Le Disneyland Railroad, Paris

Le Val-d’Oise pourrait accueillir le premier parc Dragon Ball d’Europe sur les ruines de Mirapolis

Luc Rongier - Il y a 2 heures

En résumé

• Mirapolis pourrait devenir un parc Dragon Ball à Courdimanche.
• Qiddiya et l’Élysée négocient un projet touristique majeur.
• Le projet doit surmonter foncier, droits, transport et énergie.

    L’ancien site du parc Mirapolis, à Courdimanche dans le Val-d’Oise, pourrait renaître sous la forme d’une attraction dédiée à l’univers de Dragon Ball. Des négociations sont en cours entre l’Élysée et des investisseurs saoudiens autour de ce projet.

    Un projet porté par Qiddiya Investment Company sur le site de Mirapolis

    Le projet serait porté par Qiddiya Investment Company, une filiale du fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF), qui supervise déjà la construction de la ville de Qiddiya en Arabie saoudite. L’entreprise a récemment ouvert un bureau à Paris.

    Le site visé est celui de l’ancien parc d’attractions Mirapolis, situé à Courdimanche, dans le Val-d’Oise, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Paris. Ouvert en 1987 et inauguré par le Premier ministre de l’époque Jacques Chirac, Mirapolis fut le premier grand parc d’attractions français. Il a fermé ses portes en 1991, cinq ans seulement après son ouverture, en raison de difficultés financières et d’une fréquentation insuffisante.

    Le montant de l’investissement n’a pas été officiellement communiqué. Plusieurs sources évoquent une opération qui pourrait dépasser le milliard d’euros.

    Des discussions au plus haut niveau de l’État

    Selon les informations de Politico, l’Élysée mène des discussions confidentielles avec Riyad depuis plusieurs mois. Lors du sommet Choose France de juin 2026, le patron de Qiddiya, Abdullah Aldawood, s’est entretenu avec Emmanuel Macron. Le dossier de presse du sommet mentionnait la signature d’un protocole d’accord dans le but d’« explorer un projet majeur lié au tourisme et au divertissement en France ».

    Fin juillet 2026, une réunion de travail a été organisée sous l’autorité du préfet d’Île-de-France, Georges-François Leclerc, avec plusieurs ministères, RTE et Île-de-France Mobilités. Les échanges ont porté sur l’alimentation électrique du futur parc, les transports, le foncier et la gouvernance du projet. « On n’avait aucune information avant de recevoir la convocation à la réunion, mais on comprend que l’Élysée veut mettre la gomme sur le sujet », a confié un conseiller ministériel ayant participé aux échanges.

    Un parc inspiré d’un projet déjà en construction en Arabie saoudite

    La société Qiddiya développe déjà, près de Riyad, un immense complexe de loisirs qui doit accueillir le premier parc d’attractions Dragon Ball au monde. Ce parc doit occuper plus de 500 000 m² et s’articuler autour de sept zones thématiques inspirées de l’univers de la franchise, avec plus de trente attractions prévues, dont un Shenron monumental de 70 mètres de haut.

    Le projet français serait une version moins vaste que son homologue saoudien. Aucun plan, visuel ou descriptif propre au site de Courdimanche n’a cependant été dévoilé à ce jour.

    Des obstacles à franchir avant une éventuelle concrétisation

    L’ancien site de Mirapolis faisait déjà l’objet d’un autre projet d’aménagement pour des cottages touristiques. Un parc Dragon Ball supposerait de clarifier la propriété des terrains et d’obtenir l’accord des détenteurs des droits de la franchise pour une exploitation en France. Les questions d’accès routier, de desserte depuis le RER A, de capacités énergétiques et de contraintes environnementales devront également être résolues.

    La région Île-de-France a commenté auprès du Parisien que « ce serait une très bonne nouvelle pour le Val-d’Oise qui manque d’investissements étrangers ». Le député du Val-d’Oise Aurélien Taché (LFI) a en revanche déploré : « Nous sommes encore une fois mis devant le fait (accompli) des princes (saoudiens et français) ! » Le palais de l’Élysée et Qiddiya n’ont pas commenté ces informations.

    Luc Rongier
    Publié le 7 août 2026

    Je m’appelle Vincent Mabire. Je viens de Marseille, je suis responsable du service client chez Ulysse et rédacteur pour Ulysse News. Je traite l’actualité du voyage, les destinations et les évolutions du secteur du tourisme. Mon travail consiste à analyser les informations, à apporter du contexte et à produire des contenus clairs pour aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux et les défis liés au voyage.

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