En résumé
• Le sémaphore de Callelongue rouvre à Marseille après restauration.• Ancien poste maritime, il offre un panorama sur les Calanques.
• Le site sensibilise à l’histoire et à la biodiversité locale.
À Marseille, un ancien bâtiment consacré à la surveillance maritime accueille de nouveau les visiteurs après plusieurs années de fermeture et de travaux. Perché au-dessus de la Méditerranée, il offre un panorama sur le littoral et permet de découvrir une partie de l’histoire locale. Sa réouverture s’accompagne d’aménagements destinés à préserver le patrimoine et à sensibiliser le public à la biodiversité des Calanques.
Le sémaphore de Callelongue rouvre au public après plusieurs années de restauration
Le sémaphore de Callelongue, situé dans le 8e arrondissement de Marseille, a été officiellement inauguré le 8 octobre 2026, après plusieurs campagnes de restauration. Ce bâtiment historique, perché à 109 mètres d’altitude, surplombe la calanque de Callelongue, dans les Bouches-du-Rhône.
Longtemps laissé à l’abandon, le site a été réhabilité par le Parc national des Calanques afin d’accueillir ponctuellement des visiteurs et des groupes scolaires. Selon le communiqué publié le 8 octobre 2026 par le Parc national des Calanques, cette réouverture vise à faire découvrir le patrimoine historique du sémaphore tout en sensibilisant le public à la préservation des espaces naturels environnants.
Depuis le site, les promeneurs peuvent observer le massif des Calanques, l’archipel de Riou et l’île Maïre. Le panorama s’étend également sur la Méditerranée et une partie du littoral marseillais. L’accès s’effectue depuis le petit port de Callelongue, en empruntant un ancien chemin muletier. Il faut compter environ 20 minutes de marche pour atteindre le bâtiment, au terme d’un sentier pentu récemment rénové.
Construit en 1863 sous Napoléon III, un ancien poste de surveillance maritime
L’histoire du sémaphore de Callelongue remonte à 1863, sous le règne de Napoléon III. Construit par l’État, il faisait partie du dispositif de surveillance et de communication maritime installé sur le littoral marseillais.
Le bâtiment servait notamment à surveiller les mouvements des navires et à transmettre des informations aux autres installations présentes sur la côte. Il avait remplacé l’ancienne vigie de Marseilleveyre, utilisée depuis le XVIe siècle, dont la visibilité était régulièrement limitée par la brume.
Après avoir perdu sa fonction militaire, le sémaphore a été déclassé par la Marine nationale à la fin du XXe siècle. Progressivement dégradé, il a été confié au Parc national des Calanques en 2015. Une première campagne de sécurisation et de restauration a été menée entre 2018 et 2020. De nouvelles interventions ont ensuite été programmées pour permettre l’accueil du public.
Plus de 400 000 euros consacrés à la restauration du bâtiment et de son accès
Les derniers travaux de réhabilitation du sémaphore ont été réalisés au printemps 2026, pour un montant de 350 000 euros. Ils ont notamment permis de restaurer les façades, de protéger l’intérieur du bâtiment contre les infiltrations et d’installer des portes, des fenêtres et des volets adaptés aux conditions météorologiques du littoral.
La restauration a bénéficié du soutien financier de l’État, du Département des Bouches-du-Rhône et du groupe CMA CGM. Les dernières interventions sur le bâtiment ont été confiées à l’entreprise AMAK, sous la maîtrise d’œuvre de Talea Architecture, avec l’architecte Christel Reginensi.
Parallèlement, 80 000 euros supplémentaires ont été consacrés à la réhabilitation du sentier d’accès, portant à 430 000 euros le montant cumulé des travaux mentionnés pour le bâtiment et son chemin d’accès.
Ce chantier a été confié à l’entreprise VERTIALP, sous la maîtrise d’œuvre de TOPOgraphik. Il a permis de remettre en état l’ancien chemin muletier et de limiter l’érosion des sols. Plusieurs passages non officiels ont également été condamnés afin de réduire le piétinement des espaces naturels et de protéger les habitats environnants.
Un lieu consacré à la découverte du patrimoine et de la biodiversité des Calanques
Le sémaphore restauré accueillera désormais des activités consacrées à l’histoire maritime et à la préservation de l’environnement. À l’intérieur, des dispositifs pédagogiques présentent le patrimoine naturel et culturel du territoire. Ils ont été conçus avec la participation de l’association Le Passe Muraille et de la société Empreinte Signalétique.
Sur la terrasse extérieure, des plaques en lave émaillée permettent aux visiteurs de mieux comprendre les paysages environnants. Elles fournissent également des informations sur les fonds marins et les épaves situées au large de Marseille.
Gaëlle Berthaud, directrice du Parc national des Calanques, a expliqué l’objectif de cette réouverture : « C’est pas seulement un beau paysage que l’on prend en photo, c’est aussi comprendre qu’on est au milieu d’espèces protégées ». Le bâtiment conservera également une fonction opérationnelle en accueillant régulièrement les écogardes du parc, chargés notamment d’informer et de sensibiliser les visiteurs.
Comment visiter le sémaphore de Callelongue à Marseille ?
Le sémaphore de Callelongue n’est pas ouvert tous les jours. Son intérieur est accessible lors d’ouvertures ponctuelles organisées par le Parc national des Calanques. Les premières visites ont été programmées le lundi 19 octobre 2026, de 13 heures à 16 heures, ainsi que le samedi 24 octobre 2026, de 9 h 30 à 12 h 30.
Les visiteurs sont accueillis par les écogardes, qui présentent l’histoire du bâtiment et les travaux réalisés. D’autres animations et visites destinées aux groupes scolaires doivent être organisées selon un calendrier défini par le parc.
Pour rejoindre le site, il faut se rendre à la calanque de Callelongue, au sud de Marseille, puis emprunter le sentier balisé en jaune. La montée nécessite une vingtaine de minutes de marche sur un parcours pentu.
Le belvédère extérieur permet d’observer les paysages en dehors des périodes d’ouverture de l’intérieur du bâtiment, sous réserve des éventuelles restrictions d’accès aux espaces naturels.