Surnommée “la vallée heureuse”, cette région du Maroc reste loin des foules et des grands circuits touristiques

Luc Rongier - Il y a 2 heures

En résumé

• Vallée fertile du Haut Atlas, surnommée « vallée heureuse »
• Villages en pisé, ighrems et gestion communautaire locale
• Géoparc UNESCO du M'Goun, randonnée et paysages préservés

    Au cœur du Haut Atlas central marocain, la vallée d’Aït Bouguemez s’étire sur une trentaine de kilomètres. Surnommée la « vallée heureuse », elle mêle champs irrigués, villages en pisé et hauts sommets. À plus de 1 800 mètres d’altitude, le décor surprend par son contraste entre un fond de vallée verdoyant et des reliefs minéraux.

    Une vallée surnommée la « vallée heureuse »

    La vallée d’Aït Bouguemez est surnommée la « vallée heureuse » depuis longtemps. Ce surnom évoque un territoire fertile, habité et relativement préservé. La vallée compte une trentaine de villages et conserve des formes d’organisation locale liées à l’eau, aux forêts et aux pâturages.

    Le fond de la vallée forme une mosaïque de vergers, de cultures et de prairies. Des pommiers, des noyers, des céréales et des cultures maraîchères y côtoient les pâturages d’altitude. L’irrigation permet de valoriser les terres, tandis que les troupeaux gagnent les hauteurs en été, après la fonte des neiges.

    Des villages en pisé au cœur du Haut Atlas

    Les villages en pisé constituent l’une des signatures d’Aït Bouguemez. Certains abritent encore d’anciens greniers collectifs fortifiés, appelés ighrems, témoins d’une organisation communautaire ancienne. Le patrimoine bâti se fond dans les teintes ocre des montagnes environnantes, rapporte Le Dauphiné Libéré.

    Cette architecture s’inscrit dans une longue histoire amazighe. Les maisons, les greniers collectifs et les terres agricoles racontent une société adaptée aux contraintes de l’altitude. Dans cette vallée longtemps enclavée, la gestion collective de certaines ressources, notamment l’eau, les forêts et les pâturages, a contribué à préserver des pratiques locales.

    La vallée d’Aït Bouguemez, territoire du Géoparc UNESCO du M’Goun

    La vallée appartient au Géoparc mondial UNESCO du M’Goun, reconnu en 2014. Ce territoire associe patrimoine géologique, biodiversité et héritage culturel. À Aït Bouguemez, les randonneurs peuvent découvrir des empreintes de dinosaures et les paysages du Haut Atlas.

    Le M’Goun, à 4 071 mètres, domine le massif et attire les amateurs de trek. La randonnée reste l’un des meilleurs moyens de découvrir Aït Bouguemez. Des itinéraires parcourent les villages, les terrasses agricoles et les versants, tandis que les sommets voisins offrent un terrain plus exigeant.

    Une vallée préservée, loin des grands sites touristiques marocains

    Loin d’être totalement inconnue, la vallée accueille des visiteurs depuis plusieurs décennies. Son tourisme demeure à une échelle plus modeste que dans les grands sites marocains. Cette relative préservation permet de découvrir un Maroc rural et montagnard, organisé autour de l’agriculture, de l’élevage et des savoir-faire amazighs.

    L’agriculture, l’élevage et les savoir-faire amazighs structurent encore largement le paysage et la vie des villages, au fil des saisons. La vallée d’Aït Bouguemez offre aux visiteurs un cadre authentique pour découvrir le Haut Atlas central, entre patrimoine bâti en pisé, cultures en terrasses et sommets de plus de 4 000 mètres.

    Luc Rongier
    Publié le 21 août 2026

    Je m’appelle Vincent Mabire. Je viens de Marseille, je suis responsable du service client chez Ulysse et rédacteur pour Ulysse News. Je traite l’actualité du voyage, les destinations et les évolutions du secteur du tourisme. Mon travail consiste à analyser les informations, à apporter du contexte et à produire des contenus clairs pour aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux et les défis liés au voyage.

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