En résumé
• Santander: ville atlantique douce et moins fréquentée en septembre• Plages urbaines, baie, Magdalena et promenades côtières
• Musées, marchés et excursions vers Altamira, Comillas, Santoña
Une ville du nord de l’Espagne offre en septembre un équilibre entre douceur de fin d’été, plages urbaines et découvertes culturelles. Moins fréquentée qu’en pleine saison, elle se parcourt à un rythme plus paisible.
Une ville face à l’Atlantique
Santander, capitale de la Cantabrie, fait face à l’Atlantique. Sa baie s’ouvre largement, protégée par la péninsule de la Magdalena et la langue de sable d’El Puntal. Derrière les grues du port et les ferries, la ville déploie des jardins, des façades claires et des collines tournées vers le golfe de Gascogne. L’air y est plus vif que sur la côte méditerranéenne, les marées imposent leur rythme et l’océan reste visible presque partout.
Le centre porte encore la trace de l’incendie de 1941, qui a détruit une grande partie de la vieille ville. Les jardins de Pereda constituent un point de départ pour la promenade. Au-dessus de la baie, le Centro Botín, dessiné par Renzo Piano, semble suspendu entre les arbres et le quai. À quelques pas, le marché de la Esperanza propose poissons du Cantabrique, anchois, coquillages et crustacés. Dans les bars, les rabas, des anneaux de calmar frits, accompagnent l’apéritif.
Plages urbaines et promenades côtières
La promenade se prolonge vers la péninsule de la Magdalena. Son palais, construit au début du XXᵉ siècle, a servi de résidence d’été à Alphonse XIII et à la reine Victoire-Eugénie. Le chemin qui en fait le tour offre des vues sur l’île de Mouro. Plus à l’ouest s’étire El Sardinero, une succession de grandes plages séparées par un promontoire rocheux, indique Figaro Nautisme.
Santander propose plusieurs plages sans quitter la ville. Los Peligros, la Magdalena et Bikinis regardent la baie, avec des eaux généralement plus abritées que celles d’El Sardinero, exposé au large. De l’autre côté de la baie, Somo et Loredo ouvrent un ruban de sable plus vaste, accessible par des vedettes saisonnières lorsque les liaisons fonctionnent. Les marées modifient fortement la largeur du sable et les courants ne sont pas uniformes.
Culture et excursions aux alentours
Le Musée maritime du Cantabrique s’étend sur plus de 3 000 m². Ses collections abordent la navigation, la pêche, la construction navale et la vie marine. Le sentier côtier mène ensuite vers Mataleñas et le cap Mayor, jusqu’au phare qui signale cette côte exposée aux navigateurs. Les jours de mer forte, il est conseillé de rester en retrait des rebords et des rochers.
Santander permet aussi de rayonner. Le musée d’Altamira, près de Santillana del Mar, propose une reconstitution des peintures préhistoriques sans accéder à la grotte originale. Vers l’ouest, la côte mène à Suances puis Comillas, connue pour le Capricho de Gaudí. Vers l’est, Santoña reste associée à ses conserveries d’anchois et à son estuaire. Le réseau de bus relie facilement la Magdalena, El Sardinero et les secteurs plus éloignés du littoral.
Une météo changeante mais douce
À la fin du mois de septembre, Santander conserve généralement des températures douces, avec une fréquentation plus modérée. Une veste imperméable reste utile : sur la côte cantabrique, éclaircies, nuages bas et averses peuvent se succéder dans la même journée. Cette météo changeante n’empêche pas les visites, mais invite à alterner plages, promenades et musées selon le ciel.
Les vedettes de la baie offrent une autre manière de rejoindre Somo lorsque les rotations saisonnières sont assurées. Ceux qui arrivent par la mer doivent tenir compte du trafic commercial, des ferries et des courants de marée. La majorité des visiteurs peut toutefois découvrir la ville sans voiture, grâce au réseau de bus qui dessert le centre et le littoral.