Barcelone impose 5 € de taxe par nuit : combien vous coûtent vraiment les vacances en Europe en 2026

Vincent Mabire - Il y a 2 heures

En résumé

• Les taxes touristiques en Europe augmentent significativement en 2026.

• Barcelone, Amsterdam et Venise imposent des taxes particulièrement élevées.

• Des stratégies existent pour réduire l'impact des taxes sur votre budget vacances.

    Vous préparez un city trip en Europe cet été ? Avant de réserver, sortez la calculatrice. Entre Barcelone qui passe à 5 € de taxe municipale par nuit dès avril, Venise qui remet le couvert avec sa taxe excursionniste, et Amsterdam dont les taxes combinées frôlent les 34 %, la note de taxe touristique Europe 2026 s’alourdit sérieusement. On a fait le calcul pour un séjour type de 5 nuits à deux, et franchement, les écarts entre les villes ont de quoi vous faire réfléchir.

    Barcelone à 5 €/nuit : ce qui change en avril 2026

    C’est officiel : dès avril 2026, la surtaxe municipale de Barcelone passe de 4 à 5 € par personne et par nuit. Et ce n’est qu’une étape, puisque la mairie a voté une hausse de 1 € par an jusqu’à atteindre 8 € en 2029.

    Mais attention, ce n’est pas tout. À cette surtaxe s’ajoute la taxe régionale catalane (IEET), qui varie selon le standing de votre hébergement. Pour un hôtel 3 étoiles, comptez environ 1,20 € supplémentaire par personne et par nuit. Pour un 4 étoiles, c’est 2,40 €, et pour un 5 étoiles, 6 €. Résultat : dans un hôtel 3 étoiles à Barcelone, vous paierez environ 6,20 € de taxes par personne et par nuit au total.

    Le contexte ? L’Année Gaudí 2026, le centenaire de la mort de l’architecte, promet un afflux record de visiteurs. La ville assume clairement sa politique anti-surtourisme et compte bien faire payer la facture aux touristes. Barcelone avait déjà relevé ses taxes en 2025, et la tendance ne fait que s’accélérer.

    Le tour d’Europe des taxes touristiques en 2026

    Barcelone n’est pas la seule à serrer la vis. Petit tour d’horizon des principales villes européennes où la taxe touristique Europe 2026 fait grimper l’addition.

    Venise remet en place sa taxe pour les visiteurs à la journée : 5 € par personne (10 € si vous ne réservez pas au moins 4 jours à l’avance). Elle s’applique sur 60 jours entre avril et juillet, principalement les vendredis, samedis et dimanches, de 8h30 à 16h. Bon à savoir : si vous dormez à l’hôtel, vous n’êtes pas concerné par cette taxe (vous payez déjà la taxe de séjour classique de 3 à 5 € par nuit). On vous en parlait en détail ici.

    Amsterdam remporte la palme de la ville la plus taxée. La taxe touristique de 12,5 % du prix de la chambre s’ajoute désormais à une TVA passée de 9 à 21 % en janvier 2026. Combiné, cela représente environ 33,5 % de taxes sur votre hébergement. Pour un hôtel à 150 € la nuit, ça fait près de 19 € de taxe touristique par nuit, en plus de la TVA. Précision importante : cette taxe s’applique par chambre, pas par personne.

    Lisbonne applique 4 € par personne et par nuit, plafonnée à 7 nuits consécutives (soit 28 € maximum par personne). Les enfants de moins de 13 ans sont exemptés.

    Rome pratique un barème par catégorie : 6 € par personne et par nuit dans un hôtel 3 étoiles, 7,50 € en 4 étoiles et jusqu’à 10 € en 5 étoiles, pour un maximum de 10 nuits. Les enfants de moins de 10 ans sont exemptés. Et depuis février 2026, il faut ajouter 2 € pour accéder à la Fontaine de Trevi.

    Bruxelles a relevé sa taxe à 5 € par nuit (par hébergement, pas par personne) depuis janvier 2026. Pour les campings et logements chez l’habitant, c’est 4 €.

    Édimbourg lance sa toute première taxe touristique le 24 juillet 2026 : 5 % du prix de la nuit, plafonnée à 7 nuits.

    La Grèce inaugure une taxe croisière musclée : 20 € par passager pour débarquer à Mykonos ou Santorin entre le 1er juin et le 30 septembre 2026 (5 € pour les autres îles).

    Et Paris ? La taxe de séjour atteint 5,53 € par personne et par nuit en hôtel 3 étoiles, un montant qui inclut la surtaxe Île-de-France Mobilités de 200 %. En 5 étoiles, la note grimpe à 11,70 €. Pour en savoir plus sur la hausse des taxes européennes, c’est par ici.

    Tableau comparatif : combien ça coûte pour 5 nuits à deux

    On a sorti la calculatrice pour vous. Voici le coût total des taxes touristiques pour un couple séjournant 5 nuits dans un hôtel 3 étoiles (base : 150 €/nuit pour Amsterdam et Édimbourg, calcul en pourcentage).

    VilleTaxe/nuit/personne (hôtel 3★)Coût pour 5 nuits × 2 pers.PlafondSpécificité
    Amsterdam~19 € (12,5 % de 150 €)*~190 €*Aucun+ TVA 21 % sur hébergement
    Édimbourg~7,50 € (5 % de 150 €)~75 €7 nuitsLancement juillet 2026
    Barcelone~6,20 € (municipale + IEET)~62 €AucunHausse à 8 € prévue en 2029
    Rome6 €60 €10 nuits+ 2 € pour la Fontaine de Trevi
    Paris5,53 €~55 €AucunInclut surtaxe IDF Mobilités
    Bruxelles5 € (par chambre)*~25 €*AucunPar hébergement, pas par personne
    Lisbonne4 €40 €7 nuits (28 €/pers.)Enfants < 13 ans exemptés
    Venise~3-4 € (taxe de séjour hôtel)~30-40 €AucunExcursionnistes : 5-10 € en plus

    \ Amsterdam et Bruxelles calculent la taxe par chambre, pas par personne. Pour Amsterdam, le montant indiqué correspond à la taxe pour une chambre (quel que soit le nombre d’occupants).*

    Le verdict est sans appel : Amsterdam est de loin la ville la plus chère en taxes d’hébergement, avec près de 190 € de surcoût pour un séjour de 5 nuits. À l’opposé, Lisbonne et Venise restent les plus clémentes (et Lisbonne plafonne même la taxe à 7 nuits). L’Europe n’en a pas fini avec cette tendance : d’autres villes imposent déjà des quotas drastiques en parallèle.

    5 astuces pour réduire la note

    Pas de panique, il existe quelques leviers pour limiter l’addition.

    1. Réservez à l’avance à Venise. Les excursionnistes qui réservent au moins 4 jours avant leur créneau paient 5 € au lieu de 10 €. Ça divise la facture par deux.

    2. Privilégiez les hébergements moins étoilés. À Rome et Barcelone, la taxe est proportionnelle au standing. Un 2 étoiles à Rome, c’est 5 €/nuit au lieu de 10 € en 5 étoiles. L’astuce : un bon 2 ou 3 étoiles bien placé vous fait économiser sur la taxe ET sur la chambre.

    3. Voyagez hors haute saison. Venise ne taxe les excursionnistes que 60 jours par an, entre avril et juillet. En dehors de cette fenêtre, l’entrée dans la ville est gratuite. Même logique en Grèce : la taxe croisière de 20 € à Mykonos et Santorin ne s’applique que du 1er juin au 30 septembre.

    4. Vérifiez les plafonds. Lisbonne stoppe la taxe à 7 nuits, Rome à 10 nuits. Pour les longs séjours, ces plafonds font une vraie différence. Si vous hésitez entre 6 et 8 nuits à Lisbonne, foncez : les nuits supplémentaires sont “gratuites” côté taxe.

    5. Comparez le coût total, pas le prix affiché. C’est particulièrement vrai à Amsterdam, où la taxe en pourcentage peut transformer un hôtel “abordable” en gouffre financier. En pratique, ajoutez toujours environ 34 % au prix affiché pour avoir le vrai coût de votre nuit.

    Faut-il changer vos plans de vacances ?

    Soyons honnêtes : pour la plupart des destinations, le surcoût reste modeste rapporté au budget total d’un séjour. Entre les vols, l’hébergement, les restaurants et les activités, 40 à 60 € de taxes sur 5 nuits ne devraient pas casser la banque. L’exception notable, c’est Amsterdam, où la facture peut vraiment piquer.

    Ces taxes financent l’entretien du patrimoine, la propreté des villes et la lutte contre le surtourisme. En somme, c’est un investissement pour que ces destinations restent agréables à visiter. Le vrai réflexe à adopter : intégrer ces coûts dès la planification pour éviter les mauvaises surprises à l’arrivée.

    Et la tendance ne va pas s’inverser. Barcelone vise 8 € en 2029, Édimbourg lance sa première taxe, la Grèce surtaxe ses îles les plus prisées, et d’autres villes européennes suivront forcément le mouvement. Le bon plan, c’est d’anticiper dès maintenant.

    Alors, ces taxes changent-elles vos projets de vacances cet été ? Avec ces chiffres en main, vous avez au moins toutes les cartes pour choisir en connaissance de cause.

    Vincent Mabire
    Publié le 25 février 2026

    Je m’appelle Vincent Mabire. Je viens de Marseille, je suis responsable du service client chez Ulysse et rédacteur pour Ulysse News. Je traite l’actualité du voyage, les destinations et les évolutions du secteur du tourisme. Mon travail consiste à analyser les informations, à apporter du contexte et à produire des contenus clairs pour aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux et les défis liés au voyage.

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