En résumé
• Assurance voyage obligatoire pour entrer dans certains pays, comme Cuba et Géorgie.• Vérifiez les exigences minimales, langue de l'attestation et couverture rapatriement.
• Conseil : Souscrire avant le départ pour éviter des frais élevés et garanties limitées.
Vous préparez un voyage à Cuba, en Géorgie ou en Arabie Saoudite cet été ? Mauvaise surprise possible à l’aéroport : sans assurance voyage valide, on peut tout simplement vous refuser l’entrée. Et ce n’est pas un cas isolé. En 2026, plus d’une quinzaine de pays exigent une assurance voyage obligatoire, avec des montants minimums qui varient du simple au triple. Pas de panique : on vous a préparé la liste complète, pays par pays, avec les montants exacts et nos conseils pour trouver la bonne assurance sans exploser votre budget.
Pourquoi de plus en plus de pays imposent l’assurance voyage
La tendance s’est accélérée depuis le Covid. Logique : les pays en ont eu assez de payer les frais médicaux des touristes hospitalisés sur leur sol. Résultat, la liste des destinations qui exigent une couverture s’allonge chaque année.
Dernier pays en date : la Géorgie, qui a rendu l’assurance obligatoire au 1er janvier 2026. Comme on vous l’expliquait dans notre article sur les nouvelles formalités en Géorgie, au Laos et en Chine, tout voyageur étranger doit désormais présenter une attestation couvrant au minimum 30 000 GEL (environ 9 500 euros) de frais médicaux et d’accidents, en anglais ou en géorgien. Avant elle, l’Argentine avait franchi le pas en juillet 2025 et Zanzibar en octobre 2024.
Bon à savoir : il faut distinguer trois situations. Certains pays exigent l’assurance pour obtenir le visa (comme l’espace Schengen). D’autres la contrôlent directement à la frontière (Cuba, Géorgie). Et quelques-uns la recommandent très fortement sans contrôle systématique. Ici, on se concentre sur les pays où c’est véritablement obligatoire.
La liste complète des pays où l’assurance voyage est obligatoire en 2026
Voici le récapitulatif par zone géographique. Pour chaque pays, on vous indique le montant minimum exigé, ce que l’assurance doit couvrir et le moment du contrôle.
Europe et espace Schengen
- Espace Schengen (29 pays) : obligatoire pour les demandeurs de visa Schengen (voyageurs non-UE). Minimum 30 000 euros. Doit couvrir les soins urgents, le rapatriement et le décès. Contrôle au moment de la demande de visa. Les 29 pays concernés : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède et Suisse.
- Russie : obligatoire pour le visa touristique. Doit couvrir les frais médicaux, l’évacuation sanitaire et le rapatriement.
- Biélorussie : obligatoire. Minimum 10 000 euros.
- Géorgie (nouveau 2026) : obligatoire depuis le 1er janvier 2026. Minimum 30 000 GEL (~9 500 euros). Attestation en anglais ou en géorgien, sous forme papier ou électronique. Contrôle à la frontière. Les employés accrédités des missions diplomatiques et leurs familles en sont exemptés.
Moyen-Orient
- Arabie Saoudite : incluse automatiquement dans le e-Visa touristique (~105 USD). Vous n’avez rien à faire de plus.
- Qatar : obligatoire pour tous les visiteurs étrangers. Couverture jusqu’à 150 000 QAR (~38 000 euros). Le Qatar exige une assurance délivrée par un assureur national agréé ou un assureur international approuvé par le ministère de la Santé. Coût : environ 50 QAR (~13 euros) par mois. À noter : les détenteurs d’un visa à l’arrivée sont exemptés les 30 premiers jours.
- Iran : obligatoire pour tous les touristes. Possible d’acheter une police à l’aéroport, mais notre conseil : souscrivez avant de partir, c’est moins cher et les garanties sont meilleures.
- Émirats arabes unis : obligatoire pour les visas visiteurs. Souvent intégrée au processus de demande de visa. Pour Dubai, la couverture médicale est exigée pendant toute la durée du séjour.
- Jordanie : assurance santé obligatoire pour tous les visiteurs. Pensez aussi à vous inscrire sur la plateforme Gateway2Jordan avant votre arrivée.
Afrique
- Algérie : obligatoire pour le visa. Minimum 30 000 euros. Doit couvrir maladie, accident et rapatriement.
- Zanzibar (Tanzanie) : obligatoire depuis octobre 2024. Environ 44 USD par adulte et 22 USD par mineur, pour une durée maximale de 92 jours. À acheter exclusivement via le portail officiel de la Zanzibar Insurance Corporation (ZIC). Aucune autre assurance internationale n’est acceptée. Couverture : urgences médicales jusqu’à 50 000 USD, évacuation sanitaire, rapatriement et même perte de bagages.
Amériques
- Cuba : obligatoire à l’arrivée. Doit couvrir les urgences médicales (minimum 10 000 USD), le rapatriement sanitaire et les frais de décès. Sans attestation valide, vous serez contraint de souscrire une assurance locale sur place (plus chère et moins complète).
- Argentine : obligatoire depuis juillet 2025 pour tous les visiteurs, même sans visa. Minimum 20 000 USD de soins médicaux privés. Doit également couvrir l’hospitalisation, l’assistance 24h/24, l’évacuation et le rapatriement. Une déclaration sur l’honneur sur le motif de visite est aussi exigée à l’entrée.
- Uruguay : obligatoire depuis février 2023. Tout visiteur étranger doit disposer d’une assurance santé valide sur le territoire, sans exception de nationalité ni de durée de séjour. Doit couvrir les soins médicaux, l’hospitalisation et l’évacuation.
Comme pour l’assurance, les documents exigés varient d’un pays à l’autre. Si vous partez dans les Caraïbes, vérifiez aussi les papiers indispensables pour éviter un refoulement.
Asie
- Népal : obligatoire pour tous les trekkeurs. L’assurance doit impérativement couvrir le sauvetage et l’évacuation en hélicoptère (les secours en haute montagne, ça coûte très cher).
- Thaïlande : obligatoire pour certains types de visa (retraite, long séjour). En 2026, le TDAC (Thailand Digital Arrival Card) devient obligatoire. On vous détaille les nouvelles formalités dans notre guide Thaïlande 2026.
- Bhoutan : obligatoire comme condition de délivrance du visa.
- Chine : pas formellement obligatoire, mais exigée de facto dans le dossier de demande de visa (quand un visa est requis). Pour les séjours sans visa de 30 jours, consultez notre mode d’emploi complet.
Comment choisir la bonne assurance voyage (sans se ruiner)
On sait, les comparatifs d’assurances, c’est un peu le bazar. Alors on vous simplifie la vie avec les trois critères essentiels à vérifier avant de souscrire :
1. Le plafond de frais médicaux : il doit correspondre au minimum exigé par votre destination. Pour les pays qui demandent 30 000 euros (Schengen, Algérie), visez au moins le double pour être tranquille.
2. Le rapatriement : vérifiez qu’il est inclus ET sans franchise. C’est souvent le poste le plus coûteux en cas de pépin (un rapatriement sanitaire depuis l’Asie peut dépasser 50 000 euros).
3. La franchise : certaines assurances affichent des prix attractifs mais appliquent une franchise de 150 à 300 euros. Résultat, pour une consultation classique, vous payez tout de votre poche.
Comparatif rapide des meilleures assurances voyage en 2026
- Chapka Cap Assistance : jusqu’à 1 000 000 euros de frais médicaux selon la formule, franchise zéro, téléconsultation incluse. Tarification à la semaine, idéale pour les courts séjours. Le plus : une expertise reconnue sur les assurances longue durée et PVT.
- Heymondo Voyage Top : jusqu’à 2 500 000 euros de frais médicaux en formule Premium, très compétitif dès 26 euros pour un court séjour en Europe (formule Tranquillité). Le plus : l’application mobile avec chat, téléconsultation et appels d’urgence gratuits partout dans le monde. L’âge du voyageur n’influence pas le tarif.
- ACS Globe Traveller : le moins cher du marché pour les petits budgets, avec des garanties solides. Idéal si vous cherchez le strict minimum pour être en règle.
En pratique, comptez entre 20 et 100 euros pour une assurance courte durée (1 à 2 semaines), selon la destination et le niveau de couverture.
L’astuce : vérifiez si votre carte bancaire (Visa Premier, Gold Mastercard) inclut déjà une assurance voyage. Attention cependant : les plafonds sont souvent limités et la couverture n’excède généralement pas 90 jours. Pour les pays qui exigent 30 000 euros minimum de couverture, une attestation spécifique de votre banque peut suffire, mais vérifiez les conditions avec votre conseiller.
Cas particuliers : PVT, études à l’étranger et longs séjours
Vous partez pour plus de trois mois ? Les règles changent un peu.
PVT (Programme Vacances-Travail) : l’assurance est obligatoire pour tous les pays partenaires (Canada, Australie, Japon, Corée du Sud, Nouvelle-Zélande…). Chapka domine ce segment avec des formules spécialement conçues pour les PVTistes.
Étudiants : la quasi-totalité des pays d’accueil exigent une assurance. Petit rappel : vérifiez les exigences spécifiques de votre université ET du pays, car elles peuvent différer.
Longs séjours (3+ mois) : c’est là que les cartes bancaires ne suivent plus. La plupart plafonnent à 90 jours de couverture. Au-delà, souscrivez impérativement une assurance dédiée.
Digital nomads : plusieurs visas nomades numériques (Thaïlande, Portugal, Espagne) exigent une preuve de couverture santé comme condition de délivrance. Le montant minimum varie selon les pays.
Les 5 erreurs qui peuvent vous coûter l’entrée dans le pays
On ne va pas se mentir : chaque année, des voyageurs se font refouler à la frontière pour des erreurs bêtes. Voici les plus courantes.
Erreur n°1 : arriver sans attestation accessible. Votre assurance est souscrite ? Super. Mais avez-vous le document à portée de main ? Imprimez-le ET gardez une copie sur votre téléphone accessible hors connexion. À la frontière géorgienne ou cubaine, la connexion Wi-Fi n’est pas garantie.
Erreur n°2 : un montant de couverture insuffisant. La Géorgie exige 30 000 GEL (pas 30 000 euros, attention à la conversion). L’Algérie et Schengen demandent 30 000 euros. Cuba impose des plafonds en dollars. Vérifiez la devise.
Erreur n°3 : une attestation dans la mauvaise langue. La Géorgie accepte l’anglais ou le géorgien. D’autres pays exigent l’anglais uniquement. Une attestation en français ne sera pas acceptée partout.
Erreur n°4 : pas de couverture rapatriement. Cuba, l’Argentine et l’espace Schengen l’exigent explicitement. Une assurance qui couvre uniquement les frais médicaux ne suffit pas.
Erreur n°5 : compter uniquement sur sa carte bancaire. Même si votre Visa Premier couvre les frais médicaux, certains pays refusent les attestations bancaires et exigent un contrat d’assurance dédié. C’est le cas de la Géorgie et de Zanzibar, qui impose sa propre assurance via la ZIC.
Checklist avant de partir : votre assurance est-elle en règle ?
Avant de boucler vos valises, passez en revue ces cinq points. Rien de sorcier, mais ça peut vous éviter une mauvaise surprise à l’aéroport. Et si votre passeport a expiré, pas de panique : 14 pays européens l’acceptent encore.
1. Montant minimum : votre couverture atteint ou dépasse le seuil exigé par le pays (vérifiez la devise).
2. Rapatriement inclus : mentionné explicitement dans l’attestation.
3. Durée couverte : elle correspond au moins à la durée totale de votre séjour, avec une petite marge.
4. Langue de l’attestation : anglais par défaut, ou la langue exigée par le pays de destination.
5. Format accessible : document imprimé ET copie numérique hors ligne sur votre téléphone.
Notre conseil : souscrivez toujours avant le départ. Les assurances vendues aux aéroports ou aux frontières sont systématiquement plus chères et offrent des garanties moins complètes. Et si vous faites l’inventaire des coûts cachés de votre voyage, vous verrez que l’assurance est finalement l’un des meilleurs investissements.
Pour vérifier les exigences pays par pays, le site du ministère des Affaires étrangères (diplomatie.gouv.fr) reste la source la plus fiable et la plus à jour.
Alors, prêt à partir l’esprit tranquille ? Avec cette liste et nos conseils, vous avez toutes les cartes en main pour voyager sereinement en 2026. Plus qu’à choisir votre destination.