En résumé
• Cascais, un joyau portugais, attire de plus en plus de voyageurs, avec des plages intactes et sûres.• Destination accessible, elle offre des hébergements abordables et une expérience culinaire locale.
• Reliée facilement à Lisbonne, Cascais séduit par son charme et sa vivacité toute l'année.
Les ruelles pavées sentent le café torréfié et l’air marin. Au bout, une marina où les voiliers se balancent dans une lumière dorée. Bienvenue à Cascais, ancien village de pêcheurs devenu la destination portugaise la plus recherchée du moment, avec une hausse de 460% des recherches en quelques mois. À seulement 30 minutes en train de Lisbonne, ce joyau de la Riviera portugaise attire les voyageurs qui cherchent autre chose que les files d’attente du Bairro Alto. Et on comprend pourquoi.
Pourquoi Cascais affole les compteurs en 2026
Le Portugal a enregistré 32,5 millions de visiteurs et 82 millions de nuitées en 2025, selon The Portugal News. Dans cette vague, Cascais capte une part grandissante. Les raisons ? Un cocktail irrésistible : plages préservées, sécurité reconnue (note de 4,2/5 pour les voyageuses solo), un débit internet de 120 Mbps qui séduit les digital nomads, et des prix encore raisonnables comparés à Lisbonne.
La petite ville coche toutes les cases d’une destination tendance sans en avoir les défauts. Pas de surtourisme, pas de files d’attente, pas de restaurants-pièges à touristes à chaque coin de rue. Ici, on s’installe en terrasse face à l’Atlantique et on respire. L’été 2026 s’annonce déjà sold-out pour les hôtels de Cascais, après une saison 2025 record.
Ce qui rend Cascais irrésistible
Ce qui frappe d’abord, c’est la Boca do Inferno : une arche marine spectaculaire à 2 km du centre, où l’Atlantique s’engouffre dans des falaises de calcaire avec une violence presque hypnotique. On y accède à pied ou à vélo en 20 minutes depuis le port. Un restaurant, Mar do Inferno, offre une vue vertigineuse sur le spectacle.
Plus loin, la Praia do Guincho déploie ses étendues de sable sauvage battu par le vent. Spot reconnu pour le surf et le windsurf (elle a accueilli des championnats nationaux et des coupes du monde de planche), c’est l’antithèse des plages bondées de l’Algarve. En ville, la Praia da Rainha, petite crique drapeau bleu nichée entre les rochers, offre des eaux calmes en plein centre.
Le cœur historique se découvre au rythme des façades XIXe, de la Cidadela fortifiée et de la Casa das Histórias Paula Rego, musée d’art contemporain aux tours rouges saisissantes. La promenade littorale de 1,5 km relie Cascais à Estoril et son casino, l’un des plus grands d’Europe. Et pour les amateurs de palais et de jardins féeriques, Sintra n’est qu’à une heure de bus.
Combien ça coûte (vraiment)
Bonne nouvelle : Cascais reste accessible. Comptez 41 à 50 €/nuit en hostel, 102 € en 3 étoiles, 165 € en 4 étoiles. En haute saison, la moyenne grimpe à 247 €/nuit, donc mieux vaut anticiper.
Côté assiette, les tascas locales servent des plats complets pour 5 à 10 €. Une bière coûte 1 €, un café 0,60 €, un pichet de vin 2,50 €. L’institution locale ? Le Jardim dos Frangos, qui régale Cascais de son poulet grillé depuis 1974. Dans les restaurants du front de mer, les prix doublent voire triplent, comme partout sur la côte.
En mode routard, prévoyez 50 à 70 € par jour. En confort (3 étoiles, restaurants), 100 à 130 €. Et pour les amateurs de destinations portugaises abordables, Cascais reste nettement moins cher que Lisbonne centre.
Sûr, même en solo
Selon une étude Tourlane-Ifop, 78% des Françaises n’ont jamais voyagé seules hors d’Europe. Le frein principal : la sécurité. Cascais pourrait bien être le tremplin idéal pour franchir le pas. Le Portugal figure parmi les pays les plus sûrs d’Europe selon le Global Peace Index, et Cascais pousse l’avantage encore plus loin.
La ville est compacte, piétonne, et se parcourt intégralement à pied. L’ambiance reste familiale et accueillante même tard le soir. La seule précaution à prendre : les pickpockets dans les zones les plus fréquentées, comme partout en Europe. Pour celles et ceux qui hésitent encore, notre guide des 8 destinations sûres pour voyager seule et notre dossier voyage en solo en 2026 regorgent d’inspiration.
Comment s’y rendre depuis les grandes villes françaises
Pour les voyageurs partant de Paris, comptez 2h30 de vol direct vers Lisbonne avec Ryanair, easyJet, Transavia, Air France ou TAP (cette dernière propose à elle seule 47 vols directs par semaine). Les prix démarrent à 67 € aller-retour en low-cost. Depuis Marseille, Ryanair et TAP proposent 11 vols par semaine à partir d’environ 50 € A/R. Depuis Lyon, TAP et easyJet assurent des liaisons directes. Depuis Bordeaux, easyJet opère seul avec une fréquence limitée.
Une fois à Lisbonne, direction la gare de Cais do Sodré : un train part toutes les 12 à 20 minutes (selon l’heure) vers Cascais, pour un trajet d’environ 40 minutes à 2,45 € l’aller. L’aller-retour revient à 4,90 € avec la carte Navegante (0,50 €). Depuis l’aéroport, le combo métro + train coûte environ 4,70 € (comptez 90 minutes), ou un Uber/Bolt entre 25 et 35 €. Si le road-trip au Portugal vous tente, Cascais fait un excellent camp de base.
Le bon moment pour partir
Le sweet spot se situe entre mai-juin et septembre-octobre : températures entre 18 et 22°C, plages praticables sans la foule estivale. L’été (juillet-août) apporte une chaleur intense et des hôtels complets. L’hiver reste doux mais trop frais pour la plage, avec en revanche de bonnes affaires sur l’hébergement.
L’atout de Cascais face à d’autres stations balnéaires européennes ? Le village vit toute l’année. Pas de volets fermés de novembre à mars, pas de restaurants fantômes. Difficile de ne pas y voir un signe : certains endroits n’ont pas besoin de haute saison pour briller. Et si Cascais était votre prochaine escapade ?