easyJet ouvre Nantes-Strasbourg du 17 avril au 31 mai 2026 : 6 semaines, 2 vols par semaine, 40 €

Vincent Mabire - Il y a 2 heures

En résumé

• easyJet lance Nantes-Strasbourg du 17 avril au 31 mai 2026
• 2 vols/semaine, 1h30 de vol, tarif d'appel dès 40 €
• Ligne liée aux travaux de Bâle-Mulhouse, sans suite annoncée

    Lancée le 17 avril 2026, la nouvelle liaison easyJet Nantes-Strasbourg s’arrêtera le 31 mai. Six semaines, deux vols par semaine, et puis plus rien. Une ligne aérienne aussi courte est suffisamment rare pour qu’on s’y attarde, d’autant qu’elle comble, le temps d’un printemps, un angle mort connu du transport français : l’absence de liaison directe entre l’Ouest et l’Alsace.

    Une ligne calibrée sur la fermeture de Bâle-Mulhouse

    La ligne easyjet Nantes Strasbourg 2026 n’est pas un coup d’essai commercial. Elle découle directement de la fermeture programmée de la piste principale d’EuroAirport Bâle-Mulhouse, à l’arrêt du 15 avril au 20 mai 2026 pour 35 jours de rénovation. Pendant cette fenêtre, easyJet est la seule compagnie à maintenir des opérations sur l’aéroport bâlois, là où Ryanair, Lufthansa et British Airways suspendent les leurs, selon Aeroweb.

    La compagnie britannique a redéployé une partie de son trafic vers Strasbourg-Entzheim, en s’appuyant sur 29 destinations maintenues depuis Bâle pendant la fermeture. La transversale Nantes-Strasbourg fait partie de ce redéploiement, aux côtés d’une liaison Bâle-Lille ouverte sur le même calendrier. Le choix de Strasbourg comme aéroport de report n’a rien d’anodin : à 140 kilomètres de Bâle, Entzheim absorbe une partie de la demande alsacienne le temps des travaux.

    2 vols par semaine, 40 euros l’aller : les détails pratiques

    La grille horaire est volontairement resserrée : deux rotations hebdomadaires, le lundi et le vendredi, jusqu’au 31 mai. Le vol dure environ 1h30, contre cinq à six heures par le rail avec correspondance à Paris. Le tarif d’appel s’établit à 40 euros l’aller simple, hors bagage en soute et options.

    JourDépart NantesArrivée StrasbourgRetour StrasbourgArrivée NantesDuréeTarif d’appel
    Lundi9h4011h0511h4513h151h3040 €
    Vendredi11h3012h5513h3515h051h3040 €

    Le format autorise un aller-retour dans la journée pour un déplacement professionnel ou un week-end prolongé. Les rotations sont calées sur des créneaux compatibles avec une matinée ou un déjeuner sur place, ce qui correspond aux usages classiques d’une ligne d’affaires courte.

    Ni TGV direct ni concurrent : la transversale orpheline

    Aucun TGV ne relie directement Nantes à Strasbourg. Les voyageurs qui empruntent le rail doivent passer par Paris, avec correspondance entre la gare Montparnasse et la gare de l’Est, ou par Massy. Le temps de trajet ferroviaire oscille entre 5h30 et 6h dans le meilleur des cas, soit quatre fois la durée du vol direct. À noter que Strasbourg verra arriver OUIGO en décembre 2026 sur Paris et Marseille, mais sans incidence sur la liaison vers l’Ouest.

    Aucune autre compagnie aérienne ne propose de liaison directe Nantes-Strasbourg sur la fenêtre du 17 avril au 31 mai. Volotea figure parmi les opérateurs qui ont déjà opéré la transversale par le passé, comme le rappelle Air Journal, mais sur des calendriers distincts. Pendant six semaines, la ligne easyJet est donc la seule option directe entre les deux villes, tous modes confondus si l’on exclut la voiture (environ 870 kilomètres par autoroute).

    Que devient la liaison après le 31 mai ?

    La piste de Bâle-Mulhouse rouvre le 20 mai, et le trafic easyJet doit revenir progressivement à son hub historique. Aucune annonce officielle n’évoque pour l’instant une prolongation de Nantes-Strasbourg au-delà du 31 mai, ni une reconduction à l’automne 2026 ou en 2027. Le calendrier suggère un strict alignement de la ligne sur la fenêtre de travaux. France Bleu Alsace évoque une « phase d’expérimentation » : l’avenir de la ligne dépendra du remplissage observé pendant ces six semaines.

    Le cas illustre la stratégie d’easyJet en France depuis le retrait partiel de Ryanair de plusieurs aéroports régionaux : agilité saisonnière sur des fenêtres courtes, plutôt que développement de nouveaux axes pérennes. La compagnie joue les opportunités d’infrastructure, sans s’engager sur la durée. Pour les voyageurs, cela signifie qu’une ligne utile peut apparaître et disparaître sans préavis long, comme l’a montré le déploiement de quatre nouvelles lignes easyJet en France pour le printemps 2026.

    Combien de passagers en six semaines ?

    L’ordre de grandeur est utile pour évaluer l’enjeu. Deux vols hebdomadaires sur six semaines représentent environ 12 rotations dans chaque sens. Sur la base des configurations standard de la flotte easyJet (Airbus A319 à 156 sièges ou A320 à 186 sièges), la capacité théorique totale s’établit entre 1 870 et 2 230 sièges par sens, soit environ 4 000 sièges sur l’ensemble de la ligne.

    Ces chiffres restent des estimations : ni la compagnie ni l’aéroport de Strasbourg-Entzheim n’ont communiqué de prévision de fréquentation ni d’objectif de remplissage. Le risque commercial existe : une transversale opérée six semaines, à raison de deux vols par semaine, suppose une demande captive et bien identifiée. Le tarif d’appel à 40 euros vise précisément la sensibilité prix d’une clientèle qui n’a pas, sur cette fenêtre, d’alternative directe.

    Ce qu’il faut retenir

    Une ligne aérienne de six semaines reste une exception : elle relève du dépannage opérationnel, pas du produit commercial. Pour les voyageurs, la fenêtre est étroite, jusqu’au 31 mai, pour profiter d’une transversale directe à 1h30 de vol et 40 euros le tarif d’appel. Pour le secteur, le cas Nantes-Strasbourg illustre la capacité d’easyJet à exploiter une contrainte d’infrastructure au profit d’un redéploiement ciblé, et rappelle que la France conserve des angles morts ferroviaires que personne ne comble durablement.

    À suivre : la communication d’easyJet sur une éventuelle reconduction de la ligne au prochain hiver ou au printemps 2027.

    Vincent Mabire
    Publié le 29 avril 2026

    Je m’appelle Vincent Mabire. Je viens de Marseille, je suis responsable du service client chez Ulysse et rédacteur pour Ulysse News. Je traite l’actualité du voyage, les destinations et les évolutions du secteur du tourisme. Mon travail consiste à analyser les informations, à apporter du contexte et à produire des contenus clairs pour aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux et les défis liés au voyage.

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