Devenir citoyen sans acheter de biens ? Découvrez la citoyenneté par don, l’option qui fait fureur
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En résumé
• La citoyenneté par don offre une nationalité rapide contre une contribution financière.• Les Caraïbes sont leaders dans ces programmes, attirant par leur coût et efficacité.
• Les démarches nécessitent un agent agréé, vérification stricte et délais variables.
De plus en plus de voyageurs souhaitent obtenir une seconde nationalité sans passer par les démarches longues et complexes des méthodes classiques. La citoyenneté par don représente une option séduisante et rapide pour ceux qui recherchent un passeport supplémentaire, notamment dans les Caraïbes. Ce dispositif permet d’acquérir une nouvelle nationalité en effectuant une contribution financière à un fonds gouvernemental, sans nécessiter l’achat de biens immobiliers ou d’investissements complexes. Cette voie, de plus en plus populaire, se développe notamment dans des pays à taille modeste, où les petites économies voient dans ces dons une source importante de financement pour leur développement.
Qu’est-ce que la citoyenneté par don ?
La citoyenneté par don, une des variantes de la citoyenneté par investissement (CBI), permet à un individu d’acquérir la nationalité d’un pays en faisant un don non remboursable à un fonds gouvernemental destiné à soutenir des projets d’intérêt public. Contrairement à d’autres programmes où l’investissement immobilier ou l’achat d’obligations d’État sont nécessaires, ce modèle se distingue par sa simplicité et son coût, généralement plus faible. Le don est une contribution unique à un fonds gouvernemental, sans engagement sur la gestion de biens ou d’actifs à long terme.
Selon Dominic Volek, responsable du groupe clientèle privée chez Henley & Partners, la citoyenneté par don n’offre pas de propriété immobilière, mais la garantie d’une nationalité dans un cadre légal régulé, sous réserve de vérifications préalables, rapporte Travel+Leisure. En effet, comme l’explique Volek, les demandes sont soumises à une évaluation rigoureuse et peuvent être rejetées si des informations erronées sont fournies. Cette méthode est aussi perçue comme plus simple, mais le don reste irréversible, et il n’y a aucune possibilité de récupérer les fonds une fois versés.
Pourquoi les gouvernements privilégient-ils la citoyenneté par don ?
Pour de nombreux pays, particulièrement ceux des Caraïbes, la citoyenneté par don représente une source de revenus importante et rapide. Ces fonds peuvent être utilisés pour financer des projets de développement ou d’infrastructure qui profitent directement à la population locale. L’avantage d’un don direct par rapport à d’autres formes d’investissement, comme l’immobilier, est qu’il permet de générer des revenus immédiats et plus flexibles pour des projets publics. Les gouvernements peuvent allouer ces ressources à des initiatives urgentes dans des domaines variés, tels que la santé, l’éducation, ou l’environnement.
Nicholas RG Stevens, PDG de NTL Trust, explique que ces dons représentent une manière efficace pour les petits pays d’accéder rapidement aux fonds nécessaires pour financer des projets prioritaires. Ces pays sont souvent moins enclins à accueillir des investissements immobiliers massifs, qui nécessitent une gestion à long terme et des coûts d’entretien élevés. Le modèle du don, quant à lui, est plus simple et flexible, bien qu’il ne crée pas de liens durables entre l’investisseur et le pays.
Les pays offrant la citoyenneté par don : un focus sur les Caraïbes
Les Caraïbes dominent le marché des programmes de citoyenneté par don. Parmi les pays les plus populaires, on retrouve Antigua-et-Barbuda, la Dominique, Grenade, Saint-Kitts-et-Nevis et Sainte-Lucie. Chacun de ces pays propose une contribution financière variable, mais généralement autour de 200 000 à 250 000 dollars, selon le pays et la taille de la famille. Par exemple, à Antigua-et-Barbuda, un don de 230 000 dollars peut garantir la citoyenneté pour une famille de quatre personnes. En revanche, pour Sainte-Lucie, la contribution est de 240 000 dollars, à verser au Fonds économique national.
Outre les Caraïbes, des pays comme Vanuatu, Nauru ou São Tomé-et-Príncipe ont également lancé des programmes similaires, avec des contributions débutant à environ 90 000 dollars. Bien que ces programmes soient moins connus que ceux des Caraïbes, ils attirent de plus en plus de demandeurs grâce à leurs coûts relativement bas et la rapidité du processus.
Ce qu’il faut savoir avant de postuler : les démarches et les délais
La citoyenneté par don peut sembler simple à première vue, mais elle nécessite une approche rigoureuse et réfléchie. Tout d’abord, le candidat doit passer par un agent agréé par le gouvernement pour soumettre sa demande. Ce dernier se charge de toutes les démarches administratives, y compris les vérifications de conformité et la soumission des documents nécessaires. Il est crucial de choisir un agent sérieux et certifié, car les offres à des prix inférieurs aux montants officiels sont souvent des arnaques.
L’approbation de la demande n’est pas automatique. Les autorités vérifient minutieusement les informations fournies, et des omissions ou des déclarations fausses peuvent entraîner un rejet de la demande. De plus, les délais de traitement varient selon les pays, allant de six semaines à plusieurs mois. Par exemple, São Tomé-et-Príncipe peut traiter les demandes en seulement six semaines, tandis que Sainte-Lucie, en raison de la forte demande, peut prendre plusieurs mois.
Un choix rapide, mais exigeant
La citoyenneté par don peut offrir une solution rapide et accessible pour ceux qui cherchent à obtenir une seconde nationalité, surtout pour les voyageurs ou les investisseurs souhaitant plus de mobilité internationale. Cependant, le processus reste exigeant et doit être abordé avec prudence. Le montant de la contribution est conséquent et, bien que l’approbation soit rapide, il est important de respecter les règles du programme pour éviter toute complication. En dépit de sa simplicité apparente, le système de citoyenneté par don doit être traité avec sérieux, en prenant le temps de bien choisir un agent agréé et de suivre toutes les étapes réglementaires.