Aéroport de Dubaï : Emirates reprend 106 vols quotidiens, une frappe de drone rappelle la fragilité

Vincent Mabire - Il y a 2 heures

En résumé

• Reprise des vols à Dubaï fragile après une frappe de drone iranien.

• Air France et KLM maintiennent la suspension de leurs vols vers Dubaï.

• 5 000 Français attendent encore un vol retour depuis Dubaï.

    > Dernière mise à jour : samedi 7 mars 2026, 15h00 (heure de Paris). La situation évolue d’heure en heure. Consultez les sites des compagnies aériennes pour les informations les plus récentes.

    La reprise vols Dubaï est en cours, mais sous tension permanente. L’aéroport international de Dubaï (DXB) fonctionne ce samedi 7 mars à environ 60 % de sa capacité. Ce matin, un drone iranien a frappé la zone d’une piste, provoquant une suspension temporaire des opérations. Trente minutes plus tard, les vols reprenaient. Une semaine après la fermeture totale de l’aéroport, la reprise est réelle, mais fragile. Voici le point complet pour les voyageurs français.

    Emirates opère 106 vols quotidiens vers 83 destinations

    Emirates assure désormais 106 vols quotidiens aller-retour vers 83 destinations, soit environ 60 % de son réseau mondial (140 destinations en temps normal). La répartition par zone : 26 destinations en Europe, 22 en Extrême-Orient et Australasie, 15 en Asie de l’Ouest et océan Indien, 11 vols quotidiens vers 5 aéroports britanniques, 9 aéroports indiens desservis et 7 destinations aux États-Unis. Le 5 mars, la compagnie a transporté environ 30 000 passagers au départ de Dubaï, selon Economy Middle East.

    flydubai a repris un programme réduit depuis les terminaux 2 et 3 de DXB, avec la priorité donnée aux passagers dont les vols avaient été annulés. Les clients réservés entre le 28 février et le 31 mars peuvent modifier leur vol sans frais dans un délai de 30 jours.

    Air Arabia dessert également un réseau limité depuis Sharjah, Abu Dhabi et Ras Al Khaimah, couvrant des pays comme l’Inde, l’Égypte, la Turquie, l’Arabie Saoudite, l’Italie, la Grèce et le Pakistan, selon Gulf News.

    Au total, Dubai Airports indique avoir géré plus de 1 140 vols entre le 2 et le 5 mars, dont plus de 500 vols sortants vers 80 pays, offrant plus de 105 000 sièges. Emirates vise un retour à 100 % de son réseau “dans les prochains jours”, sous réserve de disponibilité de l’espace aérien. La situation a bien évolué depuis la première reprise partielle du 4 mars.

    Important : le transit via Dubaï n’est accepté que si le vol de correspondance est lui aussi confirmé.

    La frappe de drone de ce matin : 30 minutes de suspension

    Ce samedi vers 6h30 heure locale, des alertes de raids aériens ont retenti à travers Dubaï. Un drone iranien a frappé la zone d’une piste, à proximité du Concourse A. Selon le Dubai Media Office, la suspension qui a suivi était “strictement préventive”. Les vols ont repris environ 30 minutes après l’incident. Plusieurs avions Emirates ont dû interrompre leur approche et se mettre en attente, selon Al Jazeera.

    La défense aérienne émiratie a intercepté 15 missiles balistiques sur 16 et 119 drones sur 121 lors de cette salve. Un missile est tombé en mer, deux drones ont touché le territoire émirati. Des débris sont retombés près du Concourse A, d’une ligne de train et d’un bâtiment commercial, sans faire de victimes supplémentaires.

    Depuis le début du conflit le 28 février, le bilan cumulatif de la défense aérienne des Émirats s’établit à 205 missiles détruits sur 221 détectés, 1 229 drones interceptés sur 1 305 et 8 missiles de croisière neutralisés, selon le ministère de la Défense émirati. Le bilan humain s’élève à 3 morts (de nationalités pakistanaise, bangladaise et népalaise) et 112 blessés légers.

    @aljazeeraenglish

    This is the moment a drone struck Dubai International Airport’s runway, forcing the suspension of all flights on Saturday. #news #UAE

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    Cet incident illustre la fragilité de la reprise vols Dubaï : la situation peut basculer à tout moment.

    Air France, KLM et les compagnies européennes toujours absentes

    C’est le point critique pour les voyageurs français. Air France maintient la suspension de ses vols vers Dubaï, Beyrouth et Riyad. La dernière annulation connue incluait un vol au départ de Dubaï prévu le 7 mars. Le 5 mars, un Boeing 777 d’Air France affrété pour rapatrier des Français a dû faire demi-tour en raison de tirs de missiles dans la zone, comme nous le détaillions dans notre point sur le rapatriement.

    KLM ne dessert plus Dubaï, Riyad ni Dammam au moins jusqu’au 10 mars inclus, selon le communiqué officiel de la compagnie néerlandaise. La plupart des compagnies européennes n’ont pas repris leurs liaisons vers le Golfe.

    Etihad (Abu Dhabi) opère un programme limité vers 25 destinations internationales dont Londres, Paris, New York, Francfort et Zurich, selon Gulf News. Les passagers ayant des billets émis avant le 28 février pour un voyage jusqu’au 21 mars peuvent modifier leur réservation gratuitement jusqu’au 15 mai ou obtenir un remboursement.

    Depuis le début du conflit, plus de 12 300 vols ont été annulés sur 7 aéroports majeurs du Moyen-Orient. Un voyageur français qui souhaite quitter ou rejoindre Dubaï doit, à ce stade, se tourner vers Emirates ou flydubai plutôt que vers sa compagnie habituelle.

    5 000 Français attendent encore un vol retour

    Environ 5 000 Français souhaitent rentrer rapidement, selon le Quai d’Orsay. Près de 2 000 ont déjà été rapatriés. Plus largement, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a indiqué que 400 000 Français résidents ou de passage se trouvent dans la douzaine de pays du Golfe et du Moyen-Orient touchés par les frappes et la fermeture partielle des espaces aériens, selon France Bleu.

    Les compagnies ne vendent pas de nouveaux billets pour la plupart de leurs liaisons : les vols disponibles servent à écouler le backlog de passagers bloqués depuis une semaine. L’Allemagne a de son côté affrété des vols d’évacuation vers l’Arabie Saoudite et Oman.

    Les Émirats prennent en charge les frais d’hébergement des passagers bloqués sur leur territoire, une mesure notable dans une crise d’une telle ampleur. Pour un point détaillé sur la situation, consultez notre guide des droits des voyageurs bloqués au Moyen-Orient.

    Pour connaître vos droits en cas de vol annulé (remboursement, réacheminement), consultez notre guide dédié.

    Ce que les voyageurs français doivent faire maintenant

    Ne vous rendez pas à l’aéroport sans confirmation écrite de votre compagnie. C’est le rappel de l’ambassade de France aux Émirats, et il reste valable ce 7 mars. Voici les réflexes à adopter :

    • Vérifier le statut de votre vol sur emirates.com ou le site de votre compagnie avant tout déplacement.
    • S’inscrire sur Ariane (le fil d’Ariane du Quai d’Orsay) pour recevoir les alertes consulaires en temps réel.
    • Si vous devez quitter Dubaï rapidement, privilégiez Emirates ou flydubai plutôt qu’Air France ou KLM, dont les vols restent suspendus.
    • Ne réservez un transit via Dubaï que si votre vol de correspondance est lui aussi confirmé.
    • Si votre vol a été annulé, vous avez droit au remboursement intégral sous 7 jours ou à un réacheminement. Les détails sont dans notre article sur les droits des passagers.

    Pour les alternatives de transit évitant le Golfe, consultez notre article dédié. La crise aérienne a aussi des effets domino sur les prix et la disponibilité des vols vers l’Asie : renseignez-vous avant de réserver un itinéraire alternatif.

    Reprise vols Dubaï : une montée en puissance sous haute tension

    L’aéroport de Dubaï fonctionne, Emirates monte en puissance, mais la frappe de drone de ce matin rappelle que rien n’est acquis. Les compagnies européennes restent absentes, des milliers de passagers attendent encore un vol retour, et l’espace aérien peut se refermer à tout moment.

    À suivre : la date de reprise des vols Air France et KLM, attendue au plus tôt après le 10 mars, et l’objectif d’Emirates de retrouver 100 % de sa capacité dans les jours qui viennent. La situation reste susceptible de changer d’heure en heure.

    Vincent Mabire
    Publié le 8 mars 2026

    Je m’appelle Vincent Mabire. Je viens de Marseille, je suis responsable du service client chez Ulysse et rédacteur pour Ulysse News. Je traite l’actualité du voyage, les destinations et les évolutions du secteur du tourisme. Mon travail consiste à analyser les informations, à apporter du contexte et à produire des contenus clairs pour aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux et les défis liés au voyage.

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