Twin Jet lance un vol direct Lyon-Rennes en 1h40 du 20 juillet au 28 août 2026

Vincent Mabire - Il y a 1 heure

En résumé

• Twin Jet lance Lyon-Rennes du 20/07 au 28/08/2026
• 5 vols/semaine, en semaine, en Beechcraft 19 places
• Direct en 1h40, dès 324 €, face au détour par Paris

    Twin Jet ouvre une liaison directe entre Lyon Saint-Exupéry et Rennes-Bretagne du 20 juillet au 28 août 2026, selon mesinfos.fr. Six semaines d’exploitation, cinq rotations hebdomadaires, un Beechcraft 1900D de 19 places : la fenêtre est étroite et les sièges comptés.

    Une liaison Twin Jet Lyon Rennes en 1h40, cinq jours sur sept

    La compagnie marseillaise opère la ligne du lundi au vendredi, sans vol le week-end. Décollage de Lyon Saint-Exupéry à 16h30, arrivée à Rennes-Bretagne à 18h10. Le retour décolle de Rennes à 18h40 pour se poser à Lyon à 20h20.

    La durée de vol annoncée est de 1h40. Le tarif d’entrée affiché par Twin Jet débute à 324 € l’aller simple au départ de Lyon, selon le communiqué de la compagnie.

    L’horaire de fin de journée reste compatible avec une journée de travail à Lyon, ce qui positionne la ligne sur un segment professionnel autant que loisir. Sur la période, 30 rotations au total sont programmées par sens.

    Une transversale qui contourne le détour parisien

    Sans cette liaison, rejoindre Rennes depuis Lyon impose un détour. La route directe par l’A6, l’A10 et l’A11 couvre environ 700 km et demande 8 heures de conduite hors pauses et embouteillages d’été.

    L’option ferroviaire reste structurée autour de Paris. Le voyageur doit prendre un TGV jusqu’à Gare de Lyon, basculer en métro ou en RER vers Montparnasse, puis embarquer sur un TGV Atlantique vers Rennes. Le changement de gare parisien ajoute 45 minutes à une heure de transfert effectif, marges de sécurité non comprises. Le trajet complet oscille entre 4h30 et 5h30 de porte à porte. L’arrivée prochaine du Train, premier opérateur ferroviaire privé français, sur l’axe Paris-Rennes ne modifie pas l’équation : le détour parisien reste obligatoire.

    À vol d’oiseau, 558 km séparent les deux métropoles. La Twin Jet propose donc une transversale Est-Ouest assumée, hors hubs parisiens, dans une géographie aérienne française qui en compte peu.

    Lyon-Rennes été 2026 : le comparatif des options

    ModeDurée porte-à-portePrix indicatifFréquenceNotes
    Twin Jet direct~3h (accès aéroport inclus)Dès 324 € l’aller5/semaine, lun-ven30 rotations max sur la saison, créneau fin de journée
    Train avec correspondance Paris4h30-5h30Dès 58 € en anticipationPlusieurs/jourChangement Gare de Lyon → Montparnasse
    Air France via Roissy ou Orly4h-5hVariablePlusieurs/jourCorrespondance dans un hub parisien
    Voiture (A6-A11)~8h hors pausesCarburant et péages ~110 €LibreChassés-croisés d’août, fatigue

    Le mois d’août concentre les week-ends de chassés-croisés les plus chargés du calendrier estival, le premier week-end notamment. Sur ces dates, la voiture perd plusieurs heures et le train via Paris se remplit en avance.

    Un créneau pensé pour des profils précis

    Le format de la ligne (horaire fin de journée, semaine uniquement, six semaines) cible des usages identifiables.

    Les familles bi-régionales y trouvent un intérêt immédiat : un parent installé à Lyon, une famille élargie en Bretagne, et l’envie d’éviter une journée entière de transport avec des enfants. Les cadres en déplacement peuvent enchaîner une réunion à Lyon en matinée puis un rendez-vous en Bretagne le lendemain matin. Les vacanciers lyonnais visant un week-end prolongé sur la côte bretonne gagnent une demi-journée à chaque trajet. Dans l’autre sens, les vacanciers bretons souhaitant un break en Auvergne-Rhône-Alpes (Alpes, Lyon, vallée du Rhône) disposent d’une porte d’entrée directe.

    Une limite cadre l’usage loisir : l’absence de vols le week-end oblige à structurer les séjours autour de départs le lundi ou le vendredi.

    Une capacité limitée qui appelle l’anticipation

    Twin Jet exploite une flotte de 13 Beechcraft 1900D Airliner, des turbopropulseurs configurés à 19 places maximum. Sur la période 20 juillet-28 août, la capacité totale par sens reste donc dans un ordre de grandeur de 500 à 600 sièges, à comparer aux milliers de places hebdomadaires offertes par les TGV via Paris.

    À ce volume restreint et avec un tarif d’entrée à 324 €, les vols proches du premier et du dernier week-end d’août risquent de partir vite. Quelques repères pour la réservation :

    • Cibler en priorité les dates pivots des chassés-croisés (vendredi 31 juillet, lundi 24 août notamment)
    • Privilégier les bagages cabine : la soute d’un Beechcraft 1900D reste réduite
    • Arriver en avance à l’aéroport, en sachant que Twin Jet bénéficie d’un accès fast-track sécurité à Lyon Saint-Exupéry
    • Vérifier la politique d’annulation : sur un appareil 19 places, la flexibilité commerciale diffère d’un vol classique en jet régional
    Voir sur Instagram

    Une stratégie déjà éprouvée sur les transversales

    La compagnie marseillaise s’est construite sur les liaisons interrégionales délaissées par les majors. Twin Jet opère déjà des transversales vers Strasbourg en reprenant une ligne abandonnée par Air France, vers Biarritz depuis Marseille ou encore vers l’Italie.

    Le modèle saisonnier sur six semaines n’est pas inédit non plus dans le ciel français. easyJet a testé une formule comparable au printemps 2026 avec sa ligne Nantes-Strasbourg ouverte du 17 avril au 31 mai 2026, deux vols par semaine, dès 40 € : un test de marché concentré, sans engagement annuel.

    Lyon-Rennes en saisonnier prolonge cette logique côté Twin Jet : capter une demande estivale concentrée sur une fenêtre courte. Si la formule fonctionne, une reconduction, voire une extension de la fenêtre en 2027, sera à surveiller. Dans le paysage aérien français, ce positionnement transversal hors hubs parisiens reste rare.

    À court terme, l’enjeu pour le voyageur tient en six semaines et 30 rotations. La réservation des dates de chassés-croisés se joue maintenant.

    Vincent Mabire
    Publié le 20 mai 2026

    Je m’appelle Vincent Mabire. Je viens de Marseille, je suis responsable du service client chez Ulysse et rédacteur pour Ulysse News. Je traite l’actualité du voyage, les destinations et les évolutions du secteur du tourisme. Mon travail consiste à analyser les informations, à apporter du contexte et à produire des contenus clairs pour aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux et les défis liés au voyage.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Nos thèmes