Ils montent dans les Dolomites mais ce n’est ni pour la vue ni pour les paysages… c’est pour une pâtisserie à 3 € devenue une obsession

Luc Rongier - Il y a 1 heure

En résumé

• Un krapfen viral attire jusqu’à 300 randonneurs/jour au refuge Friedrich August.
• Le beignet, vendu 3 à 4 €, est souvent épuisé avant 10 h.
• Le succès accentue la pression touristique dans les Dolomites.

    Perché à 2 300 mètres d’altitude dans les Dolomites italiennes, le refuge Friedrich August voit défiler des centaines de randonneurs venus pour une seule raison : goûter un krapfen, un beignet traditionnel vendu 3 euros. Ce phénomène viral attire jusqu’à 300 personnes par jour, certains allant jusqu’à camper sur place pour être sûrs de repartir avec leur pâtisserie.

    Au refuge Friedrich August, situé dans le Val di Fassa, les randonneurs patientent désormais pour un krapfen, ce beignet traditionnel généralement garni de crème à la vanille ou de confiture. Cette pause gourmande est devenue, en quelques semaines, une attraction touristique. La recette n’a pourtant rien de nouveau. Cette pâtisserie d’inspiration germanique, proche du beignet, est au menu du refuge depuis une trentaine d’années.

    Préparée sur place et servie dès 7 h 30, elle n’est devenue un phénomène sur les réseaux sociaux que récemment. Les sommets du Sassolungo et du Sasso Piatto en toile de fond, les images ont rapidement fait mouche au point d’attirer jusqu’à 300 personnes dès les premières heures de la journée.

    Mieux vaut arriver tôt pour espérer déguster un krapfen

    Pour espérer décrocher le sésame, il faut arriver à temps. Depuis le col Sella, une vingtaine de minutes de marche suffisent pour rejoindre l’établissement. Le parcours est accessible, mais il vaut mieux l’entreprendre tôt si l’on souhaite repartir avec son goûter alpin. Les premiers randonneurs arrivent peu avant l’ouverture, quand d’autres vont jusqu’à camper sur place.

    Les krapfen sont généralement épuisés avant 10 heures. Leur prix est de 3 euros pour la version classique et jusqu’à 4 euros pour les versions les plus garnies. Ce tarif contribue à rendre la pause populaire auprès des randonneurs.

    Les associations alpines dénoncent une pression croissante

    Le phénomène fait grincer des dents dans le monde de la montagne. Des représentants d’associations alpines italiennes alertent depuis plusieurs années sur la pression croissante exercée sur certains sites des Dolomites. Francesco Abbruscato, président du comité régional du Club alpin italien en Vénétie, déclare au média local Vita.it regretter que certains sites emblématiques soient désormais saturés de visiteurs venus avant tout pour prendre des photos.

    L’été dernier, des habitants excédés par le surtourisme ont installé un tourniquet payant pour pouvoir emprunter un sentier menant au Seceda, une célèbre crête panoramique des Dolomites. Cette action visait à dénoncer les dégradations liées au passage massif des visiteurs. Au Friedrich August, l’affluence finira par retomber lorsque la tendance mettra en lumière une autre adresse, le temps peut-être d’un nouveau mets viral.

    Luc Rongier
    Publié le 25 août 2026

    Je m’appelle Vincent Mabire. Je viens de Marseille, je suis responsable du service client chez Ulysse et rédacteur pour Ulysse News. Je traite l’actualité du voyage, les destinations et les évolutions du secteur du tourisme. Mon travail consiste à analyser les informations, à apporter du contexte et à produire des contenus clairs pour aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux et les défis liés au voyage.

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