En résumé
• Un voyageur diabétique chilien est bloqué à Vancouver après trois refus d’embarquement.• Aeroméxico invoque le manque de place pour son chien d’assistance, accepté à l’aller.
• Malgré l’achat d’un billet coûteux, son retour avec Logan reste incertain.
Un voyageur diabétique s’est retrouvé bloqué au Canada après plusieurs refus d’embarquement sur des vols à destination de son pays d’origine. Alors qu’il avait effectué le trajet aller avec son chien d’assistance sans difficulté, la compagnie aérienne a refusé de les accueillir ensemble au retour. Malgré plusieurs tentatives et des démarches pour trouver une solution, il n’avait toujours pas pu quitter le pays au moment du reportage.
Un passager diabétique refusé à l’embarquement à l’aéroport de Vancouver
Matias Rodriguez, un ressortissant chilien atteint de diabète, est bloqué à Vancouver, au Canada, depuis le samedi 24 octobre 2026, après s’être vu refuser l’embarquement sur un vol de la compagnie Aeroméxico à destination du Chili, avec une correspondance au Mexique.
Selon les informations rapportées le 28 octobre par le média canadien CTV News, le refus concerne Logan, son chien d’assistance âgé de cinq ans. Cet animal, un dogue allemand, est spécialement dressé pour détecter les variations dangereuses de la glycémie de son propriétaire.
Le jour du départ, les représentants d’Aeroméxico ont expliqué au passager que le vol était complet et qu’il n’y avait pas suffisamment de place en cabine pour accueillir son chien. La compagnie lui a alors proposé un autre vol, prévu le dimanche 25 octobre. Mais à son retour à l’aéroport, Matias Rodriguez s’est heurté au même refus. Une troisième tentative, effectuée le lendemain, n’a pas davantage permis son départ.
Son chien d’assistance avait pourtant été accepté lors du voyage aller
Matias Rodriguez avait effectué son voyage du Chili vers le Canada avec Logan, à bord d’un avion d’Aeroméxico, en passant par le Mexique. Selon son témoignage, la présence de l’animal n’avait alors posé aucun problème.
Des photographies partagées sur Facebook par son amie Vynka Contreras montrent le chien installé au sol dans la cabine pendant le trajet aller. Le voyageur affirme avoir pu garder Logan à ses côtés tout au long du vol. Pour son retour, il a proposé d’acheter trois sièges afin de disposer de suffisamment d’espace pour son compagnon. Cette solution n’a toutefois pas permis de débloquer la situation.
Logan joue un rôle essentiel dans la surveillance de la santé de son propriétaire. Dressé pour détecter les hausses et les baisses dangereuses du taux de sucre dans le sang, il peut l’alerter avant qu’un incident médical ne survienne. Matias Rodriguez estime donc ne pas pouvoir voyager sans lui ni le faire transporter en soute.
Un billet à plus de 3 000 dollars sans garantie d’embarquement
Le mardi 27 octobre, Matias Rodriguez a acheté un billet en classe affaires coûtant plus de 3 000 dollars, soit environ 2 500 €. Cette formule devait lui permettre de bénéficier de davantage d’espace à bord. Cependant, selon son témoignage, Aeroméxico l’a prévenu que cet achat ne garantissait pas l’acceptation de Logan en cabine.
Le billet concernait par ailleurs un trajet jusqu’au Mexique. Le passager aurait donc dû organiser un autre vol pour rejoindre le Chili. Matias Rodriguez doit également retourner dans son pays pour effectuer des démarches administratives liées à son statut de travailleur temporaire au Canada, dont la validité a expiré.
Interrogée par CTV News, son amie Vynka Contreras a évoqué les conséquences de cette situation sur le voyageur et son animal : « Il est très déprimé, il est aussi très stressé, et quand il est stressé, c’est évident que son animal l’est aussi, n’est-ce pas ? »
Quelles sont les règles d’Aeroméxico pour les chiens d’assistance en cabine ?
Sur son site officiel, Aeroméxico indique que les animaux d’assistance et de soutien émotionnel peuvent voyager avec leurs propriétaires sans frais supplémentaires, sous réserve du respect des conditions fixées par la compagnie.
Le transporteur précise toutefois que leur acceptation dépend notamment de leur taille. Cette restriction est au centre du différend concernant Logan, dont le gabarit nécessite davantage d’espace qu’un chien de petite taille.
Au moment de la publication du reportage de CTV News, Aeroméxico n’avait pas fourni de réponse publique détaillée concernant la situation de Matias Rodriguez. Le voyageur et son chien se trouvaient toujours à Vancouver, sans confirmation d’un vol leur permettant de rentrer ensemble au Chili.