connaître l’empreinte carbone de leurs déplacements en avion. Pourtant, bien que des calculateurs en ligne soient disponibles pour évaluer ces émissions, leurs résultats peuvent varier considérablement. Un phénomène qui soulève la question : peut-on vraiment se fier à ces outils pour évaluer l’impact climatique de nos voyages aériens ? La réponse est plus complexe qu’il n’y paraît.

Les calculateurs d’empreinte carbone : utiles, mais souvent imprécis

Les calculateurs d’empreinte carbone sont désormais courants et permettent aux voyageurs de connaître l’impact environnemental de leurs vols. Cependant, ces outils sont souvent imprécis. La plupart se concentrent uniquement sur les émissions de CO₂, un gaz parmi d’autres, et négligent des facteurs clés comme les oxydes d’azote, la vapeur d’eau ou les traînées de condensation, qui peuvent avoir un effet bien plus important sur le réchauffement climatique. En omettant ces éléments, ces calculateurs offrent une vision partielle de l’empreinte réelle des vols.

Autre problème : la distance. De nombreux calculateurs supposent un vol en ligne droite, mais en réalité, les itinéraires sont affectés par les conditions météorologiques, les vents et la congestion aérienne. Résultat : les distances réelles peuvent dépasser de 7,5 % celles estimées, augmentant ainsi la consommation de carburant et les émissions.

Enfin, plusieurs calculateurs ne précisent pas ce qu’ils prennent en compte. Des étapes comme la fabrication des avions et la production du carburant sont souvent oubliées, sous-évaluant ainsi l’impact environnemental total. Pour une estimation plus juste, il est essentiel de considérer toutes les étapes du cycle de vie du vol, de la production à l’utilisation, comme le rappelle The Conversation dans l’article de Xavier Font.

Vers des calculs plus transparents et fiables

Malgré ces imperfections, il existe des solutions pour obtenir des résultats plus fiables. Certains calculateurs intègrent désormais des données plus précises, comme les ajustements basés sur les itinéraires réels des vols ou l’inclusion des gaz à effet de serre autres que le CO₂. Ces outils sont encore rares, mais de plus en plus d’acteurs de l’aviation cherchent à aligner leurs calculs sur des normes internationales, comme la norme ISO 14083, qui couvre les émissions de gaz à effet de serre de l’ensemble de la chaîne de transport.

Pour le moment, la meilleure approche reste de se méfier des résultats trop simples. Un calcul qui ne prend en compte que le CO₂ est nécessairement incomplet. Les voyageurs soucieux de leur empreinte écologique doivent se tourner vers des outils qui offrent une ventilation transparente des émissions, en incluant aussi bien les gaz à effet de serre que les impacts indirects, comme les effets des traînées de condensation.

@virginiehilssone ✈️ Personne a dit qu’il fallait arrêter de prendre l’avion, mais si on a la possibilité de faire le même trajet avec des modes de transports plus durables et bhen c’est une bonne chose de le faire. Tout comme le prendre moins souvent évidemment. Et si on peut éviter de pointer du doigt ce qui le font, c’est encore mieux ! Abonne toi pour + de décryptages climat et environnement @virginiehilssone Et bravo @Rivenzi ! 👏🏻👏🏻 #climat #ecologie #apprendresurtiktok #rechauffementclimatique #pfut #elevenallstars ♬ son original – Virginie Hilssone-Lévy ☀️

Concrètement, combien vous polluez en prenant l’avion ?

Pour vous donner une idée concrète de l’impact des voyages aériens, prenons l’exemple des Français. En 2019, la consommation moyenne annuelle de CO₂ par habitant en France était d’environ 4,5 tonnes. Un vol aller-retour Paris-New York (environ 11 000 km) génère en moyenne entre 1,5 et 2 tonnes de CO₂ par passager, soit environ 30 à 40% de l’empreinte carbone annuelle d’un Français moyen.

Cela montre à quel point les voyages aériens sont des contributeurs importants aux émissions de gaz à effet de serre. Si vous avez prévu un long vol, il est donc essentiel de prendre en compte ces chiffres et, si possible, de compenser vos émissions, par exemple via des programmes de compensation carbone. De petits gestes comme le choix de vols directs, qui réduisent les émissions liées aux escales, ou encore une attention particulière à la classe de cabine (la classe économique émet généralement moins par passager que la première classe), peuvent faire une différence.

Ainsi, la prochaine fois que vous ferez vos valises pour prendre l’avion, gardez à l’esprit l’impact écologique de votre vol. Et, surtout, prenez le temps de vérifier l’empreinte carbone via des calculateurs qui offrent des estimations complètes et transparentes.

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Vincent Mabire - Il y a 1 heure

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