Centenaire Monet 2026 : cinq expos majeures entre Paris et la Normandie, et l’itinéraire pour tout voir

Anna Duplantis - Il y a 3 heures

En résumé

• Le centenaire Monet 2026 propose plus de 100 événements entre Paris et la Normandie.

• Cinq expositions majeures explorent les œuvres et l'influence de Monet.

• Le festival Normandie Impressionniste présente art contemporain de mai à septembre.

    Imaginez la lumière de fin d’après-midi sur l’étang aux nymphéas de Giverny. Les reflets bougent à peine, les saules pleureurs effleurent la surface de l’eau. C’est exactement ce que Claude Monet a peint des centaines de fois, dans cette quête obsessionnelle de la lumière qui a redéfini la peinture. En 2026, cent ans après sa disparition, le centenaire Monet 2026 mobilise plus de 100 événements entre Paris et la Normandie pour célébrer son héritage. Cinq expositions majeures, un festival d’art contemporain dans toute la région et des lieux qui n’ont presque pas changé depuis ses toiles : on a construit l’itinéraire idéal pour tout voir.

    Cinq expositions incontournables entre Paris, Giverny et Le Havre

    Le centenaire Monet 2026 se déploie sur toute l’année, de mars à janvier 2027, dans cinq musées qu’il serait dommage de visiter au hasard.

    À Giverny, le Musée des impressionnismes ouvre le bal dès le 27 mars avec « Avant les Nymphéas. Monet découvre Giverny, 1883-1890 » (jusqu’au 5 juillet 2026). Une trentaine de toiles racontent les années où le peintre explore son nouveau territoire, bien avant les célèbres nénuphars. L’exposition est suivie d’une carte blanche à Daniel Buren (17 juillet au 1er novembre), dialogue entre art contemporain et héritage impressionniste.

    Au Havre, sa ville natale, le MuMa accueille « Monet au Havre » du 5 juin au 27 septembre 2026. Environ 80 œuvres (peintures, dessins, carnets de croquis, photographies) retracent les années formatrices du peintre, de 1845 à 1874, jusqu’à la première exposition impressionniste à Paris. Une occasion idéale pour combiner avec un week-end au Havre et la découverte de la ville reconstruite par Perret.

    À Paris, deux rendez-vous majeurs à l’automne. Le Musée de l’Orangerie, qui abrite en permanence le cycle des Nymphéas, présente « Monet, peindre le temps » du 30 septembre 2026 au 25 janvier 2027. Près de quarante tableaux, principalement issus des collections d’Orsay et du Marmottan, explorent la relation de l’œuvre au temps : des Meules aux Peupliers, de la cathédrale de Rouen aux Nymphéas. Une expérience de réalité virtuelle de 20 minutes, « Monet, au fil de l’eau », accompagne l’exposition.

    Quasi simultanément, le Musée Marmottan Monet dévoile « Histoires du paysage, de Monet à Hockney (1890-2025) » du 24 septembre 2026 au 31 janvier 2027. Ce qui frappe d’abord, c’est l’ambition : retracer l’influence du maître de l’impressionnisme sur les artistes des XXe et XXIe siècles, dans le musée qui possède la plus grande collection Monet au monde.

    Le festival Normandie Impressionniste : six mois d’art contemporain en plein air

    Parallèlement aux expositions, le festival Normandie Impressionniste revient pour sa 6e édition du 27 mai au 29 septembre 2026, avec un thème qui résonne comme une évidence : « Un possible jardin ». L’idée est de prolonger les principes du jardin de Giverny à travers toute la Normandie. L’édition précédente, en 2024, avait attiré plus de 2 millions de visiteurs.

    Plus de 70 projets se déploient entre Rouen, Caen, Le Havre, Dieppe et Honfleur : expositions, installations dans l’espace public, spectacles vivants, créations pluridisciplinaires. La liste des artistes donne le vertige : Ai Weiwei, Fujiko Nakaya (ses sculptures de brouillard transforment les paysages), Sarah Moon, Studio Drift, Mika Ninagawa, Noémie Goudal, Céleste Boursier-Mougenot. Chaque ville normande devient galerie à ciel ouvert — la SNCF avait d’ailleurs identifié ces paysages de Normandie parmi les plus beaux de France.

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    Quand y aller : le calendrier saison par saison

    Difficile de tout voir en une seule visite. Le centenaire Monet 2026 se vit différemment selon la saison.

    Au printemps (mars-mai), c’est le moment idéal pour combiner Giverny et le festival. Les jardins de la Fondation Monet ouvrent le 1er avril, les glycines du pont japonais explosent de violet, et l’expo « Avant les Nymphéas » bat son plein. Bon plan : l’entrée au Musée des impressionnismes est gratuite le premier dimanche d’avril, mai et juin.

    En été (juin-septembre), les nymphéas sont en pleine floraison (de juin à septembre, les fleurs s’ouvrent le matin et se referment l’après-midi). Le MuMa ouvre au Havre et le festival Normandie Impressionniste déploie ses installations en plein air. La lumière normande prend alors ces teintes impossibles que Monet a passé sa vie à capturer.

    À l’automne (septembre-décembre), Paris reprend la main. L’Orangerie et le Marmottan ouvrent quasi simultanément fin septembre : le combo idéal pour un week-end parisien consacré à Monet. Les jardins de Giverny restent ouverts jusqu’au 1er novembre, dans les couleurs fauves de l’automne.

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    L’itinéraire idéal sur 2-3 jours entre Paris, Giverny et la côte normande

    Voici le parcours que l’on recommande pour ne rien manquer.

    Jour 1, Paris. Commencez par le Musée de l’Orangerie le matin (ouvert dès 9h, fermé le mardi). On traverse les Tuileries à pied, les mêmes allées que Monet arpentait. L’après-midi, direction le Musée Marmottan Monet dans le 16e arrondissement, qui abrite notamment Impression, soleil levant, le tableau qui a donné son nom au mouvement. Parmi les musées qui rouvrent en 2026, ces deux institutions font figure de valeurs sûres.

    Jour 2, Giverny. Train depuis la Gare Saint-Lazare (la gare que Monet a peinte !) jusqu’à Vernon-Giverny (46 minutes pour les directs, billets à partir de 10 €). Depuis la gare, navette jusqu’aux jardins (8-10 € aller-retour, 15 minutes, calée sur les horaires des trains). La matinée à la Fondation Claude Monet : le pont japonais, l’étang aux nymphéas, la maison aux volets verts, l’atelier des Nymphéas. L’après-midi, le Musée des impressionnismes, juste à côté. Billet combiné musée + jardins : 25 € adulte, gratuit pour les moins de 18 ans.

    Jour 3, côte normande. Vernon vers Rouen (la cathédrale que Monet a peinte 30 fois selon la lumière, le musée des Beaux-Arts), puis Le Havre pour le MuMa, ou Étretat pour les falaises immortalisées dans ses toiles de 1883-1886. On termine à Honfleur, port de naissance de l’impressionnisme, musée Eugène-Boudin (le maître de Monet).

    Variante week-end : Jour 1, Paris (Orangerie + Marmottan). Jour 2, Giverny aller-retour depuis Paris.

    Infos pratiques : billets, tarifs et bons plans

    Voici ce qu’il faut savoir avant de réserver.

    Fondation Claude Monet (Giverny) : 13 € adulte, 7 € enfant (7-17 ans), gratuit moins de 7 ans. Ouverte du 1er avril au 1er novembre 2026, 10h-18h (dernière admission 17h30). Réservation en ligne recommandée, surtout en mai-juin.

    Musée des impressionnismes Giverny : 12 € (9 € tarif réduit), gratuit moins de 18 ans. Billet combiné avec la Fondation Monet : 25 €. Pass annuel : 30 €. Gratuit les 1ers dimanches d’avril, mai et juin.

    Musée de l’Orangerie (Paris) : 12,50 € (gratuit pour les moins de 26 ans résidents de l’EEE). Ouvert 9h-18h sauf mardi. Nocturne le vendredi jusqu’à 21h (10 €).

    Musée Marmottan Monet (Paris) : 14 € (9 € tarif réduit), gratuit moins de 7 ans. Ouvert mardi-dimanche 10h-18h, nocturne le jeudi jusqu’à 21h.

    Bon plan : le Paris Museum Pass couvre l’Orangerie et Orsay. Pour Giverny, achetez le billet combiné musée + Fondation sur place (25 €), c’est le meilleur rapport qualité-prix.

    Comment s’y rendre depuis les grandes villes françaises

    Pour les voyageurs partant de Paris, tout commence à la Gare Saint-Lazare. Direction Vernon-Giverny en TER (46 min direct, à partir de 10 €, environ 27 trains par jour), puis navette ou vélo jusqu’à Giverny (location possible à la gare de Vernon). Pour Le Havre, compter 2h15 en direct depuis Saint-Lazare. Pour Rouen, 1h15.

    Depuis Lyon, Marseille ou Bordeaux, TGV vers Paris (Gare de Lyon ou Montparnasse), puis correspondance à la Gare Saint-Lazare. En voiture, autoroute A13 direction Rouen, sortie Vernon-Giverny (1h15 depuis Paris sans bouchons). Parking gratuit à Giverny.

    Et si la Normandie de l’Eure vous tente, les châteaux et jardins de la région s’intègrent parfaitement à l’itinéraire du centenaire Monet 2026.

    Et si Monet revenait : les lieux qui n’ont presque pas changé

    Ce qui frappe, quand on place un tableau de Monet à côté du paysage réel, c’est à quel point certains endroits ont résisté au temps.

    Les jardins de Giverny, restaurés à l’identique : le pont japonais couvert de glycines, l’étang aux nymphéas où la lumière joue exactement comme dans ses toiles, la maison aux volets verts où l’on entre dans sa cuisine jaune et sa salle à manger bleue. La cathédrale de Rouen, dont la façade gothique change de couleur selon l’heure, exactement comme dans la série de 30 tableaux peints entre 1892 et 1894. Les falaises d’Étretat, ce même arc de craie blanche plongeant dans la Manche que Monet a immortalisé entre 1883 et 1886. Le port de Honfleur, point de départ de l’impressionnisme, où Eugène Boudin a initié le jeune Monet à la peinture en plein air.

    On repart avec, au fond des yeux, cette lumière normande si particulière, celle qui a tout déclenché il y a 150 ans. Certains paysages ne s’oublient pas. Et si c’était le moment d’aller vérifier par vous-même ?

    Anna Duplantis
    Publié le 19 mars 2026

    Pilote de la communication chez Ulysse, je partage ici l’actualité du voyage et les tendances du moment. Hâte d’échanger avec vous en commentaires, Anna.

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