Cortina après les JO 2026 retrouve ses Dolomites sauvages, ses prix doux et ses pistes olympiques

Vincent Mabire - Il y a 4 heures

En résumé

• Les Dolomites offrent des infrastructures post-JO modernes et des prix plus bas dès mi-mars.

• Les offres Springdays proposent des séjours économiques avec réductions et forfaits ski.

• L'itinéraire Milan-Cortina en 5 jours permet de découvrir la métamorphose post-olympique.

    À peine la brume matinale levée, les sommets des Dolomites émergent, découpés comme une dentelle de pierre rose. Les dernières flammes olympiques se sont éteintes à Vérone le 22 février, les Paralympiques s’achèvent le 15 mars. La fête est finie. Mais l’infrastructure flambant neuve, elle, reste. Les remontées mécaniques tournent toujours, les pistes brillent sous le soleil de mars, et les prix, eux, retombent enfin. Ce que Cortina après JO 2026 offre aux voyageurs malins : des Dolomites débarrassées de la fièvre olympique, un itinéraire Milan-Cortina en 5 jours, et des promos printemps qui démarrent dès le 15 mars.

    Ce que les JO laissent derrière eux (et c’est une bonne nouvelle)

    Imaginez : des remontées mécaniques neuves qui grimpent sans un bruit vers les crêtes de Cortina d’Ampezzo, des routes élargies qui serpentent entre les sapins, des espaces publics repensés où le béton a laissé place à la pierre locale. Les Jeux olympiques d’hiver 2026 ont transformé la reine des Dolomites, et tout cela reste.

    La piste Olympia delle Tofane, celle où les meilleures skieuses du monde ont dévalé à plus de 120 km/h, rouvre au public dès le 16 mars (le lendemain de la clôture des Paralympiques). Les zones Roncato et San Zan, rénovées pour l’occasion, offrent 120 km de pistes qui resteront ouvertes jusqu’au 30 avril 2026. Le Cortina Sliding Centre, reconstruit sur le site historique de la piste Eugenio Monti (fermée en 2008), accueillera les compétitions internationales de bobsleigh et de luge pour les années à venir — il est déjà sélectionné pour les Jeux olympiques de la jeunesse Dolomiti Valtellina 2028.

    À Milan, le village olympique de Porta Romana entame sa reconversion en résidence étudiante de 1 700 lits, la plus grande d’Italie en logement social universitaire. Le quartier, complètement transformé, vaut le détour pour sentir cette effervescence post-olympique : chantiers ambitieux, commerces et cafés qui poussent autour de la nouvelle place olympique.

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    Combien ça coûte vraiment après les JO

    Pendant les Jeux, les prix avaient atteint des sommets dignes des Tofane. Les hôtels de Cortina centre affichaient des tarifs gonflés de 200 à 280 % par rapport à la normale, soit 400 à 600 € la nuit. Dans le nord de l’Italie, les prix hôteliers avaient bondi de 49 % par rapport à 2025, selon les données du secteur. Même les villes satellites comme Dobbiaco facturaient 140 à 220 € la nuit.

    Dès la mi-mars, retour à la normale. Comptez entre 100 et 180 € la nuit à Cortina, un tarif qui reste celui d’une station premium mais qui n’a plus rien à voir avec la folie olympique. Le forfait Dolomiti Superski tourne autour de 86 € par jour, dégressif en multi-jours, avec une réduction de 5 % pour tout achat en ligne au moins deux jours avant. À titre de comparaison, c’est un tarif comparable aux grandes stations alpines européennes.

    Et puis il y a les Dolomiti Springdays, le bon plan que les habitués connaissent bien. Dès le 15 mars : formule Springdays L avec 7 nuits pour le prix de 6 et forfait ski 6 jours pour le prix de 5. À partir du 22 mars et jusqu’au 19 avril, la formule Springdays S passe à 4 nuits et 4 jours de ski pour le prix de 3. Ajoutez 15 % de réduction sur un cours de ski collectif de 5 jours minimum, et vous obtenez un rapport qualité-prix difficile à battre dans les Alpes à cette période.

    Itinéraire 5 jours : Milan, puis les Dolomites

    Jour 1 et 2 : Milan. On commence par la ville, libérée des foules olympiques. Le Duomo retrouve son calme, les Navigli leur nonchalance. Direction le quartier Brera pour un espresso en terrasse, puis Porta Romana pour observer la métamorphose post-olympique du village des athlètes. Milan en mars, c’est la douceur lombarde qui s’installe, les premières terrasses qui rouvrent, la lumière dorée sur les façades ocre.

    Jour 3 : Transit vers Cortina. Train Trenitalia de Milan à Padoue ou Venise (1h30 à 2h30), puis le Cortina 2026 Link, un billet combiné train et bus qui passe par Ponte nelle Alpi (bus à 7,50 € le trajet, places limitées — réservez à l’avance). Alternative pour les amoureux de la route : location de voiture, 4 heures via Bolzano, avec des panoramas qui valent chaque kilomètre.

    Jour 4 : Cortina et les pistes olympiques. Ce qui frappe d’abord, c’est le silence. Après les clameurs des Jeux, Cortina après JO 2026 retrouve cette quiétude alpestre qui fait sa magie. Ski sur l’Olympia delle Tofane (frisson garanti de descendre la même piste que les championnes olympiques), exploration des Cinque Torri et de leur décor lunaire, puis visite du Sliding Centre pour voir de près la piste de bobsleigh. Pour ceux qui préfèrent la lenteur : randonnée en raquettes dans le silence cotonneux des sapins, puis déjeuner de polenta et fromage fumé dans un refuge d’altitude.

    Jour 5 : Les Dolomites profondes. Cap vers le Lago di Braies, ce lac d’émeraude encerclé de parois verticales que l’on croirait inventé par un peintre. Si l’enneigement le permet, poussée vers les Tre Cime di Lavaredo, ces trois tours de calcaire qui surgissent du brouillard comme des cathédrales. Retour par Bolzano ou Venise, selon l’humeur.

    @nbcolympics

    The backdrop to Milano Cortina 2026 is going to be unreal. 😮 (🎥 @Milano Cortina 2026) #WinterOlympics #WinterParalympics #olympics #paralympics #italy #milano #cortina

    ♬ original sound – NBC Olympics & Paralympics

    Comment s’y rendre depuis la France

    Pour les voyageurs partant de Paris, le TGV INOUI relie Paris à Milan en environ 7 heures, avec des tarifs à partir de 29 € en réservant à l’avance (jusqu’à 10 liaisons quotidiennes). Depuis Lyon, comptez 4h30 de TGV via Turin, à partir de 35 €. Depuis Nice ou Marseille, le train côtier via Gênes rejoint Milan, ou un vol low-cost easyJet Nice-Milan tourne autour de 40 €.

    De Milan à Cortina, le trajet se fait en deux temps : Trenitalia jusqu’à Padoue ou Venise (1h30 à 2h30), puis le Cortina 2026 Link (billet combiné train et bus). Jusqu’à 40 liaisons quotidiennes sur la ligne Padoue-Belluno pendant la haute saison. Pour ceux qui ont suivi les mésaventures ferroviaires des JO, rassurez-vous : le réseau retrouve sa cadence normale après les Jeux.

    Pourquoi mars est le moment idéal pour Cortina après les JO 2026

    Les foules olympiques sont parties. Les touristes d’été ne sont pas encore là. Entre les deux, il y a ce créneau doré : du 16 mars au 30 avril, quand le soleil de printemps inonde les Dolomites d’une lumière chaude et rasante, quand la neige tient encore sur les sommets mais fond doucement dans les vallées, quand les terrasses des refuges sentent le vin chaud et le bois brûlé.

    Mars dans les Dolomites, c’est l’ensoleillement le plus généreux de la saison, la neige encore abondante en altitude, et ces tarifs de mi-saison qui font sourire. Les pistes olympiques de Cortina et Bormio sont ouvertes au public, les promos Springdays battent leur plein, et cette infrastructure olympique toute neuve n’attend que vous. Pour ceux qui veulent explorer d’autres villages italiens hors des sentiers battus, le nord de l’Italie regorge de pépites accessibles depuis Cortina.

    Les JO ont mis Cortina sur toutes les cartes. Mais c’est maintenant, sans les foules et sans les prix, que les Dolomites se savourent vraiment. On repart avec, au fond des yeux, ces teintes impossibles de rose et de blanc, ces silhouettes de pierre découpées sur le ciel bleu. Certains paysages ne s’oublient pas.

    Vincent Mabire
    Publié le 24 février 2026

    Je m’appelle Vincent Mabire. Je viens de Marseille, je suis responsable du service client chez Ulysse et rédacteur pour Ulysse News. Je traite l’actualité du voyage, les destinations et les évolutions du secteur du tourisme. Mon travail consiste à analyser les informations, à apporter du contexte et à produire des contenus clairs pour aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux et les défis liés au voyage.

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