Le canyon du Tapoul

Je croyais faire une simple randonnée en Corse et j’ai failli me faire amender 270 €

Luc Rongier - Il y a 1 heure

En résumé

• Purcaraccia est interdit l'été sans guide depuis 2021.
• Les gendarmes contrôlent et verbalisent les randonneurs.
• Sécurité prioritaire, mais la fréquentation baisse pour les commerces.

    Dans le canyon de Purcaraccia, en Corse-du-Sud, les gendarmes contrôlent régulièrement les randonneurs qui s’aventurent sans accompagnateur professionnel. Depuis 2021, l’accès à ce site est interdit en été sans guide, et les contrevenants s’exposent à une amende de 270 euros.

    Un accès interdit sans guide depuis 2021

    Le canyon de Purcaraccia, situé dans le massif de Bavella en Corse-du-Sud, est soumis à une réglementation stricte depuis 2021. Les autorités ont interdit l’accès au site durant la période estivale aux randonneurs non accompagnés d’un professionnel. Cette décision fait suite à plusieurs accidents mortels recensés sur place : deux en 2021 et un en 2022.

    La brigade de gendarmerie de Sartène, commandée par la cheffe d’escadron Sophie Shushi, effectue des patrouilles régulières sur les chemins escarpés du massif. “On a vu plusieurs véhicules stationnés, donc on est susceptible de croiser des visiteurs”, explique-t-elle à son équipe dans un reportage du JT de TF1. Des panneaux préviennent les randonneurs des dangers du site.

    Des contrôles réguliers et des verbalisations

    Les gendarmes patrouillent dans le canyon pour contrôler les visiteurs qui n’ont pas respecté la réglementation. Lors d’une opération filmée par TF1, un agent interpelle un couple en infraction : “C’est quand même dommage de payer 270 euros d’amende pour une promenade.” Le contrevenant explique s’être fié à sa brochure touristique, qui mentionnait des passages difficiles déconseillés aux enfants sans préciser l’interdiction. “J’ai vu qu’il y avait un arrêté communal qui disait que c’était dangereux, mais je n’ai pas vu que c’était interdit”, assure l’homme.

    Un peu plus loin, d’autres visiteurs en infraction tentent de justifier leur présence : “Oui, mais c’était tellement beau qu’on n’a pas résisté.” La présence des gendarmes vise à faire respecter l’arrêté et à prévenir de nouveaux accidents sur ce site dangereux.

    Un site dangereux marqué par des accidents mortels

    La commandante Sophie Shushi souligne les risques du canyon de Purcaraccia : « Même si le canyon de Purcaraccia est emblématique et spectaculaire, il est dangereux. » Les accidents mortels de 2021 et 2022 ont conduit les autorités à renforcer la surveillance et à interdire l’accès sans guide professionnel.

    Dans un autre canyon où l’équipe de TF1 s’est rendue, aucune restriction n’est en vigueur. Un groupe de canyoning rencontré sur place affirme qu’il est impossible d’imaginer venir sans moniteur. « Seul, c’est beaucoup trop dangereux, je ne sais même pas par où passer, je n’ai pas les équipements », déclare un participant. Un autre ajoute : « C’est bien d’être avec un guide qui est local et qui connaît un peu le terrain. »  L’accompagnateur du groupe insiste sur les risques : « Si la personne trébuche, elle tombe dans le vide, elle se tue. C’est pour ça qu’il faut venir avec un équipement pour pouvoir se sécuriser aux passages dangereux. »

    Des commerçants affectés par la baisse de fréquentation

    La réglementation et les contrôles ont un impact sur l’activité économique locale. Dans les restaurants du hameau de Bavella, les professionnels constatent une diminution de la clientèle. « On a quand même moins de monde qui remonte du canyon, qui s’arrêtait avant pour boire un verre, manger un morceau », déplore l’un d’eux. « Le problème, il est surtout économique », ajoute-t-il.

    La réduction de la fréquentation est assumée par les autorités comme une mesure de sécurité et de préservation du site. La surfréquentation entraîne également une dégradation progressive du canyon, autre enjeu de la surveillance exercée par les gendarmes. L’équilibre entre protection du site, sécurité des visiteurs et maintien de l’activité économique locale reste un défi pour les autorités locales.

    Luc Rongier
    Publié le 13 juillet 2026

    Je m’appelle Vincent Mabire. Je viens de Marseille, je suis responsable du service client chez Ulysse et rédacteur pour Ulysse News. Je traite l’actualité du voyage, les destinations et les évolutions du secteur du tourisme. Mon travail consiste à analyser les informations, à apporter du contexte et à produire des contenus clairs pour aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux et les défis liés au voyage.

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