En résumé
• Taxe portuaire à Mykonos et Santorin sera de 20 € dès le 1er juin 2026.• La taxe est répercutée sur le passager et ajoutée à son compte de bord.
• Voyager hors saison ou changer de destination réduit considérablement les coûts.
À partir du 1er juin 2026, chaque passager débarquant à Mykonos ou Santorin acquittera 20 € de taxe portuaire, soit quatre fois plus que dans les autres ports grecs. Annoncée à l’été 2025 par le ministère grec du Tourisme et confirmée par décret en début d’année, la taxe croisière Mykonos Santorin 2026 entre en application dans six semaines. Voici qui paie réellement, comment la facture apparaîtra à bord, et combien le surcoût représente sur une croisière en Égée.
Ce que dit la grille tarifaire 2026
Le dispositif grec repose sur trois fenêtres saisonnières, avec un tarif majoré sur les deux îles vedettes des Cyclades.
| Période | Mykonos / Santorin | Autres ports grecs |
|---|---|---|
| Haute saison (1er juin – 30 septembre) | 20 € | 5 € |
| Saison intermédiaire (avril-mai et octobre) | 12 € | 3 € |
| Basse saison (1er novembre – 31 mars) | 4 € | 1 € |
La taxe est due par escale. Un itinéraire combinant Mykonos et Santorin en juillet revient donc à 40 € par passager sur le seul poste portuaire. Les montants 2026, déjà esquissés à l’été 2025 lors de l’entrée en vigueur du dispositif initial, sont désormais confirmés et publiés au journal officiel grec. Pour le détail de la première version de la mesure, on pourra revenir sur la nouvelle taxe croisière en place dans les îles grecques.
Qui paie réellement, compagnie ou passager
La loi grecque rend l’armateur redevable de la taxe auprès des autorités portuaires. Mais les compagnies répercutent quasi systématiquement la dépense sur le passager.
MSC Croisières a clarifié sa politique : « We will simply add the fee to your shipboard account the night before each visit to a Greek port », indique le transporteur. Le montant est porté au compte de bord la veille de chaque escale, avec remboursement sous 24 heures si le passager choisit de rester à bord.
Costa, Norwegian Cruise Line et les majors américaines suivent la même logique. La ligne « Greek port fee » apparaît sur la facture de bord en fin de croisière, jamais dans le tarif catalogue affiché à la réservation. Conséquence pour le voyageur : le prix annoncé par l’agence n’inclut pas cette taxe, qu’il faut ajouter mentalement au devis.
Combien ça ajoute à votre croisière
Le calcul change radicalement selon la saison et l’itinéraire choisi.
| Itinéraire | Saison | Coût taxe / passager | Coût taxe / cabine double |
|---|---|---|---|
| Cyclades 7 nuits (Athènes–Mykonos–Santorin–Rhodes–Crète) | Juillet | 50 € | 100 € |
| Mini-croisière 4 jours (Mykonos + Santorin) | Juillet | 40 € | 80 € |
| Cyclades 7 nuits, même itinéraire | Avril-mai | 30 € | 60 € |
| Dodécanèse 7 nuits (Rhodes–Patmos–Kos–Crète) | Juillet | 20 € | 40 € |
Décaler son séjour de juillet à mai ou octobre fait économiser 40 % sur la taxe seule, sans compter les tarifs catalogue plus bas et la fréquentation moindre. Sur cette logique de hors-saison, les croisières Méditerranée mai-juin 2026 affichent jusqu’à 40 % de baisse par rapport à août. Bifurquer vers le Dodécanèse divise, lui, le surcoût par 2,5.
Mykonos-Santorin contre les autres îles grecques, l’arbitrage qui change
L’écart 20 € contre 5 € crée une vraie hiérarchie portuaire. Rhodes, Corfou, Crète, Kos et Patmos restent quatre fois moins taxées et concentrent désormais l’attention des compagnies qui retravaillent leurs itinéraires 2026.
Pour le voyageur attaché à l’expérience cycladique, Naxos, Paros et Milos offrent une atmosphère comparable à Santorin et Mykonos, sans la foule ni le surcoût. Notre comparatif détaillé montre pourquoi Naxos prend la place de Santorin dans les Cyclades en 2026. Plusieurs croisiéristes ont déjà glissé ces escales alternatives dans leurs catalogues été et automne.
Comparaison avec Venise et le reste de l’Europe
La Grèce s’inscrit dans une tendance européenne, mais frappe plus fort sur deux îles ciblées. Le Parlement européen a d’ailleurs validé en mars 2026 une stratégie commune contre l’overtourisme assortie de plafonds et de taxes, qui légitime ces dispositifs nationaux.
| Destination | Montant 2026 | Périmètre | Qui paie |
|---|---|---|---|
| Mykonos / Santorin | 20 € / escale (haute saison) | Toute escale croisière | Passager via compte de bord |
| Autres ports grecs | 5 € / escale | Toute escale croisière | Passager via compte de bord |
| Venise | 5 à 10 € / jour | Excursionnistes, jours pics, sur réservation | Visiteur terrestre |
| Amsterdam | 14 € / passager | Escale croisière | Passager |
| Dubrovnik | Forfait journée variable | Excursionnistes et croisiéristes | Visiteur |
Différence clé : la taxe grecque s’applique à toute escale croisière, sans créneau ni inscription préalable, et uniquement aux passagers de paquebots. Le voyageur arrivant en ferry depuis le Pirée ou en avion à Santorin n’est pas concerné.
Ce que ça change pour qui réserve maintenant
Quatre réflexes pour qui boucle sa croisière été 2026.
Vérifier d’abord si la compagnie inclut ou non la taxe dans le devis. La question doit être posée explicitement à l’agence, car la mention n’apparaît que rarement sur les fiches produit en ligne.
Privilégier la saison intermédiaire (avril-mai, octobre) ramène la taxe portuaire à 12 € au lieu de 20 €, avec un tarif catalogue plus bas et une fréquentation divisée par deux à Oia comme à Petite Venise.
Considérer l’arbitrage Cyclades contre Dodécanèse pèse aussi lourd. Trois escales à Rhodes, Crète et Patmos coûtent 15 € de taxe par passager, contre 60 € sur le triptyque vedette Mykonos-Santorin-une troisième île phare.
Anticiper enfin le règlement : la facture de bord se solde au débarquement final, en carte ou en espèces selon les compagnies. Prévoir le poste « taxes portuaires » au budget global de la croisière, au même titre que les pourboires automatiques.
À surveiller dans les prochaines semaines : la position du CLIA (Cruise Lines International Association) et d’éventuels ajustements d’itinéraires 2026 chez Royal Caribbean et Norwegian, dont les programmes Égée n’ont pas encore été révisés depuis la confirmation officielle des montants.