En résumé
• Emirates dessert 84 destinations, visant 100 % de son réseau bientôt.• Compagnie assure vols directs pour Français, malgré restrictions.
• Air France suspend vols vers Dubaï, offrant options alternatives.
Dix jours après la fermeture totale de l’espace aérien des Émirats arabes unis le 28 février, Emirates accélère sa remontée en puissance. La compagnie dessert désormais 84 destinations sur les 140 de son réseau habituel et annonce viser 100 % de sa capacité « dans les prochains jours ». Concrètement, le retour à la normale progresse, mais la situation reste fragile pour les voyageurs — notamment les Français qui transitent par Dubaï.
Ce qui a changé depuis le 8 mars
Le 7 mars, Emirates opérait 106 vols quotidiens vers 83 destinations, soit environ 60 % de son réseau mondial. Le même jour, une frappe de drone à proximité du Concourse A de l’aéroport de Dubaï a provoqué une suspension temporaire des opérations, rappelant la précarité de la situation.
Au 10 mars, le réseau a légèrement progressé : 84 destinations sont desservies. Emirates a transporté environ 30 000 passagers en une seule journée la semaine dernière, selon Euronews. La compagnie opère notamment 11 vols quotidiens vers le Royaume-Uni (5 aéroports) et 22 services quotidiens vers l’Inde (9 passerelles), selon Gulf News.
De son côté, flydubai a opéré 196 vols le 8 mars, contre 350 en temps normal (environ 56 % de sa capacité). L’aéroport Al Maktoum (DWC) fonctionne également en mode réduit pour absorber une partie du trafic.
En clair, la trajectoire est ascendante : de 0 % le 28 février à environ 60 % le 7 mars, Emirates vise désormais les 100 %. Mais 56 destinations restent suspendues à ce stade.
L’objectif 100 % : ce qu’Emirates promet et ce qui peut bloquer
La compagnie basée à Dubaï a publié un communiqué sans ambiguïté : « The airline anticipates a return to 100% of its network within the coming days, subject to airspace availability and the fulfilment of all operational requirements. Safety remains paramount. »
La condition principale reste la réouverture complète de l’espace aérien des EAU et des pays voisins, encore partielle à ce stade. L’espace aérien israélien, par exemple, demeure fermé sauf pour les vols militaires et civils pré-autorisés.
À noter : les passagers en transit via Dubaï ne sont acceptés que si leur vol de correspondance est confirmé. Ce dispositif illustre la volatilité persistante de la situation. Les événements du 7 mars — suspension après une frappe de drone — montrent que tout peut basculer en quelques heures.
Ce que ça change pour les voyageurs français
Air France maintient la suspension de ses vols vers Dubaï et Riyad jusqu’au 12 mars inclus, selon la dernière communication de la compagnie du 9 mars. Les liaisons vers Tel Aviv et Beyrouth restent également interrompues. Pour les Français qui transitaient habituellement par Dubaï vers l’Asie, l’Océanie ou l’Afrique, Emirates reste la seule option de vol direct depuis DXB.
Pour compenser, Air France a déployé des avions de plus grande capacité sur ses lignes vers Bangkok, Singapour, Delhi, Mumbai, Shanghai, Tokyo et Phuket. Des routes alternatives via Istanbul, Mascate ou Addis-Abeba existent également.
Côté rebooking, Emirates propose une politique assouplie : les passagers dont le vol est programmé entre le 28 février et le 31 mars peuvent rebooker gratuitement vers la même destination, avec un nouveau départ possible jusqu’au 30 avril. Un remboursement sans frais est aussi disponible pour les vols annulés sur cette période, y compris les portions non utilisées de voyages multi-segments, selon Gulf News. Attention : il est recommandé de contacter Emirates par téléphone plutôt que via « Manage My Booking », qui peut afficher des frais de modification par erreur.
Pour connaître vos droits complets en cas de vol annulé, consultez notre guide des droits des voyageurs bloqués au Moyen-Orient.
Environ 5 000 Français attendaient encore un rapatriement depuis Dubaï au 7 mars.
Le calendrier de la crise en un coup d’œil
- 28 février : fermeture totale de l’espace aérien des EAU, 2 300 vols annulés
- 2-3 mars : premiers vols « exceptionnels » de rapatriement depuis DXB et DWC
- 4 mars : Emirates et Etihad reprennent des vols limités
- 7 mars : Emirates atteint 106 vols/jour vers 83 destinations, mais une frappe de drone suspend brièvement les opérations
- 9-10 mars : 84 destinations desservies sur 140, objectif 100 % annoncé
À retenir : Mascate (Oman) a absorbé 97 000 voyageurs évacués depuis le début de la crise, devenant le hub alternatif de sortie du Golfe.
Faut-il réserver un vol via Dubaï maintenant
Pour un départ dans les 48 à 72 heures, la prudence s’impose : ne vous rendez à l’aéroport qu’avec un booking confirmé et vérifiez le statut de votre vol sur emirates.com/flightstatus juste avant de partir.
Pour un départ dans une à deux semaines, Emirates semble en bonne voie. Privilégiez toutefois des billets remboursables ou assortis d’une option de rebooking gratuit. Un vol Emirates Paris-Dubaï en aller simple s’affiche actuellement aux alentours de 400 à 700 euros selon les dates.
Pour l’été 2026, la capacité pourrait être pleinement restaurée d’ici là, mais il est judicieux de prévoir un plan B avec des routes alternatives via Istanbul, Mascate ou Addis-Abeba. En cas de vol annulé, consultez notre guide sur vos droits et les options de remboursement.
À suivre : la date de reprise effective des vols Air France vers Dubaï, attendue après le 12 mars, et l’atteinte par Emirates de son objectif de 100 % du réseau. Une évolution à surveiller de près pour tous les voyageurs réguliers vers le Golfe et l’Asie.