mer d’Aral

L’un des plus grands lacs du monde a disparu, laissant un désert toxique

Vincent Mabire - Il y a 1 an

En résumé

• La mer d’Aral a presque disparu, remplacée par un désert toxique dangereux.
• Les poussières toxiques contaminent l’air, l’eau potable et accélèrent le réchauffement.
• Plus de 3 millions de personnes souffrent des conséquences sanitaires et agricoles.

    Autrefois le quatrième plus grand lac du monde, la mer d’Aral a presque totalement disparu. À sa place, un désert toxique s’étend, libérant dans l’air des poussières dangereuses pour la santé humaine et l’environnement.

    Une évaporation progressive jusqu’à la disparition

    Située entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, la mer d’Aral couvrait 66 458 km² dans les années 1960. Aujourd’hui, il n’en reste qu’environ 8 000 km². L’irrigation massive des cultures environnantes a détourné les principaux fleuves alimentant le lac, accélérant son assèchement.

    Depuis les années 2000, l’eau s’est évaporée à une vitesse inquiétante, laissant derrière elle une immense plaine désertique. Cet assèchement ne marque pas seulement la disparition d’un lac, mais aussi celle de tout un écosystème.

    Un désert qui crache de la poussière toxique

    Avec l’eau disparue, le sable contaminé du fond de l’ancien lac est désormais exposé aux vents. Ces tempêtes de poussières toxiques transportent des résidus de pesticides, d’engrais chimiques interdits et même des traces de substances militaires soviétiques utilisées dans la région.

    Ces particules voyagent sur des centaines de kilomètres, dégradant la qualité de l’air et contaminant l’eau potable. Elles s’accumulent aussi sur les glaciers, accélérant leur fonte et amplifiant le réchauffement climatique.

    Une tragédie qui menace d’autres lacs

    La disparition de la mer d’Aral est aujourd’hui considérée comme l’une des pires catastrophes environnementales modernes. D’après les Nations unies, ce phénomène pourrait bientôt se reproduire ailleurs, notamment en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord.

    Le scénario est toujours le même : une combinaison de surexploitation des ressources en eau et de changement climatique, menant à la disparition progressive des lacs et rivières.

    Des conséquences désastreuses pour les populations

    La disparition de la mer d’Aral affecte plus de 3 millions de personnes qui dépendent encore de son eau pour l’agriculture et leur consommation quotidienne. Le manque d’eau, combiné aux tempêtes de poussière, entraîne une hausse des maladies respiratoires et une dégradation des terres cultivables, aggravant les conditions de vie.

    Malgré les alertes, les pratiques d’irrigation intensive continuent, rendant tout projet de restauration de plus en plus incertain. Selon le média Futura Sciences, la situation de la mer d’Aral pourrait être le prélude à d’autres désastres hydriques à travers le monde.

    Vincent Mabire
    Publié le 10 février 2025

    Je m’appelle Vincent Mabire. Je viens de Marseille, je suis responsable du service client chez Ulysse et rédacteur pour Ulysse News. Je traite l’actualité du voyage, les destinations et les évolutions du secteur du tourisme. Mon travail consiste à analyser les informations, à apporter du contexte et à produire des contenus clairs pour aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux et les défis liés au voyage.

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