En résumé
• Le Belize séduit par jungle, vestiges mayas et mer des Caraïbes.• Les sites sont peu fréquentés et le pays reste facile à parcourir.
• Une liaison via Montréal facilite l’accès depuis la France.
Entre forêt tropicale, vestiges mayas et eaux des Caraïbes, une petite destination d’Amérique centrale gagne en visibilité auprès des voyageurs français. Encore relativement discrète dans les catalogues touristiques européens, elle combine patrimoine archéologique, nature, plongée et déplacements sur un territoire compact.
Le Belize, un petit pays des Caraïbes encore peu fréquenté
Le pays en question est le Belize, situé entre le Mexique, le Guatemala et la mer des Caraïbes. Ancienne colonie britannique devenue indépendante en 1981, il couvre environ 22 970 km² et compte près de 400 000 habitants. L’anglais y est la langue officielle, une particularité en Amérique centrale, où l’espagnol domine dans les pays voisins.
Sa taille permet de relier plusieurs régions au cours d’un même séjour. Belize City sert souvent de point d’arrivée ou de transit avant de rejoindre l’intérieur du pays ou les îles de la côte. Luis Recinos, chef de produit Belize chez Voyageurs du Monde, décrit dans Le Figaro un réseau routier « en bon état et peu fréquenté ». Violette Duval, Française ayant parcouru l’Amérique centrale en 2025, explique, pour sa part, ne s’être « jamais sentie en danger » lors de son voyage en solo dans le pays.
Des cités mayas disséminées au cœur de la jungle
Le Belize possède plusieurs sites archéologiques hérités de la civilisation maya. Xunantunich, près de la frontière avec le Guatemala, est notamment connu pour sa pyramide principale, haute d’environ 40 mètres. Plus au sud, Caracol constitue le plus vaste site maya du territoire. Son développement remonte à la période classique de la civilisation maya.
Près de Belize City, Altun Ha conserve plusieurs temples, tandis que Lamanai se distingue par son emplacement au milieu de la végétation tropicale. Une partie du trajet vers ce site peut s’effectuer en bateau. Luis Recinos souligne qu’« il n’est pas rare de se retrouver seul au milieu de ces ruines ». Cette fréquentation plus limitée distingue ces sites de destinations archéologiques très visitées, comme Chichén Itzá, Tulum, au Mexique, ou Tikal, au Guatemala.
Une nouvelle liaison facilite le voyage depuis la France
Le Belize ne dispose toujours pas de vol direct au départ de la France ou de l’Europe. Les voyageurs doivent effectuer une correspondance, notamment en Amérique du Nord ou au Mexique, avant d’atterrir à l’aéroport international Philip S. W. Goldson, situé près de Belize City.
Depuis décembre 2025, Air Canada exploite une liaison saisonnière entre Montréal et Belize City. Les correspondances proposées depuis Paris, Nice et Toulouse offrent un itinéraire supplémentaire aux voyageurs français. Selon les horaires, un départ de France le matin permet de rejoindre le petit pays des Caraïbes dans la soirée. Voyageurs du Monde commercialise désormais des séjours entièrement consacrés au pays, généralement organisés sur une durée comprise entre 10 et 15 jours.
La barrière de corail du Belize attire plongeurs et amateurs de snorkeling
La côte constitue un autre pôle du tourisme bélizien. La barrière de corail du Belize est présentée comme la deuxième plus longue au monde après la Grande Barrière de corail australienne. Le Great Blue Hole, vaste cavité marine circulaire, figure parmi les sites de plongée les plus connus du pays.
Les atolls de Glover’s Reef et de Turneffe sont également fréquentés pour la plongée et le snorkeling. Les eaux locales abritent notamment des tortues, requins nourrices et lamantins. Gérard Carnot, directeur d’Ultramarina, met en avant la diversité des fonds marins proposés aux plongeurs.
L’offre d’hébergement accompagne cette diversification touristique. Sylvie Bernon, directrice de Club Faune, cite notamment le Copal Tree Lodge, le Gaia River Lodge, le Blancaneaux Lodge, le Hamanasi Adventure & Dive Resort, The Lodge at Jaguar Reef et le Naia Resort & Spa. Ces établissements sont répartis entre l’intérieur du pays et le littoral, ce qui permet de combiner jungle, sites mayas et séjours au bord de la mer des Caraïbes au cours d’un même voyage.