En résumé
• Un passager a été condamné à 791 francs pour avoir sorti son chien trois fois d'un sac en vol.• Les infractions liées aux animaux en cabine ont augmenté de 46% en un an, selon l'OFAC.
• Des règles strictes encadrent le voyage des animaux en cabine chez Swiss et Air France.
Un passager berlinois a écopé de 791 francs suisses d’amende (environ 860 euros) pour avoir sorti son chien de son sac de transport à trois reprises sur un vol Swiss entre Zurich et São Paulo. L’Office fédéral de l’aviation civile suisse (OFAC) constate une hausse de 46 % des infractions liées aux animaux en cabine en un an. Une amende chien avion Swiss qui rappelle que les règles en vol ne sont pas négociables.
Ce qui s’est passé sur le vol Zurich-São Paulo
Les faits remontent au 20 décembre 2024. Un passager allemand, résident à Berlin, embarque sur un long-courrier Swiss à destination de São Paulo avec son chien dans un sac de transport homologué. Dès l’embarquement, il sort l’animal une première fois. Le personnel de cabine intervient et lui rappelle que le chien doit rester dans son sac pendant toute la durée du vol.
Le passager s’exécute, mais la situation se répète. Pendant le service de repas, le chien est de nouveau sorti du sac. Puis une troisième fois, pour le caresser. L’animal circule alors librement dans l’allée centrale de l’appareil, caressé par d’autres passagers au passage.
À chaque fois, l’équipage demande au passager de replacer son chien dans le sac de transport. À chaque fois, celui-ci ignore les consignes. Résultat : l’OFAC a prononcé une amende de 791 francs suisses, soit environ 860 euros, rapporte 20 Minutes.
Les infractions en hausse de 46 % en un an
Ce passager n’est pas le seul à avoir été sanctionné. Sur un vol Zurich-Bologne opéré par Helvetic Airways (filiale de Swiss), une passagère italienne a refusé de maintenir son chien dans sa caisse de transport. Amende : 400 francs suisses (environ 435 euros).
Les chiffres de l’OFAC confirment une tendance nette. En 2024, l’office a enregistré 80 infractions liées au transport d’animaux en cabine. En 2025, ce chiffre a bondi à 117 cas, soit une hausse de 46 % en un an, selon Blick.
Le phénomène dépasse les frontières suisses. Aux États-Unis, un vol United Airlines Houston-Seattle a été dérouté vers Dallas en avril 2024 après qu’un chien a fait ses besoins dans l’allée de la classe affaires, nécessitant plus de deux heures de nettoyage. Sur American Airlines, une passagère a été expulsée d’un vol après que son chien s’est échappé et qu’elle a refusé de coopérer avec le personnel. En France, le sujet des animaux dans les transports fait aussi débat : une ville européenne envisage même de taxer les chiens des touristes.
Les règles pour voyager avec un animal en cabine chez Swiss
Chez Swiss, les chiens et chats de moins de 8 kg (animal et sac de transport inclus) peuvent voyager en cabine. Le sac doit être anti-évasion et résistant aux griffures, fermé pendant toute la durée du vol, et placé sous le siège devant le passager. L’animal ne doit en aucun cas être sorti du sac.
Seule exception : les chiens guides et d’assistance, exemptés de caisse de transport et de frais supplémentaires, à condition qu’ils soient correctement dressés et restent calmes.
Chez Air France, les conditions sont similaires. Les animaux de moins de 8 kg voyagent en cabine pour un supplément de 125 euros par trajet. Le sac de transport souple ne doit pas dépasser 46 x 28 x 24 cm. Air France n’accepte pas les animaux en cabine Business sur les vols intercontinentaux.
Comment voyager sereinement avec son chien en avion
Pour éviter une amende chien avion comme celle infligée par Swiss, quelques précautions s’imposent avant le départ.
Avant la réservation :
- Vérifier les conditions spécifiques de la compagnie (poids maximum, dimensions du sac, races acceptées)
- S’assurer que le sac de transport est conforme aux normes IATA : structure semi-rigide, filet d’aération, fermeture sécurisée
Avant le vol :
- Obtenir un certificat de bonne santé auprès du vétérinaire, exigé par de nombreuses compagnies
- Préparer le passeport européen de l’animal et le carnet de vaccinations à jour
- Habituer l’animal au sac de transport plusieurs semaines avant le départ
Le jour du vol :
- Ne pas nourrir le chien juste avant le décollage pour limiter les risques de nausée
- Prévoir des friandises et un jouet familier pour le calmer
- Pour un premier vol, privilégier un trajet court avant de tenter un long-courrier
Les voyageurs réguliers avec animaux noteront que certaines compagnies adoptent une approche plus ouverte. Virgin Australia accepte désormais les animaux domestiques en cabine, une première en Australie. À l’inverse, d’autres compagnies comme Swiss, qui investit par ailleurs dans le luxe de sa Première Classe, maintiennent des règles strictes en cabine économique.
Vers un durcissement des sanctions en Europe
La hausse de 46 % des infractions en un an pourrait pousser les autorités à renforcer les sanctions. Aux États-Unis, plusieurs compagnies ont déjà restreint la catégorie des “animaux de soutien émotionnel”, après des incidents impliquant un paon à l’aéroport de Newark ou un poney sur un vol intérieur.
En Europe, les amendes restent pour l’instant le principal levier dissuasif. Mais la tendance est claire : les compagnies aériennes et les régulateurs tolèrent de moins en moins les écarts. Pour les voyageurs réguliers avec animaux, mieux vaut connaître les règles avant l’embarquement que de les découvrir sur la facture.
L’OFAC n’a pas encore publié ses chiffres pour le début 2026. Si la tendance se confirme, de nouvelles mesures pourraient être annoncées dans les prochains mois.